Klaus Weidmann fit son entrée dans la vie d’Émile le lendemain, au petit-déjeuner, avec la discrétion d’un courant d’air et la précision d’une horloge.
Klaus Weidmann fit son entrée dans la vie d’Émile le lendemain, au petit-déjeuner, avec la discrétion d’un courant d’air et la précision d’une horloge.
Le train entra en gare du Nord avec quarante minutes de retard, ce qui, pour un express venant de Budapest en juin 1940, relevait presque de la ponctualité.
Où un grand dîner réunit tout le monde autour d’une table, où le fantôme de Rodolphe traverse la conversation, et où le Docteur Wittgenstein prononce un diagnostic que personne ne veut entendre.
Où l’on assiste à une répétition générale qui tourne au pugilat esthétique, où le coffre-fort révèle ses mystères comptables, et où la confiture d’abricots devient une question de philosophie.
Où l’on fait connaissance avec l’homme qui tenait le registre, avec la femme qui tenait l’hôtel, avec les chiens qui tenaient la femme, et avec un empire qui ne tenait plus à grand-chose.
Le mardi, le ciel se déchira.
Le lundi fut une journée sans contours.
Le dimanche matin, la route était fermée.
Le samedi, Caldwell se réveilla à cinq heures.
Le vendredi, l’hôtel commença à mourir.