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Agnes Obél

Voix cristalline légèrement abimée par les blocs de glace charriés par la rivière au retour du printemps, tendre regard bleuté comme l'acier de l'hameçon d'un pêcheur des Lofoten, des allures de jeune fille de bonne famille scandinave, Agnes Obél est Danoise, vit à...

Dans les lumières de Fer­nand-Marie Legout-Gerard

Ses sujets me sont familiers autant que son univers, ses huiles respirent l'air iodé et les algues tendres et ses lumières sont autant de cieux qui ont un jour illuminé les rivages de l'Atlantique. Familier de l'école de Pont-Aven, il en fut un de ses plus discrets...

Lis­beth et la neige

Décidément, personne ne sait peindre les neiges comme Carl Larsson... Il y a de la magie et des flammèches de lumière dans ces aquarelles suédoises...

Mati­née de septembre

Paul Chabas, 1912 Certains tableaux méritent qu'on raconte leur histoire, tant on y voit parfois des fantasmes saugrenus. Paul Chabas a peint ce tableau en trois été et l'a présenté en 1912 dans un Salon ; le sujet représente une femme frissonnant sur le bord d'un...

Vienne 1900 et avant, Fer­nand Khnopff

A Bâle se tient en ce moment une exposition retraçant l'axe artistique de cette période bénite pendant laquelle, tandis que tout ce que l'Europe comptait de peintres se rassemblait à Paris ou à Barbizon, la pensée artistique européenne s'est construite dans la...

The wil­der­ness downtown

Bienvenue dans le monde des expériences Chrome. Le navigateur de Google créé son petit monde en se payant le luxe de coder des pages directement en HTML 5, interdisant de facto de le voir dans un autre navigateur que Chrome. The Wilderness Downtown est un film...

Dark side of the lens

Dark side of the lens est un micro-documentaire sur un documentariste dont la vocation est de plonger pour "prendre" la mer au vrai sens du terme. Ici, ce n'est plus le domaine des pêcheurs ou des marins, mais des surfeurs, dans un univers sombre, bien loin des plages...

La table de Peu­tin­ger et l’i­dée romaine de la distance

Dépliez-la sur une table trop courte et elle déborde de par­tout : six mètres quatre-vingt-deux de long pour trente-quatre cen­ti­mètres de haut, un ruban de par­che­min qui ne res­semble à aucune carte que l’œil moderne ait appris à lire. Aucun conti­nent n’y a la forme qu’on lui connaît.

Tim­gad, ville neuve plan­tée dans les Aurès

On ne fonde pas une ville comme on fonde un vil­lage. On la trace. Tim­gad est née d’un coup de style, un jour de l’an 100, sur un pla­teau caillou­teux où rien, avant elle, ne por­tait de nom latin — et il a fal­lu près de dix-huit siècles de sable pour que ce coup de style s’ef­face, puis un siècle et demi de pioches fran­çaises pour qu’on le redessine.

Utique avant Car­thage : la doyenne oubliée des colo­nies phéniciennes

Le vent qui tra­verse les oli­viers d’U­tique n’a plus l’o­deur du sel. Douze kilo­mètres séparent aujourd’­hui l’é­pe­ron cal­caire où s’ac­crochent les ruines de la ligne bleue de la Médi­ter­ra­née, et il faut un effort d’i­ma­gi­na­tion assez violent pour repla­cer, sous les labours et les serres agri­coles, le golfe où mouillaient les navires tyriens.

Gji­ro­kastër, la Médi­ter­ra­née vue de dos

Il y a des villes qui regardent la mer et des villes qui lui tournent le dos. Gji­ro­kastër fait les deux à la fois. Accro­chée au flanc du Mali i Gjerë, à trois cents mètres au-des­sus d’une val­lée qui file vers le sud, elle est sépa­rée de l’A­dria­tique par une seule chaîne de montagnes.

Cyrène et Car­thage aux confins de la Grande Syrte

Entre les ruines blondes de Cyrène et les ves­tiges puniques de Car­thage s’é­tendent aujourd’­hui près de mille kilo­mètres de côte libyenne : une bande de sable, de seb­khas et de vent où plus rien ne signale la fron­tière qui sépa­ra pen­dant trois siècles deux mondes méditerranéens.

Motyé, la cité punique englou­tie et retrou­vée en Sicile

Le bateau glisse sur une eau qui ne dépasse jamais l’é­paule. De part et d’autre, des rec­tangles d’eau rose et blanche s’é­tendent jus­qu’à l’ho­ri­zon, cou­pés par les ailes immo­biles de mou­lins à toits rouges. Sous la coque, par endroits, on devine une ligne plus sombre, rec­ti­ligne, qui file vers le large avant de se perdre dans le miroi­te­ment de la lagune : une route.

Pal­myre romaine avant Zéno­bie : cara­vanes, taxes et dieux locaux

On ne pense à Pal­myre qu’à tra­vers une femme et une ruine. La reine qui défia Rome, les colon­nades qui gisent aujourd’­hui dis­per­sées dans le sable et les com­mu­ni­qués de guerre. Mais avant Zéno­bie, avant même que qui­conque songe à défier Rome, il y eut deux siècles d’une tout autre histoire.

Vingt-deux signes, l’al­pha­bet phénicien

Dans une salle du Musée natio­nal de Bey­routh, un cou­vercle de cal­caire porte, cou­rant le long de son rebord, une ligne de signes gra­vés d’une main sûre. Il faut se pen­cher pour la suivre : elle part sur la tranche, tourne l’angle, se pour­suit sur le plat. C’est une malédiction.

Cata­combes du pour­tour méditerranéen

On des­cend tou­jours de la même façon. Quelques marches taillées à même le banc de roche, une fraî­cheur qui monte à la ren­contre du visage avant même qu’on l’ait cher­chée, l’o­deur — cette odeur de cave, de pierre humide et de temps arrê­té, qui est la même à Rome, à Syra­cuse, à Sousse, à Milos.

Gadir, ou la Médi­ter­ra­née au bord de l’océan

Comp­toir tyrien avant d’être ville espa­gnole : his­toire longue d’une île qui ven­dit au monde le métal du bout du monde