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Por­traits de sul­tans vénitiens

Exécutés par un peintre anonyme de Vérone un peu avant 1580, ces représentations des sultans ottomans de l'époque de la Renaissance ont été réalisées à la demande du Grand Vizir Sokollu Mehmet Paşa et sont exposées à Venise. On sait que l'auteur, depuis son atelier...

Lava­bo inter inno­centes manus meas

Photo © Guillaume Colin et Pauline Penot Je laverai mes mains parmi les innocents... L'hygiène a eu des heures laborieuses. Pourtant, la règle que prononça Robert de Molesme sous le nom de règle de cistercienne (de l'abbaye de Cîteaux) imposa aux moines de se laver...

La rose et la tulipe, car­net de voyage à Istan­bul 20 : Visages de Stambouliotes

La rose et la tulipe, car­net de voyage à Istan­bul 20 : Visages de Stambouliotes

Épisode précédent : La rose et la tulipe, carnet de voyage à Istanbul 19 : Visages des rues autrement qu’à pied… Toutes mes photos, jusqu'à présent, pouvait paraître quelque peu déshumanisées. J'aime la pureté des ensembles, j'aime quand une personne se trouve dans le...

Tous les empe­reurs romains d’O­rient #2

İzn­ik fait des car­reaux. C’est une petite ville turque au bord d’un lac plat, on y vend des assiettes à tou­ristes sous les pla­tanes, et il y a autour d’elle une muraille romaine de cinq kilo­mètres, avec ses tours et ses portes triples, qui enferme aujourd’­hui des ver­gers. On entre en ville par un arc de triomphe. Il n’y a rien derrière.

Tous les empe­reurs romains d’O­rient #1

Il reste du monas­tère de Stou­dios quatre murs et un sol. On y entre par une porte de grillage, dans un quar­tier d’Is­tan­bul où les chats sont maigres et où per­sonne ne monte, et l’on tombe sur une basi­lique sans toit dont le pave­ment de marbre conti­nue de des­si­ner, sous l’herbe sèche, des cercles et des tresses que plus per­sonne ne foule. C’est le plus vieux bâti­ment chré­tien de la ville. Il a ser­vi mille ans.

Tous les empe­reurs de Rome

Il y a, dans l’ar­rière-bou­tique d’un numis­mate de la rue de Riche­lieu, un meuble à tiroirs plats qui sent la cire et la pous­sière chaude. Le mar­chand tire le troi­sième du haut et le pose sur le comp­toir sans un mot, comme on sert un plat. Cent alvéoles de feutre vert.

Saint-Étienne, la lan­terne de Dieu

On arrive à Metz comme on arrive dans les villes de fron­tière : avec une légère hési­ta­tion dans le pas, une incer­ti­tude sur la langue qu’on va entendre, sur la pierre qu’on va toucher.

Balade mes­sine

Il y a une chose que l’on remarque à Metz avant même de sor­tir de la gare : la cou­leur change. Pas la lumière, pas le ciel — la pierre. On arrive depuis Nan­cy dans un train qui longe la Moselle et ses vil­lages aux façades cou­leur miel, on des­cend sur le quai, et brus­que­ment on se retrouve sous une voûte de grès gris pâle, presque froide, aux reflets légè­re­ment bleu­tés selon l’heure.

Les bains oubliés de Thessalonique

Il y a une ins­crip­tion en arabe au-des­sus d’une porte basse, sur l’Egnatia. La rue est bruyante, les scoo­ters sla­loment entre les tou­ristes, une odeur de kou­lou­ri grillé flotte depuis l’étal d’en face. On passe devant sans regar­der. C’est pré­ci­sé­ment là qu’il faut s’arrêter. Ce que l’on frôle ain­si, sans le savoir, c’est le plus vieux ham­mam otto­man de Grèce.

La des­truc­tion de Carthage

Il y avait, dit-on, des immeubles à six étages. Des rues larges de cinq à six mètres, des patios ouverts sur le ciel bleu de Tuni­sie, des sols cou­verts de ce béton gris piqué d’é­clats blancs que les archéo­logues nomment encore « pave­ment punique ». Une ville riche, dense, orga­nique — trois cent mille âmes sur un pro­mon­toire coin­cé entre deux mers, une Médi­ter­ra­née mar­chande et cal­cu­la­trice que Rome avait déci­dé d’effacer.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 9 à 12

Elle arri­va un ven­dre­di de février, par la porte vitrée, avec un sac à dos trop gros pour son corps et un car­net Moles­kine ser­ré contre sa poi­trine comme un bouclier.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 5 à 8

Il arri­va un jeu­di de décembre, par le vol de Franc­fort, avec deux valises, un sac en ban­dou­lière bour­ré de cahiers et une barbe de trois jours qui lui don­nait l’air d’un homme qui a ces­sé de se sou­cier de son appa­rence depuis suf­fi­sam­ment long­temps pour que cette négli­gence soit deve­nue un style.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 1 à 4

Le pla­teau n’é­tait pas en argent. Étain, peut-être, ou un alliage que per­sonne n’a­vait jamais su nom­mer, mais Nong l’ap­pe­lait le pla­teau d’argent parce que c’é­tait ain­si que le Dr. Henn l’a­vait appe­lé la pre­mière fois, en 1974, quand elle avait dix-huit ans et ne com­pre­nait pas un mot d’anglais.