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Por­traits de sul­tans vénitiens

Exé­cu­tés par un peintre ano­nyme de Vérone un peu avant 1580, ces repré­sen­ta­tions des sul­tans otto­mans de l’é­poque de la Renais­sance ont été réa­li­sées à la demande du Grand Vizir Sokol­lu Meh­met Paşa et sont expo­sées à Venise. On sait que l’au­teur, depuis son ate­lier ita­lien, pei­gnit les por­traits des sul­tans sans même avoir mis le pied à Istanbul…

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Moka au bar à l’aube de l’hi­ver flamboyant

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Pho­to © Kons­tan­ti­nos Kazantzoglou

Les portes de l’é­té se sont refer­mées depuis long­temps déjà. Bou­clées, triple-bou­clées à triple-tour et rien ne pour­ra plus les ouvrir jus­qu’au pro­chain cycle. Le soir on peut sen­tir l’o­deur des pre­miers feux de bois dans les chau­mières, l’ombre de l’hi­ver s’as­seoir sur le pay­sage, naï­ve­ment, comme un majes­tueux génie sans mau­vaises intensions.
La lumière fuit, relayée aux mystères.
J’empêche le vent de ren­trer, je mets de l’é­toupe dans les inter­stices et tant pis si les mau­vaises herbes poussent des­sus, on les reti­re­ra le prin­temps venu. Je jette des pages et des pages sur la cou­ver­ture de mon lit pour me sen­tir bien, pour sen­tir la cha­leur m’en­va­hir, l’o­deur du bois et de la pein­ture fraîche appor­tant un renou­veau dans mon environnement.
On pour­rait vivre loin de tout, fina­le­ment, que per­sonne ne vien­drait vous y cher­cher. A se deman­der si on a remar­qué votre pré­sence… Je tiens à nou­veau mon jour­nal, des fois que quelque chose sur­vienne, mais sachez-le, plus grand-chose ne pour­ra m’atteindre…

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Lun­gar­no e Oltrar­no – Car­net de voyage à Flo­rence 6 — Du bap­tême au che­min de croix

Lun­gar­no e Oltrar­no – Car­net de voyage à Flo­rence 6 — Du bap­tême au che­min de croix

Épi­sode pré­cé­dent : Lun­gar­no e Oltrar­no – Car­net de voyage à Flo­rence 5 – La croix et l’étoile

Florence - jour 3 - 022 - Battistero san Giovanni

Ce same­di matin, je me réveille plu­tôt tard. J’ai l’im­pres­sion que le fait de mar­cher me courbe de fatigue, mais une fois ma nuit ter­mi­née, je reprends du poil de la bête et je suis à nou­veau d’at­taque. Ce matin, j’ai pour pro­jet de visi­ter le bap­tis­tère Saint-Jean (bat­tis­te­ro di San Gio­van­ni), qui comme son nom l’in­dique est dédié à l’é­van­gé­liste Jean. C’est un monu­ment de taille assez réduite com­pa­ré à ce qui se trouve autour, notam­ment le Duo­mo, mais son ori­gine est assez ancienne. On construit rare­ment un bâti­ment chré­tien sans rai­son et sur­tout en ce qui concerne le lieu, on pro­cède géné­ra­le­ment par éli­mi­na­tion. Construire par-des­sus est un exer­cice que les Chré­tiens connaissent bien et en l’oc­cur­rence, c’est ici au-des­sus des restes d’un temple dédié à Mars (rien ne vaut l’en­fouis­se­ment des anciennes croyances pour les absoudre) que le bap­tis­tère fut construit, mais à l’o­ri­gine comme simple cathé­drale. L’as­pect qu’il revêt aujourd’­hui date du XIIème siècle, avec ses marbres de façade et son plan octo­go­nal. La signi­fi­ca­tion du plan octo­go­nal prend tout son sens au regard du chiffre 7. On sait que le chiffre 7 est rela­tif aux 6 jours durant les­quels Dieu créa le monde, le sep­tième étant, selon des sources bien ren­sei­gnées, le jour où le Créa­teur se repo­sa d’a­voir mis tout ceci en chan­tier. Le chiffre sym­bo­lique 8 est rela­tif à ce hui­tième jour, qui n’est ni plus ni moins que le jour du Juge­ment Der­nier ; si je compte bien, nous sommes tou­jours dans le sep­tième jour, donc jour de repos… Vue de l’es­prit… (more…)

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Lun­gar­no e Oltrar­no – Car­net de voyage à Flo­rence 5 – La croix et l’étoile

Lun­gar­no e Oltrar­no – Car­net de voyage à Flo­rence 5 – La croix et l’étoile

Épi­sode pré­cé­dent : Lun­gar­no e Oltrar­no – Car­net de voyage à Flo­rence 4 – L’errance

Flo­rence est une ville qui per­met qu’on se perde sans avoir peur, sans craindre quoi que ce soit. Je ne sais pas ce qui pour­rait être le pire à Flo­rence. Ce midi là, en sor­tant du res­tau­rant, l’es­to­mac gon­flé de pro­duits du crû, l’air un peu per­du et absent, encore un peu absor­bé par les vapeurs du spu­mante, je passe par la Piaz­za del­la Signo­ria et je m’é­clipse dans les petites rues. Je n’ai aucun but pour cet après-midi, rien de spé­cial, quelques idées qui traînent ça et là.
Je me retrouve au pied de la Badia fio­ren­ti­na dans laquelle je suis entré la veille pour retrou­ver cette impres­sion de paix qui m’a sai­si. La lumière entre par des fenêtres hautes qui donne au lieu une touche irréelle, quelque chose du divin qui vien­drait s’in­ter­po­ser entre l’é­glise et moi. Je m’as­sois là quelques ins­tants pour goû­ter ce silence qui n’existe nulle part ailleurs sur terre.

Florence - jour 2 - 063 - Badia fiorentina (more…)

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