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Ayut­thaya sto­ries #3 : La Chao Phraya à Ayut­thaya sous une lumière d’ambre

Ayut­thaya sto­ries #3 : La Chao Phraya à Ayut­thaya sous une lumière d’ambre

Ayutthaya est une ville étrange, entièrement entourée d'eau, un île-ville, à moins que ce ne soit le contraire. Du nord descendent deux rivières, la Lopburi (แม่น้ำ ลพบุรี) et la Pa Sak (แม่น้ำป่าสัก), du nord-ouest descend la majestueuse Menam Chao Phraya...

Maître de Ong­gi (옹기)

Maître de Ong­gi (옹기)

Onggi (옹기 en coréen), c'est une famille, une famille de pots en terre, ou plutôt, selon l'expression consacrée au vu de leur taille, de jarres. Si l'alimentation coréenne n'était pas autant imprégnée d'aliments fermentés, le Onggi n'aurait pas aujourd'hui cette place...

Des hommes voilés

Des hommes voilés

S'il est bien un peuple qui condense tous les fantasmes, c'est bien le peuple targui, qui se nomme lui-même Kel Tamashaq. Nomade par définition et obligation, rebelle car rétif à l'assimilation et l'acculturation, c'est un peuple fier et indomptable, dont la société...

Leurs mains sont bleues

Leurs mains sont bleues

Paul Bowles est un écrivain un peu marginal. Parce que ce n'est pas qu'un écrivain... Autour du très beau livre The sheltering sky (traduit très fidèlement en français par... un thé au Sahara), porté à l'écran par Bernardo Bertolucci en 1990 avec la très troublante...

Parit­ta

Parit­ta

D'aussi loin que nous sommes de l'Asie, nous connaissons finalement assez peu de choses du bouddhisme, si ce n'est tous les clichés qu'on peut construire autour de ce que nous ne connaissons pas. Divisé en deux branches majeures, d'un côté le theravāda, le petit...

Tous les empe­reurs de Rome

Il y a, dans l’ar­rière-bou­tique d’un numis­mate de la rue de Riche­lieu, un meuble à tiroirs plats qui sent la cire et la pous­sière chaude. Le mar­chand tire le troi­sième du haut et le pose sur le comp­toir sans un mot, comme on sert un plat. Cent alvéoles de feutre vert.

Saint-Étienne, la lan­terne de Dieu

On arrive à Metz comme on arrive dans les villes de fron­tière : avec une légère hési­ta­tion dans le pas, une incer­ti­tude sur la langue qu’on va entendre, sur la pierre qu’on va toucher.

Balade mes­sine

Il y a une chose que l’on remarque à Metz avant même de sor­tir de la gare : la cou­leur change. Pas la lumière, pas le ciel — la pierre. On arrive depuis Nan­cy dans un train qui longe la Moselle et ses vil­lages aux façades cou­leur miel, on des­cend sur le quai, et brus­que­ment on se retrouve sous une voûte de grès gris pâle, presque froide, aux reflets légè­re­ment bleu­tés selon l’heure.

Les bains oubliés de Thessalonique

Il y a une ins­crip­tion en arabe au-des­sus d’une porte basse, sur l’Egnatia. La rue est bruyante, les scoo­ters sla­loment entre les tou­ristes, une odeur de kou­lou­ri grillé flotte depuis l’étal d’en face. On passe devant sans regar­der. C’est pré­ci­sé­ment là qu’il faut s’arrêter. Ce que l’on frôle ain­si, sans le savoir, c’est le plus vieux ham­mam otto­man de Grèce.

La des­truc­tion de Carthage

Il y avait, dit-on, des immeubles à six étages. Des rues larges de cinq à six mètres, des patios ouverts sur le ciel bleu de Tuni­sie, des sols cou­verts de ce béton gris piqué d’é­clats blancs que les archéo­logues nomment encore « pave­ment punique ». Une ville riche, dense, orga­nique — trois cent mille âmes sur un pro­mon­toire coin­cé entre deux mers, une Médi­ter­ra­née mar­chande et cal­cu­la­trice que Rome avait déci­dé d’effacer.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 9 à 12

Elle arri­va un ven­dre­di de février, par la porte vitrée, avec un sac à dos trop gros pour son corps et un car­net Moles­kine ser­ré contre sa poi­trine comme un bouclier.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 5 à 8

Il arri­va un jeu­di de décembre, par le vol de Franc­fort, avec deux valises, un sac en ban­dou­lière bour­ré de cahiers et une barbe de trois jours qui lui don­nait l’air d’un homme qui a ces­sé de se sou­cier de son appa­rence depuis suf­fi­sam­ment long­temps pour que cette négli­gence soit deve­nue un style.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 1 à 4

Le pla­teau n’é­tait pas en argent. Étain, peut-être, ou un alliage que per­sonne n’a­vait jamais su nom­mer, mais Nong l’ap­pe­lait le pla­teau d’argent parce que c’é­tait ain­si que le Dr. Henn l’a­vait appe­lé la pre­mière fois, en 1974, quand elle avait dix-huit ans et ne com­pre­nait pas un mot d’anglais.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 7 à 10

Le mer­cre­di, ils firent l’a­mour. Ce ne fut pas bru­tal, ce ne fut pas lent — ce fut quelque chose entre les deux, quelque chose qui avait la pré­ci­sion d’un geste répé­té mille fois en pen­sée et la mal­adresse d’un geste accom­pli pour la pre­mière fois.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 4 à 6

Il faut remon­ter. Il faut quit­ter jan­vier 2011, quit­ter la pous­sière du Majes­tic et les sirènes et les vidéos trem­blantes sur les écrans de télé­phone, il faut remon­ter le temps comme on remonte un escalier