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Dernières nouvelles du mondeUn espion de trop — Chapitres 11 à 15 — Epilogue
Le cabinet du Dr Alberto Inclán se trouvait dans une rue tranquille de la Vieille Havane, à deux pas de la Plaza Vieja. Un immeuble colonial à la façade décrépite, avec un balcon de fer forgé qui menaçait de s’effondrer et des volets verts que le soleil avait délavés jusqu’à l’os.
Un espion de trop — Chapitres 6 à 10
Neville n’était pas entré dans une église depuis l’enterrement de sa mère, en 1949. Huit ans. Il avait oublié l’odeur — cette odeur d’encens, de cire fondue et de pierre froide qui était la même partout, de Shrewsbury à La Havane, comme si toutes les églises du monde partageaient le même parfum ancestral.
Un espion de trop — Chapitres 1 à 5
Neville Plunkett occupait toujours la même place au bar du Nacional — la dernière à gauche, celle qui donnait sur les jardins et permettait d’observer le va-et-vient du hall sans en avoir l’air. C’était une place de guetteur, aurait-on pu dire, si Neville Plunkett avait été le genre d’homme à guetter quoi que ce soit.
Hôtel de la plage — Troisième partie
Il y a un moment, dans chaque été, où le temps bascule.
Hôtel de la plage — Deuxième partie
Elle s’appelait Katell Le Bihan.
Hôtel de la plage — Première partie
Je ne sais pas pourquoi je suis revenu.
Indian Goods — Sixième partie
26 mai 1949, matin. Le soleil se leva sur un monde transformé. Chen sortit du Cathay à l’aube, clignant des yeux dans la lumière grise. Le Bund qu’il connaissait avait disparu. À sa place, une scène irréelle : des centaines — non, des milliers — de soldats de l’Armée populaire de libération, allongés sur les trottoirs, endormis.
Indian Goods — Cinquième partie
Mai 1949. Les communistes encerclèrent Shanghai dans les premiers jours de mai. On entendait le canon au loin — un grondement sourd qui roulait depuis les faubourgs comme un orage qui approche.
Indian Goods — Quatrième partie
Février 1949. L’appartement était situé au troisième étage d’un immeuble de la rue Maoming, dans un quartier tranquille de la Concession française. Luo l’y attendait, assis derrière une table couverte de papiers.
Indian Goods — Troisième partie
Janvier 1949. Le message arriva un matin, glissé sous la porte de l’appartement. Une feuille de papier pliée en quatre, sans enveloppe, sans signature. Chen la ramassa avec méfiance, la déplia. Quelques caractères tracés au pinceau, d’une main élégante.
Indian Goods — Deuxième partie
Novembre 1948. L’appartement de Chen occupait le deuxième étage d’un immeuble de la rue Joffre, dans la Concession française. Deux pièces — un salon qui servait aussi de bureau, une chambre à coucher — séparées par un couloir étroit où s’alignaient des étagères de livres.
Indian Goods — Première partie
Octobre 1948. La brume montait du Huangpu comme une haleine de malade. Chen Weiming traversa le lobby du Cathay Hotel en rajustant le col de son manteau, les semelles de ses chaussures claquant sur le marbre dans un silence inhabituel.
Tvøst — Dimanche
Il plut. Pour la première fois de la semaine, il plut. Pas la bruine féroïenne habituelle — ce crachin horizontal que le vent transforme en aiguilles et qui n’est ni de la pluie ni du brouillard mais quelque chose entre les deux, une humidité guerrière — non, une vraie pluie.
Tvøst — Vendredi et samedi
Il n’eut pas besoin du SMS. Il le sut en se réveillant. Quelque chose dans l’air — pas le vent, pas le silence, quelque chose d’autre, une vibration, une fréquence que son corps captait avant son esprit, comme les chiens sentent l’orage une heure avant qu’il n’éclate.
Tvøst — Mercredi et jeudi
Le vent changea pendant la nuit. Bárður le sut avant de le sentir — il le sut parce que l’hôtel changea de voix. Les bâtiments, aux Féroé, sont des instruments.



