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La fosse aux cobras

Bang­kok, 2002. Dans un hôtel art déco fon­dé par un chi­miste prus­sien sur une ancienne fosse à cobras, une femme de chambre qui n’a jamais quit­té les lieux veille les der­niers mois d’un vieil homme de quatre-vingt-seize ans — et avec lui, tout un monde qui s’efface.

L’o­deur de l’orange

Dans un hôtel Art Nou­veau fer­mé depuis six ans au cœur de Tunis, deux amants qui se sont frô­lés vingt ans plus tôt se retrouvent chaque après-midi dans une chambre vide, tan­dis que dehors la révo­lu­tion de jan­vier 2011 libère le pays au même rythme que leurs corps.

Sai­son humide

Un couple amou­reux s’offre six semaines de mous­son à Luang Pra­bang et découvre, dans la len­teur d’une ancienne vil­la royale, que le bon­heur est un art qui s’ap­prend pieds nus..

Casi­no Thermal

Pen­dant le tour­nage de Casi­no Royale au Grand Hotel Pupp, un ancien espion tchèque rap­pe­lé mal­gré lui découvre que la vraie par­tie de poker se joue hors champ — et qu’il en est le pion.

Au-des­sus de mes cendres

À Khi­va, ville for­ti­fiée de la Route de la Soie, un pho­to­graphe fran­çais découvre que les ruelles se recon­fi­gurent la nuit, que les tapis des tis­seuses en des­sinent la carte, et qu’un four­reur-poète mort sept cents ans plus tôt attend quel­qu’un devant son propre mausolée.

Le der­nier pays libre

Dans le Kaboul moder­niste de 1973, une inter­prète afghane aux yeux verts tra­duit les secrets des diplo­mates, des mar­chands et des espions au bar d’un grand hôtel — jus­qu’au matin où il n’y a plus rien à traduire.

Le bar du Coquart

Entre les col­lines que les Innus appe­laient Totous­kak — les seins — et les eaux noires du Sague­nay, un bar­man recueille les adieux d’un monde qui s’é­teint, tan­dis que les baleines blanches, elles, chantent sous la sur­face comme elles le fai­saient avant Car­tier et comme elles le feront après l’hôtel.

Le cahier
d’al-Wan­ga­ri

Dans un Tom­bouc­tou occu­pé par les dji­ha­distes, un récep­tion­niste de nuit découvre le cahier d’un scribe du XIXe siècle qui avait per­cé à jour l’im­pos­ture de René Caillié — et qui pré­tend savoir où se cache le jour­nal per­du de l’ex­plo­ra­teur assas­si­né Gor­don Laing.

Same­ji­ma

Tokyo, 1946. Dans les cou­loirs de l’Im­pe­rial Hotel des­si­né par Frank Lloyd Wright, un veilleur de nuit japo­nais qui com­prend l’an­glais accepte, par faim, de rap­por­ter ce qu’il entend — sans savoir que chaque enve­loppe qu’il empoche le rap­proche du ver­tige dont il ne revien­dra pas.