Moka au bar sur les marches glis­santes à Boro­bu­dur

Moka au bar sur les marches glis­santes à Boro­bu­dur

Je ne sais pas vrai­ment ce qu’il s’est pas­sé en 1957, je ne m’en sou­viens plus trop. Roger Vailland a obte­nu le prix Gon­court pour La loi. Je crois en fait qu’il ne s’est pas pas­sé grand-chose, que les jours ont pas­sé sans que per­sonne ne s’en aper­çoive, que les hommes étaient grands et secs, qu’ils por­taient des cos­tumes droits…

Car­net de cam­pagne #5

Car­net de cam­pagne #5

Après m’être bala­dé au Laos avec Isa­belle Mas­sieu, me voi­ci repar­ti dans le pays que décri­vait Pierre Loti dans les Pagodes d’or, la Bir­ma­nie, avec cette fois-ci un auteur par­fai­te­ment incon­nu, Émile Cava­glion.

Car­net de cam­pagne #4

Car­net de cam­pagne #4

Si tou­te­fois, un jour, vous pas­sez par Can­franc… Non, je recom­mence, il n’y a aucune rai­son que vous pas­siez un jour par Can­franc… A moins que vous ne pre­niez un jour le train pour relier Pau à Sara­gosse… Oui hein, les chances sont maigres…

Car­net de cam­pagne #3

Car­net de cam­pagne #3

J’ai regrou­pé autour de moi des petits tré­sors, et pour cer­tains, le sou­ve­nir-même de les avoir ache­tés m’avait quit­té. L’énorme volume des Voyages en Extrême-Orient de Pierre Loti, mais aus­si les Essais sur la Chine, de Simon Leÿs, celui qui prit comme nom de plume le nom de famille du per­son­nage créé par Vic­tor Sega­len, René Leÿs. Les boucles se bouclent.

Car­nets de cam­pagne #2

Car­nets de cam­pagne #2

De petits dra­peaux tri­an­gu­laires, colo­rés, frap­pés d’écritures et de prières, pal­pitent dans l’air – ornés d’un garu­da, d’un dra­gon, d’un tigre et d’un lion, on les appelle les “che­vaux du vent”.

Car­nets de cam­pagne #1

Car­nets de cam­pagne #1

Des lettres en forme de car­net de cam­pagne, jour après jour, pour consi­gner quelque part le flux des jours. Il n’y aura pas beau­coup de jours comme celui-ci, chaud et fié­vreux, où le vent ne semble pas lais­ser com­plè­te­ment son jeu ouvert face au soleil.

Les plus belles mains de Del­hi

Les plus belles mains de Del­hi

Lorsqu’un jour­na­liste sué­dois sur le retour, en bout de course, s’envole pour Del­hi au risque de perdre pied dans un pays qu’il ne connaît pas et pour lequel il n’a a prio­ri aucune espèce d’attirance et qu’une fois arri­vé, il tombe gra­ve­ment malade au point de crou­pir dans une chambre d’hôtel miteuse, ter­ras­sé par une indi­ges­tion cara­bi­née, on se dit qu’il ne peut que remon­ter la pente.

Pen­dant ce temps… En Mon­go­lie ou ailleurs…

Pen­dant ce temps… En Mon­go­lie ou ailleurs…

Nous avons per­du le sens des réa­li­tés, le sens de l’hu­ma­ni­té. Nous avons per­du le sens de la bien­veillance et de l’autre. Je ne sais pas com­ment on a pu en arri­ver là. Il faut conti­nuer les lec­tures et l’a­ven­ture des mots coule dans mes veines, que ce soit un poi­son ou une ambroi­sie. Ce fut une année de peu de lec­tures, un peu courte et chao­tique, où quelques livres ont trou­vé grâce à mes yeux fati­gués.

Une semaine sur terre. Jour­nal du confi­ne­ment III

Nuit dif­fi­cile, des rêves qui n’en finissent pas, des rêves qui pour­rissent mes matins et qui jouent avec mes peurs. Je suis un grand trouillard, j’ai des pho­bies, et je me demande si la plus grande n’est pas celle des pro­fon­deurs océa­niques. Comme je le dis à ceux qui me disent que pour un fils de Bre­ton, c’est quand-même pas de bol, je réponds que dans ma famille, per­sonne n’est marin-pêcheur, ni même marin tout court, et nous nageons tous comme des enclumes.

Une semaine sur terre. Jour­nal du confi­ne­ment II

Hey mais en fait ça passe super vite !! Sans rire, ma mati­née d’hier a filé à une vitesse incroyable… Même pas eu le temps de sou­pi­rer d’ennui ou de me don­ner l’illusion que la jour­née était trop longue…

Ubud sto­ries #5 : réveil sur l’Île des dieux

Il a plu des trombes cette nuit. Il a plu à 21h45… Je dor­mais depuis 19h30, écra­sé sur le lit, la porte-fenêtre ouverte, au vu de tout le monde ; pas grand-chose à faire… J’ai tou­jours un peu de mal à me remettre des voyages long cour­rier, ça me flingue à un point dont on n’a pas idée.

Une semaine sur terre. Jour­nal du confi­ne­ment I

Pen­dant toute la durée de cette période excep­tion­nelle, une petite chro­nique de trois jours en temps de guerre, bien au chaud chez moi.

De bois. Éloge de l’in­sis­tance

Non, c’est déci­dé, je n’irai pas voter. Je pour­rais mais je n’irai pas. La rai­son est tel­le­ment simple que je ne sais même pas com­ment j’ai envi­sa­gé un seul ins­tant ne pas m’affranchir de me plier au plus élé­men­taire des devoirs.

Après la tem­pête

Chaque nuit me fait peur. Je ne sais jamais ce que je vais trou­ver au petit matin, si je suis tou­jours en vie, je ne sais jamais si je vais trou­ver le monde tel qu’il était la veille, si un évé­ne­ment ne serait pas en train de chan­ger radi­ca­le­ment l’ordre du monde éta­bli.

Rase cam­pagne

Cris d’ex­tase… Quelle cam­pagne ! Avec ses plaines embla­vées et ses che­mins boueux où la pierre affleure. Voi­ci la cam­pagne la moins ennuyeuse qui soit. Celle qui ne bouge pas et qui ne pro­met pas grand chose, qui ne fait pas de bruit et ne sort jamais du bois. Une cam­pagne telle qu’elle devrait tou­jours être.

Registre de fla­geo­let

Registre de fla­geo­let… C’est ain­si qu’on appelle le registre de la voix le plus haut, plus haut que la voix de faus­set. On l’appelle aus­si voix de sif­flet, ou petit registre.

Stav­kirke, l’é­glise en bois debout (zone nor­vé­gienne)

Quel nom étrange… Église en bois debout… En bois debout… Le nom de ces églises qu’on ne trouve plus guère qu’en Nor­vège vient de la manière dont le bois est tra­vaillé. En réa­li­té, l’ex­pres­sion est “bois de bout”, par oppo­si­tion à “bois de fil”.

Eilean Leòd­hais agus Na Hea­radh (zone hébri­dienne)

Ce sont des îles, au nord-ouest de l’Écosse, les contre­forts de l’Atlantique, légè­re­ment décol­lées de la grande île, et elles portent des noms gaé­liques écos­sais ou anglais ; Ben­be­cu­la, Ber­ne­ray, South Uist, Bar­ra, Saint-Kil­da.