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Par­fois, il est ques­tion de Dieu, par­fois non

Par­fois, il est ques­tion de Dieu, par­fois non

Le hasard n’existe pas, m’a‑t-on déjà dit plu­sieurs fois. Il n’existe pas, n’existent que des cor­res­pon­dances. Le monde entier ne peut être que le fait du hasard, d’un chaos sans ordre régi par des lois pré-éta­blies, pas plus qu’il ne peut être fait d’une déter­mi­na­tion ori­gi­nelle qui pré­ten­drait que tout est pré­vu, orga­ni­sé, et donc se pré­vau­drait d’un com­men­ce­ment et d’une fin qui sont déter­mi­nables par avance, mêmes si les cri­tères qui le consti­tuent sont émi­nem­ment complexes.

Nous irons voir com­ment c’é­tait avant

Nous irons voir com­ment c’é­tait avant

J’ai tou­jours vécu en France, un peu voya­gé mais pas tant que ça, quelques sauts de puce sur le globe qui m’ont per­mis de voir autre chose que mon pays, de sen­tir d’autres par­fums, de m’i­ma­gi­ner que l’autre qui vit au bout de la terre n’est pas si dif­fé­rent que celui qui vit juste à côté de nous. Cet étran­ger est même par­fois moins dif­fé­rent de soi que celui qui, pré­ci­sé­ment, nous semble le plus familier.

Le clou qui dépasse appelle le marteau

Le clou qui dépasse appelle le marteau

C’est à Nick Brad­ley que je dois d’a­voir décou­vert ce petit pro­verbe japo­nais, dans son superbe livre Tokyo la nuit. Der­rière sa cou­ver­ture gla­cée de très bonne qua­li­té, se cache un petit bijou qui fait imman­qua­ble­ment pen­ser à une aven­ture murakamienne.

Viðkvæm­ni, La ten­dresse de l’hiver

Viðkvæm­ni, La ten­dresse de l’hiver

Un ode à la nature nue. C’est l’hiver, un hiver froid, un de ces hivers qui com­mencent avec l’humidité des jours d’automne que la pluie a détrem­pé ; les averses répé­tées ont gor­gé la terre d’eau et ont ter­mi­né d’arroser les dernières…

Motel de Moka / La fin des vacances

Motel de Moka / La fin des vacances

Voi­là, c’est fini, on sonne la fin de la récréa­tion, le temps des cerises n’est pas encore arri­vé, mais on ferme tout, le rideau de fer est bais­sé, on range les pin­ceaux, on rac­croche les gants, on se range des bagnoles, on coupe le son et on ouvre les mirettes…

Aurin­ko : Mini­ma­liste du same­di matin

Aurin­ko : Mini­ma­liste du same­di matin

Aurinko Minimaliste du samedi matinNous sommes samedi matin et autant dire que cette semaine a été pour le moins étrange. De surprises en rebondissements, de nouvelles marquantes en événements inattendus, c'est ce qu'on appelle un bouquet. Au moins l'ennui n'a-t-il...

Une pluie de Bouddhas

Une pluie de Bouddhas

Des Bouddhas comme s'il en pleuvait, un million peut-être, peut-être plus, mais des myriades de Bouddhas. Des Bouddhas dans des niches dorées, accompagnés dans leur éveil de centaines de petits bâtonnets rouges à la pointe incandescente dessinant dans l'air chaud des...

L’an­née du chien de terre

L’an­née du chien de terre

Étonnamment, en français, Chine et chien sont des anagrammes. Ce qui ne signifie pas grand-chose, somme toute. Toutefois, le sinogramme 吞 signifie hirondelle alors qu'elle représente une maison avec un double toit. C'est en tout cas ce que ça laisse paraître, car en...

La porte des heures (cha­pitres 21 à 22 — Epilogue)

Ils prirent le bateau pour Athènes trois jours plus tard. Un petit vapeur grec qui tra­ver­sait la mer Égée — escales à Myko­nos, Syros, puis Le Pirée. Ley­la pas­sa la plu­part du voyage sur le pont, regar­dant la mer. Silen­cieuse. Tendue.

La porte des heures (cha­pitres 18 à 20)

Le Tau­rus Express quit­ta Constan­ti­nople à huit heures du matin, direc­tion Alep via Anka­ra et Ada­na. Deux jours de voyage à tra­vers l’A­na­to­lie — pay­sages arides, vil­lages iso­lés, et une cha­leur qui aug­men­tait à chaque kilo­mètre vers le sud.

La porte des heures (cha­pitres 15 à 17)

La nuit du raid, Rupert, Ayşe, Wolf­gang, Per­ci­val, Niko­lai et Ley­la se ren­dirent dis­crè­te­ment à Balat — le vieux quar­tier juif de Constan­ti­nople, per­ché sur les col­lines au-des­sus de la Corne d’Or.

La porte des heures (cha­pitres 12 à 14)

Rupert aurait dû se dou­ter que la tran­quilli­té rela­tive des der­niers jours était sus­pecte. Dans son expé­rience, la belle Constan­ti­nople n’of­frait jamais plus de qua­rante-huit heures consé­cu­tives sans inci­dent majeur.

La porte des heures (cha­pitres 9 à 11)

Rupert avait, au cours des der­niers mois, déve­lop­pé une théo­rie per­son­nelle selon laquelle les moments de dan­ger extrême se déroulent tou­jours au ralen­ti — per­met­tant ain­si d’ob­ser­ver avec une clar­té dou­lou­reuse tous les détails et la pro­gres­sion de sa propre catas­trophe imminente.

La porte des heures (cha­pitres 6 à 8)

L’é­glise Sve­ta Nede­lya se dres­sait au cœur de Sofia comme un monu­ment à la rési­lience bul­gare — recons­truite, bom­bar­dée, recons­truite encore, témoin silen­cieux de l’his­toire bal­ka­nique qui refu­sait obs­ti­né­ment de tom­ber dans l’oubli.

La porte des heures (cha­pitres 4 à 5)

Le Pro­fes­seur Wolf­gang Stein arri­va au Pera Palace le soir même, sans avoir été invi­té, ce qui était deve­nu une tra­di­tion pour les visi­teurs impli­qués dans les mys­tères otto­mans. Il des­cen­dit d’un fiacre pous­sié­reux avec une valise fati­guée, des lunettes à mon­ture d’a­cier, et l’air hagard d’un homme ayant voya­gé trois jours en train depuis Ber­lin pour atteindre Constantinople.

La porte des heures (cha­pitres 1 à 3)

Rupert Beau­re­gard Whit­combe avait, au fil des six der­niers mois, déve­lop­pé une rou­tine qui aurait hor­ri­fié son ancien lui — celui qui cher­chait fré­né­ti­que­ment des dés de back­gam­mon pro­phé­tiques et ouvrait des chambres scel­lées conte­nant des sque­lettes d’une cer­taine valeur aristocratique.

L’in­croyable affaire du dé du Sul­tan (cha­pitres 23 à 25 — Épilogue)

Ce soir-là, Per­ci­val pro­po­sa une par­tie de back­gam­mon. Pas une par­tie ordi­naire — LA par­tie. Celle qu’ils n’a­vaient jamais jouée « Avec les dés du Sul­tan, pré­ci­sa-t-il. » Rupert hési­ta. « Nous les avons gar­dés sépa­rés pen­dant dix ans. »

L’in­croyable affaire du dé du Sul­tan (cha­pitres 20 à 22)

Rupert n’a­vait jamais écrit aus­si vite de sa vie. Assis dans sa chambre, une bou­teille de raki à por­tée de main (« pour l’ins­pi­ra­tion », jus­ti­fiait-il), il tapait fré­né­ti­que­ment sur sa machine à écrire Remington.