Ca Trù

La pure­té en musique

Un chant venu du Viet­nam

De ces deux syl­labes qu’on pro­nonce avec des sons longs, on n’en­tend pas grand-chose, pas plus qu’on en connaît. Pour­tant, le Ca trù est ins­crit sur la Liste du patri­moine imma­té­riel néces­si­tant une sau­ve­garde urgente de l’U­NES­CO. Appa­ru au XIè siècle sous la dynas­tie Lý, l’ac­cul­tu­ra­tion liée à la colo­ni­sa­tion fran­çaise et aux guerres ont qua­si­ment fait dis­pa­raître cet art mil­lé­naire de la poé­sie chan­tée.

Géné­ra­le­ment, une chan­teuse joue du Phách, une tige de bam­bou frap­pée par un mor­ceau de bois, et le groupe est com­po­sé d’un joueur de luth, le Đàn đáy et d’un joueur de tam­bour d’é­loges, le Trống chầu.

Il n’y a fina­le­ment pas beau­coup à en dire, mais entendre une chan­teuse de Ca trù (Ka tchou) avec ses envo­lées plain­tives et ses trilles enchan­tées, a quelque chose d’un peu magique, ryth­mée par le son sec du bam­bou frap­pé. Le mieux est encore d’é­cou­ter cet art sen­suel venu du nord du Viet­nam.

A voir, pour aller plus loin, les très belles pho­tos de Tew­fic el-Sawy avec sa série sur les chan­teuses de Ca trù.

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