LES VEILLEURS DE NUIT
Saison 3
La saison des dieux (Colombo)
Le Petit Paris (Bucarest)
Confiture d’abricots (Vienne)
Octobre 1974 (Estes Park)
La clef du Claridge’s (Londres)
L’ombre blanche (Jérusalem)
Sept coups de couteau (Trieste)
Le Quai de Tanjong Pagar (Singapour)
Tarab (Alexandrie)
La nuit des Jilala (Tanger)
Bons baisers de Lisbonne (Lisbonne)
La saison des dieux
Colombo, 1925 : un naturaliste français descendu au Galle Face Hotel pour classer les poissons de l’océan Indien se laisse happer par la fièvre mystique des temples hindous, et découvre que l’île de Ceylan, comme le poisson-scorpion qu’il cherche, est une beauté invisible et mortelle qui ne rend pas ceux qu’elle prend.
Le Petit Paris
Bucarest, été 1940 : un faux vicomte français débarque à l’Athénée Palace pour escroquer un boyar terrifié, mais dans un hôtel où tout le monde espionne tout le monde, l’imposteur découvre qu’il n’est même pas le plus grand menteur de la pièce — et que la seule chose vraie qu’il fera de sa vie, c’est sauver le frère d’une femme qu’il n’a pas le droit d’aimer.
Confiture d’abricots
Juin 1914, Hôtel Sacher, Vienne : pendant qu’une hôtelière au cigare déclare la guerre à la pâtisserie Demel pour une question de confiture d’abricots, le vrai monde, lui, se prépare à exploser.
Octobre 1974
Stanley Hotel, Colorado, octobre 1974 : la nuit où un gardien solitaire qui boit pour oublier ce qu’il voit, et un jeune écrivain hanté par ses cauchemars qui cherche ce qu’il doit écrire, se retrouvent seuls dans un hôtel fermé sous la neige — et où l’hôtel, patient, donne à chacun exactement ce dont il a besoin : à l’un, un témoin ; à l’autre, un livre.
La clef du Claridge’s
Londres, janvier 1901 : Arthur Finch, journaliste de province parachuté par erreur au Claridge’s pour couvrir les funérailles de Victoria, trouve une mystérieuse clé en bronze sur sa table de nuit et se retrouve embarqué, sous la conduite de l’énigmatique Sir Percival Dunne, dans un hôtel où le deuil d’un empire fait revenir les morts se plaindre de la lenteur du service — une comédie fantômatique et british dans laquelle le meilleur hôtel du monde s’avère être une porte entre deux siècles.
L’ombre blanche
Jordanie, 1961 : Claire Whitfield, photographe de plateau envoyée sur le tournage de Lawrence d’Arabie, cadre chaque instant du désert à travers son Leica — jusqu’au moment où elle pose l’appareil, et laisse Peter O’Toole entrer dans le cadre autrement, dans cette zone trouble où l’acteur disparaît au profit du personnage, où l’amour ressemble à une chute libre, avec Jérusalem, en arrière-plan.
Sept coups de couteau
Dans le hall du Grand Hotel Duchi d’Aosta, la nuit du 28 au 29 juin 1914 — la nuit où l’archiduc vient de mourir à Sarajevo et où le monde bascule —, un portier veille entre les vivants et les fantômes, tandis que Joyce rêve d’Ulysse au café d’en face, que Svevo fume son ultima sigaretta et que l’ombre de Winckelmann, poignardé sept fois dans la chambre 10 cent quarante-six ans plus tôt, continue de hanter les murs d’un bâtiment qui respire.
Le Quai de
Tanjong
Pagar
Dans le Singapore colonial de 1889, un jeune journaliste découvre un vaste trafic d’opium impliquant les plus hautes autorités britanniques et, traqué à mort, doit choisir entre fuir pour survivre ou risquer sa vie pour faire éclater une vérité que l’Empire tout entier s’emploie à étouffer.
Tarab
À Alexandrie, dans un hôtel aux allures tranquilles, plusieurs inconnus aux passés troubles se retrouvent mêlés à une affaire où mensonges, manipulations et secrets finissent par les rattraper.
La nuit des Jilala
À Tanger en 1930, dans un hôtel suspendu entre deux continents, des étrangers aux identités troubles se croisent, s’observent et se dévoilent peu à peu, tandis que la musique, le désir et les secrets tissent une nuit où chacun risque de se perdre.
Bons baisers de Lisbonne
Quinze jours au Palácio Estoril, entre un casino, une traductrice qui ment pour sauver son frère et un banquier nazi qui incline la tête d’un centimètre : la naissance secrète de Casino Royale.