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Mines de Naica

Naica est une petite bourgade de la province du Chihuahua au Mexique et sous la surface de son sol se trouve un réel bijou de la nature. Situées au-dessus d'une intrusion de magma, les mines, déjà exploitées depuis longtemps, ont révélé il y a neuf ans de cela les...

Sar­lat-la-Cané­da, ville d’ocre

Engoncée au cœur d'une vallée, Sarlat (Sarlat e La Canedat en occitan — nous sommes ici évidemment en pays d'Oc), capitale du Périgord Noir, est une petite ville médiévale qui a su conserver en son cœur l'esprit de ces places fortes, fortement religieuses et...

Sous le sol de Padirac

Arriver à Padirac a quelque chose de folklorique. C'est un tout petit village du département du Lot de 168 âmes au cœur de la Causse de Gramat, dans le Quercy. Des rochers affleurent partout dans ce paysage sec, parcouru par les moutons. La route est une succession de...

Les Maun­sell sea forts

Photo © slimmer_jimmer Que sont ces tours plantées dans l'estuaire de la Tamise ? Construites en 1942, elles avaient pour vocation la surveillance maritime de Londres. Chaque fort est constitué de 7 tours reliées entre elles par des pontons sur un schéma identiques,...

Tem­pête d’ocre

Une énorme tempête de poussières rouges venue du désert s'est abattue, mercredi 23 septembre, sur l'est de l'Australie, affectant particulièrement la vie des habitants de Sidney. [...] Les services de secours ont fait état d'un grand nombre de cas de problèmes...

Sous la terre de Rouffignac

A environ 7 kilomètres de la départementale qui relie Périgueux aux Eyzies-de-Tayac en Dordogne, après avoir sillonné une route serpentant au travers de petits hameaux et de forêts épaisses, après avoir descendu des pentes et monté des côtes sans fin, on finit par...

Retour­ner à Cabourg et lire Proust

C'est une petite ville comme ça posée sur une plage au bord de la France, dans l'hiver sombre d'un automne fatigué. C'est une petite ville à la splendeur passée où l'on sent le flottement d'une certaine noblesse décatie, et qui, dans un intervalle de temps révolu a dû...

Aux car­rières de la Méditerranée

On visite les monu­ments par l’en­droit, jamais par l’en­vers. On arrive au Par­thé­non par les Pro­py­lées, on entre dans la Grande Pyra­mide par le boyau que les pillards ont creu­sé, on lève la tête vers l’en­ta­ble­ment du temple de Bac­chus à Baal­bek en se deman­dant com­ment des hommes ont pu poser là-haut des blocs de cette taille.

Les îles des Princes, l’ar­chi­pel des disgrâces

Le fer­ry part de Kaba­taş et met une heure et demie à tra­ver­ser la mer de Mar­ma­ra, ce qui est peu pour chan­ger de monde. On laisse der­rière soi le tumulte d’Is­tan­bul, ses klaxons, ses seize mil­lions d’ha­bi­tants agglu­ti­nés sur deux conti­nents, et l’on avance vers un cha­pe­let de neuf îles cou­chées dans l’eau grise, dont quatre seule­ment se visitent.

Volu­bi­lis, Rome au bout du Maroc

La route de Mek­nès à Volu­bi­lis ne pré­vient pas. On roule une tren­taine de kilo­mètres au nord de la ville impé­riale, entre des champs d’orge et des oli­viers ali­gnés comme une troupe au repos, et rien n’an­nonce que l’on approche d’un bout du monde.

Nau­cra­tis, le comp­toir des Grecs dans le del­ta du Nil

Il y a des noms qui font plus de bruit que les lieux qu’ils dési­gnent. Nau­cra­tis en est un. On l’é­nonce et l’on croit entendre le grin­ce­ment des cor­dages, le heurt des amphores contre le flanc des barques, le grec ionien mêlé à l’é­gyp­tien sur un quai grouillant.

Byzance avant Constan­ti­nople : une modeste cité grecque du Bosphore

On oublie tou­jours qu’a­vant d’être le nom­bril du monde, Byzance a été un port de pêcheurs accro­ché à un pro­mon­toire, entre deux mers qui ne vou­laient pas se res­sem­bler. Le Bos­phore, à cet endroit, se res­serre comme une gorge : quelques enca­blures séparent l’Eu­rope de l’A­sie, et le cou­rant y des­cend de la mer Noire avec une vigueur qui a long­temps décou­ra­gé les marins peu aguerris.

Fer­nand Brau­del et l’in­ven­tion d’une his­toire au temps long de la Méditerranée

Il faut com­men­cer par un homme sans mer. Un bara­que­ment de la Bal­tique, un hiver alle­mand, des châ­lits super­po­sés, l’o­deur de laine mouillée et de tabac gris. L’O­flag X‑C de Lübeck est un camp de repré­sailles : on y regroupe les offi­ciers fran­çais jugés indo­ciles, les gaul­listes, les éva­dés repris.

Mis­tra, la der­nière capi­tale byzan­tine dans le Péloponnèse

On arrive à Mis­tra par le mau­vais côté, c’est-à-dire par le bon. La route qui monte de Sparte tra­verse d’a­bord une plaine que l’on n’at­ten­dait pas si verte : des oran­gers en rangs ser­rés, des oli­viers gris qui bougent à peine, des câpriers accro­chés aux murets, et sur tout cela une lumière de fin d’a­près-midi qui pose les ombres bien à plat.

Trois tom­beaux et pas un seul corps

Kath­leen Mar­ti­nez était avo­cate péna­liste à Saint-Domingue quand elle a déci­dé de trai­ter la dis­pa­ri­tion d’une femme morte depuis deux mille ans comme une affaire non réso­lue. Elle le dit elle-même, sans se for­cer : elle n’a jamais eu de pre­mière for­ma­tion d’ar­chéo­logue, sa dis­ci­pline c’est le droit cri­mi­nel, et elle a pris Cléo­pâtre comme on prend un dossier.

Une lampe aux ori­gines multiples

Un seau de perles posé par terre. Le pre­mier bruit de l’a­te­lier n’est pas celui du verre. C’est celui des perles. Un seau de plas­tique bleu, presque plein, posé contre le pied de l’é­ta­bli. Quand la main y plonge pour en tirer une poi­gnée, cela fait le son d’un res­sac très court, très sec — un chuin­te­ment miné­ral qui s’ar­rête net.

Trois objets dans la pyra­mide de Khéops

Un cro­chet de cuivre, une boule de pierre, un frag­ment de cèdre : le seul butin jamais tiré de l’in­té­rieur de la Grande Pyra­mide. Récit d’une dis­per­sion qui va d’une nuit de 1872, à la bou­gie, jus­qu’à une boîte à cigares oubliée dans les réserves d’un musée écossais.