Pen­dant ce temps… En Mon­go­lie ou ailleurs…

Pen­dant ce temps… En Mon­go­lie ou ailleurs…

Nous avons per­du le sens des réa­li­tés, le sens de l’hu­ma­ni­té. Nous avons per­du le sens de la bien­veillance et de l’autre. Je ne sais pas com­ment on a pu en arri­ver là. Il faut conti­nuer les lec­tures et l’a­ven­ture des mots coule dans mes veines, que ce soit un poi­son ou une ambroi­sie. Ce fut une année de peu de lec­tures, un peu courte et chao­tique, où quelques livres ont trou­vé grâce à mes yeux fati­gués.

เบญจรงค์ (Ben­ja­rong)

เบญจรงค์ (Ben­ja­rong)

C'est une maison en bois en plein cœur de la ville, que tous ceux qui sont passés par ici connaissent forcément. Difficile de passer à côté. Le chemin où ne passe aucune voiture et qui longe le khlong a peine à donner idée de ce que l'on peut trouver derrière les murs...

Une semaine sur terre. Jour­nal du confi­ne­ment III

Nuit dif­fi­cile, des rêves qui n’en finissent pas, des rêves qui pour­rissent mes matins et qui jouent avec mes peurs. Je suis un grand trouillard, j’ai des pho­bies, et je me demande si la plus grande n’est pas celle des pro­fon­deurs océa­niques. Comme je le dis à ceux qui me disent que pour un fils de Bre­ton, c’est quand-même pas de bol, je réponds que dans ma famille, per­sonne n’est marin-pêcheur, ni même marin tout court, et nous nageons tous comme des enclumes.

Une semaine sur terre. Jour­nal du confi­ne­ment II

Hey mais en fait ça passe super vite !! Sans rire, ma mati­née d’hier a filé à une vitesse incroyable… Même pas eu le temps de sou­pi­rer d’ennui ou de me don­ner l’illusion que la jour­née était trop longue…

Ubud sto­ries #5 : réveil sur l’Île des dieux

Il a plu des trombes cette nuit. Il a plu à 21h45… Je dor­mais depuis 19h30, écra­sé sur le lit, la porte-fenêtre ouverte, au vu de tout le monde ; pas grand-chose à faire… J’ai tou­jours un peu de mal à me remettre des voyages long cour­rier, ça me flingue à un point dont on n’a pas idée.

Une semaine sur terre. Jour­nal du confi­ne­ment I

Pen­dant toute la durée de cette période excep­tion­nelle, une petite chro­nique de trois jours en temps de guerre, bien au chaud chez moi.

De bois. Éloge de l’in­sis­tance

Non, c’est déci­dé, je n’irai pas voter. Je pour­rais mais je n’irai pas. La rai­son est tel­le­ment simple que je ne sais même pas com­ment j’ai envi­sa­gé un seul ins­tant ne pas m’affranchir de me plier au plus élé­men­taire des devoirs.

Après la tem­pête

Chaque nuit me fait peur. Je ne sais jamais ce que je vais trou­ver au petit matin, si je suis tou­jours en vie, je ne sais jamais si je vais trou­ver le monde tel qu’il était la veille, si un évé­ne­ment ne serait pas en train de chan­ger radi­ca­le­ment l’ordre du monde éta­bli.

Rase cam­pagne

Cris d’ex­tase… Quelle cam­pagne ! Avec ses plaines embla­vées et ses che­mins boueux où la pierre affleure. Voi­ci la cam­pagne la moins ennuyeuse qui soit. Celle qui ne bouge pas et qui ne pro­met pas grand chose, qui ne fait pas de bruit et ne sort jamais du bois. Une cam­pagne telle qu’elle devrait tou­jours être.

Registre de fla­geo­let

Registre de fla­geo­let… C’est ain­si qu’on appelle le registre de la voix le plus haut, plus haut que la voix de faus­set. On l’appelle aus­si voix de sif­flet, ou petit registre.

Stav­kirke, l’é­glise en bois debout (zone nor­vé­gienne)

Quel nom étrange… Église en bois debout… En bois debout… Le nom de ces églises qu’on ne trouve plus guère qu’en Nor­vège vient de la manière dont le bois est tra­vaillé. En réa­li­té, l’ex­pres­sion est “bois de bout”, par oppo­si­tion à “bois de fil”.

Eilean Leòd­hais agus Na Hea­radh (zone hébri­dienne)

Ce sont des îles, au nord-ouest de l’Écosse, les contre­forts de l’Atlantique, légè­re­ment décol­lées de la grande île, et elles portent des noms gaé­liques écos­sais ou anglais ; Ben­be­cu­la, Ber­ne­ray, South Uist, Bar­ra, Saint-Kil­da.