Söylenmek #2

Il s'est passé quelque chose hier soir. Christine, avec presque des sanglots dans la voix, les sanglots d'une dame fatiguée, m'embrasse et après la discussion que nous venons d'avoir, me dit à voix basse, sur le ton de la confidence : Donne-moi de tes petites...

Mes nuits médusées

Mes nuits sont de la couleur d'un ciel étoilé. Mes rêves sont faits du même bois que celui de la coque des bateaux aux voiles rouges claquant dans le vent, avec le soleil qui s'épuise dans l'eau sombre. Le vent est un baume suave et sucré qui dépose sur ma peau un...

L’allégeance au territoire

L’allégeance au territoire

« Il faudra revenir ! » Je ne sais pas combien de fois j'ai entendu cette phrase dans ma vie, combien de fois m'a-t-on  dit de revenir par là, de repasser par ici, de revenir voir telle personne et dans l'attente, on ne sait pas ce qui se passe. Parfois, je retourne...

Coup d’arrêt

C'est un peu brusque, mais pas vraiment inattendu. Je n'ai pour l'instant plus le cœur, ni l'envie de me poser pour écrire, ni de chercher. Beaucoup de choses s'accumulent et je suis en train de vivre dans une ambiance qui ne me permet pas d'avoir l'esprit clair pour...

Une année qui se referme

Voilà. 2013 reste derrière. 2014 s'ouvre tout doucement. Étrangement, avec les années, les chiffres jouent contre nous et on peut difficilement faire semblant de savoir que les choses ne se font pas progressivement. Non, ça tombe d'une seul coup, c'est une révolution,...

L’esprit de Noël

Ça ne tient pas à grand-chose, ou plutôt ça tient à l'abondance de choses. Des lumières pour lutter symboliquement contre les forces des ténèbres qui nous engloutissent à cette période de l'année ; beaucoup de nourriture pour faire bombance une fois l'an, comme une...

#occupygezi

#occupygezi

En soutien à la contestation qui secoue ces jours-ci la Turquie toute entière, le Perroquet Suédois revêt pendant quelques jours les couleurs de l'occupation, change de nom et n'hésite pas à crier à Erdoğan : "Her gün çapulcu değilim" (tous les jours, je suis un...

Le vin nocturne

Les boucles en désordre, tout en sueur, la lèvre riante et ivre, La robe déchirée, chantant un poème et le verre à la main, L’œil querelleur, la bouche enchanteresse, A minuit, hier, Il est venu s'asseoir à mon chevet. Il a penché la tête vers mon oreille pour, d'un...

ขอบคุณและอำลา

Je m'en vais à l'autre bout du monde, direction Ko Pha Ngan, dans le nord de l'île, loin du monde, loin du bruit, avec la jungle à portée de main, avec des livres et des carnets, et je reviendrai avec des mots et des images, des couleurs et des saveurs... But avoué :...

Rase campagne

Cris d’extase… Quelle campagne ! Avec ses plaines emblavées et ses chemins boueux où la pierre affleure. Voici la campagne la moins ennuyeuse qui soit. Celle qui ne bouge pas et qui ne promet pas grand chose, qui ne fait pas de bruit et ne sort jamais du bois. Une campagne telle qu’elle devrait toujours être.

Registre de flageolet

Registre de flageolet… C’est ainsi qu’on appelle le registre de la voix le plus haut, plus haut que la voix de fausset. On l’appelle aussi voix de sifflet, ou petit registre.

Stavkirke, l’église en bois debout (zone norvégienne)

Quel nom étrange… Église en bois debout… En bois debout… Le nom de ces églises qu’on ne trouve plus guère qu’en Norvège vient de la manière dont le bois est travaillé. En réalité, l’expression est “bois de bout”, par opposition à “bois de fil”.

Eilean Leòdhais agus Na Hearadh (zone hébridienne)

Ce sont des îles, au nord-ouest de l’Écosse, les contreforts de l’Atlantique, légèrement décollées de la grande île, et elles portent des noms gaéliques écossais ou anglais ; Benbecula, Berneray, South Uist, Barra, Saint-Kilda.

Conversation intime avec mon couloir aérien

Ce n’est un secret pour personne ; j’adore les avions. Mais qui dit avions, dit aussi aéroport, car même s’ils restent souvent peu de temps au sol, ils ont tout de même besoin de se poser de temps en temps, un peu comme les albatros.

Boreaalinen vyöhyke (zone boréale)

Le boréal est entré dans ma vie par plusieurs angles différents. Le premier aura été la découverte de l’auteur danois Jørn Riel, aujourd’hui âgé de 88 ans et qui a écrit la série des racontars arctiques qui ont émaillé mes nuits d’étudiants de beaux souvenirs et d’histoires humaines fascinantes, que je n’ai toujours pas fini de lire…

Íslenskt svæði (zone islandaise)

Je n’ai jamais eu l’opportunité de la voir de mes propres yeux, mais il paraît que l’étrange lumière venue d’Islande a quelque chose de magique qu’on ne peut, bien évidemment, voir qu’à des latitudes où la nuit dure longtemps, bien que plus que la valeur d’une nuit humaine.

Prendre le temps et garder la lumière

Au coeur d’un hiver qui ressemble à un automne, la nuit la plus longue est déjà passée par là, un peu venteuse, un peu pluvieuse par intermittence ; rien de très sérieux. La lumière du soleil illuminait hier matin le pignon de la maison de la voisine en caressant le crépi. Ce matin, il n’est plus question de ça, la nature semble avoir envie de faire grise mine. Mais il n’empêche que le temps s’est arrêté, tout est silencieux, non pas triste, mais au contraire lumineux et porteur de joie.

Couleurs de l’automne intérieur. Un automne avec James Lee Burke (et avec les autres)

11 novembre, on commence à entrer dans le dur. L’automne ne se cache plus, la lumière rasante du soleil disparaît à 14h30 derrière le toit de la maison des voisins, laissant ainsi le jardin dans une semi-ombre terrifiante, qui dit aussi que les beaux jours sont derrière nous.

Citizenfour. Quelques jours avec Edward Snowden

C’est un matin comme les autres, ensoleillé et froid, en plein cœur de l’automne. Il fait 6°C dehors et les jours prochains promettent d’être plus froids encore et pluvieux ; ceci me crie à la figure la promesse de moments passés dans la chaleur de mon intérieur. J’écluse mes livres. La pile de livres à lire s’étire en hauteur comme les galeries…