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Eli­za­beth Sid­dal, le vam­pire de Highgate

Eli­za­beth Sid­dal, le vam­pire de Highgate

Dans le Londres bru­meux du XIXe siècle, une étoile rousse allait enflam­mer l’i­ma­gi­na­tion des plus grands artistes de son époque. Eli­za­beth Sid­dal naquit le 25 juillet 1829, des­ti­née à deve­nir bien plus qu’un simple visage immor­ta­li­sé sur toile. Sa pas­sion pour la poé­sie s’é­veilla de la façon la plus roman­tique qui soit : en décou­vrant par hasard des vers de Ten­ny­son sur un vul­gaire bout de papier jour­nal enve­lop­pant une motte de beurre. Cette ren­contre for­tuite avec la beau­té cachée dans le banal devien­drait la par­faite méta­phore de sa propre existence.

Pen­dant ce temps… En Mon­go­lie ou ailleurs…

Pen­dant ce temps… En Mon­go­lie ou ailleurs…

Nous avons per­du le sens des réa­li­tés, le sens de l’hu­ma­ni­té. Nous avons per­du le sens de la bien­veillance et de l’autre. Je ne sais pas com­ment on a pu en arri­ver là. Il faut conti­nuer les lec­tures et l’a­ven­ture des mots coule dans mes veines, que ce soit un poi­son ou une ambroi­sie. Ce fut une année de peu de lec­tures, un peu courte et chao­tique, où quelques livres ont trou­vé grâce à mes yeux fatigués.

Tous les empe­reurs de Rome

Il y a, dans l’ar­rière-bou­tique d’un numis­mate de la rue de Riche­lieu, un meuble à tiroirs plats qui sent la cire et la pous­sière chaude. Le mar­chand tire le troi­sième du haut et le pose sur le comp­toir sans un mot, comme on sert un plat. Cent alvéoles de feutre vert.

Saint-Étienne, la lan­terne de Dieu

On arrive à Metz comme on arrive dans les villes de fron­tière : avec une légère hési­ta­tion dans le pas, une incer­ti­tude sur la langue qu’on va entendre, sur la pierre qu’on va toucher.

Balade mes­sine

Il y a une chose que l’on remarque à Metz avant même de sor­tir de la gare : la cou­leur change. Pas la lumière, pas le ciel — la pierre. On arrive depuis Nan­cy dans un train qui longe la Moselle et ses vil­lages aux façades cou­leur miel, on des­cend sur le quai, et brus­que­ment on se retrouve sous une voûte de grès gris pâle, presque froide, aux reflets légè­re­ment bleu­tés selon l’heure.

Les bains oubliés de Thessalonique

Il y a une ins­crip­tion en arabe au-des­sus d’une porte basse, sur l’Egnatia. La rue est bruyante, les scoo­ters sla­loment entre les tou­ristes, une odeur de kou­lou­ri grillé flotte depuis l’étal d’en face. On passe devant sans regar­der. C’est pré­ci­sé­ment là qu’il faut s’arrêter. Ce que l’on frôle ain­si, sans le savoir, c’est le plus vieux ham­mam otto­man de Grèce.

La des­truc­tion de Carthage

Il y avait, dit-on, des immeubles à six étages. Des rues larges de cinq à six mètres, des patios ouverts sur le ciel bleu de Tuni­sie, des sols cou­verts de ce béton gris piqué d’é­clats blancs que les archéo­logues nomment encore « pave­ment punique ». Une ville riche, dense, orga­nique — trois cent mille âmes sur un pro­mon­toire coin­cé entre deux mers, une Médi­ter­ra­née mar­chande et cal­cu­la­trice que Rome avait déci­dé d’effacer.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 9 à 12

Elle arri­va un ven­dre­di de février, par la porte vitrée, avec un sac à dos trop gros pour son corps et un car­net Moles­kine ser­ré contre sa poi­trine comme un bouclier.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 5 à 8

Il arri­va un jeu­di de décembre, par le vol de Franc­fort, avec deux valises, un sac en ban­dou­lière bour­ré de cahiers et une barbe de trois jours qui lui don­nait l’air d’un homme qui a ces­sé de se sou­cier de son appa­rence depuis suf­fi­sam­ment long­temps pour que cette négli­gence soit deve­nue un style.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 1 à 4

Le pla­teau n’é­tait pas en argent. Étain, peut-être, ou un alliage que per­sonne n’a­vait jamais su nom­mer, mais Nong l’ap­pe­lait le pla­teau d’argent parce que c’é­tait ain­si que le Dr. Henn l’a­vait appe­lé la pre­mière fois, en 1974, quand elle avait dix-huit ans et ne com­pre­nait pas un mot d’anglais.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 7 à 10

Le mer­cre­di, ils firent l’a­mour. Ce ne fut pas bru­tal, ce ne fut pas lent — ce fut quelque chose entre les deux, quelque chose qui avait la pré­ci­sion d’un geste répé­té mille fois en pen­sée et la mal­adresse d’un geste accom­pli pour la pre­mière fois.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 4 à 6

Il faut remon­ter. Il faut quit­ter jan­vier 2011, quit­ter la pous­sière du Majes­tic et les sirènes et les vidéos trem­blantes sur les écrans de télé­phone, il faut remon­ter le temps comme on remonte un escalier