What power art thou

Hen­ry Pur­cell et Klaus Nomi

Qui se sou­vient ?

Qui se sou­vient d’Hen­ry Pur­cell et de son King Arthur, un opé­ra pour le moins ori­gi­nal puisque les per­son­nages prin­ci­paux n’y sont repré­sen­tés qu’en toile de fond, les per­son­nages secon­daires étant les seuls à chan­ter. C’est un semi-opé­ra, une œuvre pro­fonde et magis­trale dont le prin­ci­pal aria est What power art thou (acte III, scène 2), un air lugubre chan­té par le génie du froid (the cold genius).

Mais qui sou­vient aus­si ?

Que celui qui a fait connaître cet air dans la sphère de la musique pop est un chan­teur alle­mand qui fut quelques temps cho­riste de David Bowie, un chan­teur dis­po­sant d’une voix hors norme, s’é­ten­dant du bary­ton-basse au contre-ténor et dont la car­rière fut aus­si brillante que brève, fau­chée par le HIV.

Klaus Sper­ber, né en Autriche, plus connu sous le nom de Klaus Nomi, fut celui qui émer­veilla de sa voix haut per­chée l’a­ria de Pur­cell avec une ver­sion qu’on pour­rait qua­li­fier de baroque post­mo­derne.
En 1981, sur l’al­bum nom­mé sim­ple­ment… Klaus Nomi… The Cold Song est une ver­sion libre­ment ins­pi­rée de King Arthur, réor­ches­trée, toute per­son­nelle et par­fai­te­ment mémo­rable, lugubre à sou­hait et pla­cée au mil­li­mètre.

Per­son­nage un peu figé dans le temps (figé tout court), hau­te­ment impro­bable et sur­tout ico­nique, il aura eu une car­rière ful­gu­rante mais qui reste dans la mémoire de ceux qui ont connu les années 80 et la vague new-wave.

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