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Bow-wood, Stei­ner 1948

C'est un fauteuil qui fait partie de mon passé, de ma chambre de jeune garçon. Je l'ai placé près de la fenêtre, tournant le dos à la lumière pour pouvoir y lire tranquillement dans un confort rare. Lire Rick Bass ou regarder les premiers épisodes des X-files en...

Gram­maire de l’ornement

Livre de référence des arts décoratifs, la Grammaire de l'ornement d'Owen Jones oublié en 1856 est une importante source d'inspiration dans le domaine du graphisme. Jones est un des pionniers de la chromolithographie, un procédé qui donna naissance à l'offset que l'on...

Topo­li­no

Née en 1936 pour révolutionner le marché de l'automobile italien, la Topolino n'est plus ni moins que l'ancêtre de la Fiat 500 A. Son arrivée devait s'imposer au même titre que la Morris 8 au Royaume-Uni et la Volkswagen en Allemagne et même si elle a été produite à...

50 ans d’ex­plo­ra­tion spatiale

Sean McNaughton est l'auteur d'une superbe carte stylisée symbolisant les 50 dernières années en terme d'exploration spatiale. Visible en très grand sur le site du National Geographic. A découvrir en rêvassant et en écoutant de la musique sur Motel de Moka.

Data visua­li­za­tion

Parfois, l"information passe par le visuel (Cf formations dispensées aux chefs de projet, loi de Parkinson, etc.). Et le visuel est l'un des meilleurs médiums pour une forme qui se rapproche de l'art. Quelques superbes exemples de visualisation de l'information sur...

Trois objets dans la pyra­mide de Khéops

Un cro­chet de cuivre, une boule de pierre, un frag­ment de cèdre : le seul butin jamais tiré de l’in­té­rieur de la Grande Pyra­mide. Récit d’une dis­per­sion qui va d’une nuit de 1872, à la bou­gie, jus­qu’à une boîte à cigares oubliée dans les réserves d’un musée écossais.

Palimp­sestes sacrés : ces édi­fices qui ont chan­gé de dieu

Il existe une caté­go­rie de bâti­ments qui ne se laissent jamais réduire à une seule his­toire. On y entre pour prier un dieu et l’on y devine, sous la chaux, sous les tapis, der­rière les rideaux, la trace obs­ti­née d’un autre.

Ulu­bu­run : le navire qui a cou­lé avec tout un monde à son bord

Vers 1320 avant notre ère, un bateau de quinze mètres sombre au large de la côte lycienne avec dix tonnes de cuivre, une tonne d’é­tain, du verre bleu cobalt, de l’i­voire d’hip­po­po­tame, de l’ambre de la Bal­tique et un sca­ra­bée d’or au nom de Néfertiti.

La Lycie, Keko­va et Sime­na, ou la plus belle nécro­pole du monde

Il faut arri­ver à Keko­va par la mer. C’est la seule entrée digne de ce nom, la seule qui res­pecte la logique du lieu. On embarque à Üçağız ou à Kaş, sur l’un de ces cabo­teurs de bois qu’on appelle ici gulet, et très vite le monde se réor­ga­nise : la côte se hérisse, se découpe, se replie sur elle-même en une suc­ces­sion de criques et de presqu’îles.

La pourpre de Tyr : Douze mille coquillages pour un gramme et demi

L’his­toire com­mence par un chien, ce qui est déjà un mau­vais pré­sage pour la rigueur his­to­rique. Le chien appar­tient à Mel­qart — Héra­clès pour les Grecs, qui ont tou­jours eu la manie de tra­duire les dieux des autres comme on tra­duit une facture.

Tous les empe­reurs romains d’O­rient #2

İzn­ik fait des car­reaux. C’est une petite ville turque au bord d’un lac plat, on y vend des assiettes à tou­ristes sous les pla­tanes, et il y a autour d’elle une muraille romaine de cinq kilo­mètres, avec ses tours et ses portes triples, qui enferme aujourd’­hui des ver­gers. On entre en ville par un arc de triomphe. Il n’y a rien derrière.

Tous les empe­reurs romains d’O­rient #1

Il reste du monas­tère de Stou­dios quatre murs et un sol. On y entre par une porte de grillage, dans un quar­tier d’Is­tan­bul où les chats sont maigres et où per­sonne ne monte, et l’on tombe sur une basi­lique sans toit dont le pave­ment de marbre conti­nue de des­si­ner, sous l’herbe sèche, des cercles et des tresses que plus per­sonne ne foule. C’est le plus vieux bâti­ment chré­tien de la ville. Il a ser­vi mille ans.

Tous les empe­reurs de Rome

Il y a, dans l’ar­rière-bou­tique d’un numis­mate de la rue de Riche­lieu, un meuble à tiroirs plats qui sent la cire et la pous­sière chaude. Le mar­chand tire le troi­sième du haut et le pose sur le comp­toir sans un mot, comme on sert un plat. Cent alvéoles de feutre vert.

Saint-Étienne, la lan­terne de Dieu

On arrive à Metz comme on arrive dans les villes de fron­tière : avec une légère hési­ta­tion dans le pas, une incer­ti­tude sur la langue qu’on va entendre, sur la pierre qu’on va toucher.

Balade mes­sine

Il y a une chose que l’on remarque à Metz avant même de sor­tir de la gare : la cou­leur change. Pas la lumière, pas le ciel — la pierre. On arrive depuis Nan­cy dans un train qui longe la Moselle et ses vil­lages aux façades cou­leur miel, on des­cend sur le quai, et brus­que­ment on se retrouve sous une voûte de grès gris pâle, presque froide, aux reflets légè­re­ment bleu­tés selon l’heure.