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Archéo­lo­gie du quo­ti­dien
Une semaine sur terre. Jour­nal du confi­ne­ment III

Une semaine sur terre. Jour­nal du confi­ne­ment III

Nuit dif­fi­cile, des rêves qui n’en finissent pas, des rêves qui pour­rissent mes matins et qui jouent avec mes peurs. Je suis un grand trouillard, j’ai des pho­bies, et je me demande si la plus grande n’est pas celle des pro­fon­deurs océa­niques. Comme je le dis à ceux qui me disent que pour un fils de Bre­ton, c’est quand-même pas de bol, je réponds que dans ma famille, per­sonne n’est marin-pêcheur, ni même marin tout court, et nous nageons tous comme des enclumes.

De bois. Éloge de l’in­sis­tance

De bois. Éloge de l’in­sis­tance

Non, c’est déci­dé, je n’irai pas voter. Je pour­rais mais je n’irai pas. La rai­son est tel­le­ment simple que je ne sais même pas com­ment j’ai envi­sa­gé un seul ins­tant ne pas m’affranchir de me plier au plus élé­men­taire des devoirs.

Après la tem­pête

Après la tem­pête

Chaque nuit me fait peur. Je ne sais jamais ce que je vais trou­ver au petit matin, si je suis tou­jours en vie, je ne sais jamais si je vais trou­ver le monde tel qu’il était la veille, si un évé­ne­ment ne serait pas en train de chan­ger radi­ca­le­ment l’ordre du monde éta­bli.

Rase cam­pagne

Rase cam­pagne

Cris d’ex­tase… Quelle cam­pagne ! Avec ses plaines embla­vées et ses che­mins boueux où la pierre affleure. Voi­ci la cam­pagne la moins ennuyeuse qui soit. Celle qui ne bouge pas et qui ne pro­met pas grand chose, qui ne fait pas de bruit et ne sort jamais du bois. Une cam­pagne telle qu’elle devrait tou­jours être.

Íslenskt svæði (zone islan­daise)

Íslenskt svæði (zone islan­daise)

Je n’ai jamais eu l’opportunité de la voir de mes propres yeux, mais il paraît que l’étrange lumière venue d’Islande a quelque chose de magique qu’on ne peut, bien évi­dem­ment, voir qu’à des lati­tudes où la nuit dure long­temps, bien que plus que la valeur d’une nuit humaine.

Moka au bar au café de la Résis­tance

Moka au bar au café de la Résis­tance

Retour des beaux jours lumi­neux de l’automne, des belles jour­nées encore douces au soleil bas et aux sen­teurs nou­velles qui annoncent la mort pro­chaine de l’année. Il y a quelques semaines que je n’ai rien écrit. Non pas parce que je n’avais plus rien à dire, plus rien à par­ta­ger, mais parce qu’il me man­quait quelque chose.

Le livre qui a plus vécu que moi

Le livre qui a plus vécu que moi

Si un jour on me demande quel livre a plus vécu que moi, je répon­drais sans hési­ta­tion, c’est celui-ci. On dira ce qu’on veut, il y a des livres qui vivent plus long­temps que ceux qui les lisent ; je veux dire par là, dans une vie d’homme…

Les car­nets égyp­tiens

Les car­nets égyp­tiens

Nous étions seuls et nus face à l’immensité d’un désert de sable jaune, ara­sé par la lumière crue d’un mois de février pas tout à fait comme les autres. Il n’y avait rien autour, tout le monde s’était éva­noui, et il ne res­tait plus que nos pauvres âmes esseu­lées mais rem­plies de bon­heur.

Le temps très lent des toutes petites choses #7

Le temps très lent des toutes petites choses #7

Un mar­di matin comme toutes les semaines, un matin frais et doux sous un ciel de prin­temps. La nature crie son bon­heur de pou­voir exhi­ber à nou­veau ses charmes aux yeux de qui sait prendre le temps de l’ad­mi­rer, elle se pavane dans des poses lan­gou­reuses telle une femme lisant une lettre d’a­mour dans un tableau de Fra­go­nard.

Cuir et tabac, cou­leur vent du désert

Cuir et tabac, cou­leur vent du désert

Lorsque j’é­tais enfant, j’at­ten­dais avec impa­tience le retour de mon grand-père en comp­tant les jours et les nuits qui me sépa­raient de son retour. Même si je ne m’en ren­dais pas vrai­ment compte, j’a­vais un grand-père excep­tion­nel. J’au­rais pu dire à l’é­cole, et m’en…

Le temps très lent des toutes petites choses #6

Le temps très lent des toutes petites choses #6

L’im­pres­sion d’être enva­hi par le néant. Tout s’ar­rête, tout revient au repos. Après une semaine des plus tour­men­tées pen­dant laquelle je n’ose comp­ter le nombre de kilo­mètres par­cou­rus sur un ter­ri­toire grand comme un dépar­te­ment, les mon­tagnes d’in­quié­tudes…

Le temps très lent des toutes petites choses #4

Le temps très lent des toutes petites choses #4

De l’A­frique, je n’ai rien, ni sou­ve­nir, ni envie. De nos ves­tiges colo­niaux, puisque plus rien ne nous appar­tient, puisque l’in­sup­por­table poli­tique nous a dépar­ti de nos pos­ses­sions, on se donne par­fois l’im­pres­sion que ce sont des pays à qui nous appar­te­nons, comme…

Le temps très lent des toutes petites choses #1

Le temps très lent des toutes petites choses #1

Une semaine longue comme s’il pleu­vait des jours, une semaine qui n’en finit pas de se col­ti­ner de l’im­pré­vu et pen­dant laquelle il se passe en réa­li­té tant de choses qu’on ne sait même plus de quelle manière il faut s’en sou­ve­nir. Des ren­dez-vous qui se suc­cèdent,…

Kalkış

Kalkış

Ce ne sont que quelques jours dif­fi­ciles à pas­ser ; une impres­sion de déjà vu, un petit air de nos­tal­gie dépla­cée, quelque chose d’un peu sur­an­né. Spring­time is coming… oui je dis un peu dif­fi­ciles à pas­ser parce qu’on ne sait pas encore trop sur quel pied dan­ser,…