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Der­nières nou­velles du monde
 
Un espion de trop — Cha­pitres 6 à 10

Un espion de trop — Cha­pitres 6 à 10

Neville n’était pas entré dans une église depuis l’enterrement de sa mère, en 1949. Huit ans. Il avait oublié l’odeur — cette odeur d’encens, de cire fon­due et de pierre froide qui était la même par­tout, de Shrews­bu­ry à La Havane, comme si toutes les églises du monde par­ta­geaient le même par­fum ancestral.

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Un espion de trop — Cha­pitres 1 à 5

Un espion de trop — Cha­pitres 1 à 5

Neville Plun­kett occu­pait tou­jours la même place au bar du Nacio­nal — la der­nière à gauche, celle qui don­nait sur les jar­dins et per­met­tait d’observer le va-et-vient du hall sans en avoir l’air. C’était une place de guet­teur, aurait-on pu dire, si Neville Plun­kett avait été le genre d’homme à guet­ter quoi que ce soit. 

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Indian Goods — Sixième partie

Indian Goods — Sixième partie

26 mai 1949, matin. Le soleil se leva sur un monde trans­for­mé. Chen sor­tit du Cathay à l’aube, cli­gnant des yeux dans la lumière grise. Le Bund qu’il connais­sait avait dis­pa­ru. À sa place, une scène irréelle : des cen­taines — non, des mil­liers — de sol­dats de l’Ar­mée popu­laire de libé­ra­tion, allon­gés sur les trot­toirs, endormis.

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Indian Goods — Deuxième partie

Indian Goods — Deuxième partie

Novembre 1948. L’ap­par­te­ment de Chen occu­pait le deuxième étage d’un immeuble de la rue Joffre, dans la Conces­sion fran­çaise. Deux pièces — un salon qui ser­vait aus­si de bureau, une chambre à cou­cher — sépa­rées par un cou­loir étroit où s’a­li­gnaient des éta­gères de livres. 

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Tvøst — Dimanche

Tvøst — Dimanche

Il plut. Pour la pre­mière fois de la semaine, il plut. Pas la bruine féroïenne habi­tuelle — ce cra­chin hori­zon­tal que le vent trans­forme en aiguilles et qui n’est ni de la pluie ni du brouillard mais quelque chose entre les deux, une humi­di­té guer­rière — non, une vraie pluie.

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Tvøst — Ven­dre­di et samedi

Tvøst — Ven­dre­di et samedi

Il n’eut pas besoin du SMS. Il le sut en se réveillant. Quelque chose dans l’air — pas le vent, pas le silence, quelque chose d’autre, une vibra­tion, une fré­quence que son corps cap­tait avant son esprit, comme les chiens sentent l’orage une heure avant qu’il n’éclate.

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