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Une autre année

L'année se referme doucement. L'année 2009 se replie comme une feuille, un in duodecimo infini et disparait au fur et à mesure que les heures frappent sur le cadran. Il est encore un peu tôt pour dire ses vœux mais je prends les devants, en ne vous la souhaitant pas...

Une année de lecture

La fin de l'année est propice aux bilans. Bilan comptable, bilan de santé, bilan personnel... Généralement, on y dit ce qui retenu notre attention, ce qui nous a plu, ce qui nous a choqué, les bonnes choses qui sont arrivées ou les déboires, on regarde derrière soi...

Klaus­ja­gen à Küss­nacht am Rigi

Saint-Nicolas en Europe - 2 Küssnacht est une petite ville du canton de Schwytz (canton aux très belles armoiries), au bord du lac des Quatre Cantons dans laquelle se déroule une étrange procession, le soir du 5 décembre, la veille de la Saint-Nicolas ; le Klausjagen,...

Time

Ceci est un intermède musical, avec un morceau emblématique, un des plus beaux de tous, d'un des albums les plus vendus de toute l'histoire. Pour vous remettre de vos émotions, quelles qu'elles soient... Time, Dark side of the moon, 1973...

Hôtel de l’Océan

L'Atlantique est pour moi comme un immense refuge aux visages multiples, comme une frontière entre l'imaginaire le plus subtil et des pays aussi différents que charmants. Où qu'il soit, je me plie à ses caprices et prend de lui tout ce qu'il peut me donner. Quelques...

La liber­té enfin…

Voilà, c'en est fini de l'ancien blog. Un boulet derrière, des sacs d'ordure à jeter aux orties... Comme un fil à la patte enfin coupé. Comment ? De quoi parlé-je ? De rien. Rien du tout, c'est du passé. Et puis tout commence.

Le nuage volant

Si je suis là, c'est uniquement parce que j'aime avant tout penser à ce que l'image du monde est prête à me donner. Je ne fais plus partie du clan des pessimistes et à présent, je me plais à regarder l'horizon, sur l'océan, là où les brumes paraissent se dissiper dans...

La fosse aux cobras — Cha­pitres 9 à 12

Elle arri­va un ven­dre­di de février, par la porte vitrée, avec un sac à dos trop gros pour son corps et un car­net Moles­kine ser­ré contre sa poi­trine comme un bouclier.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 5 à 8

Il arri­va un jeu­di de décembre, par le vol de Franc­fort, avec deux valises, un sac en ban­dou­lière bour­ré de cahiers et une barbe de trois jours qui lui don­nait l’air d’un homme qui a ces­sé de se sou­cier de son appa­rence depuis suf­fi­sam­ment long­temps pour que cette négli­gence soit deve­nue un style.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 1 à 4

Le pla­teau n’é­tait pas en argent. Étain, peut-être, ou un alliage que per­sonne n’a­vait jamais su nom­mer, mais Nong l’ap­pe­lait le pla­teau d’argent parce que c’é­tait ain­si que le Dr. Henn l’a­vait appe­lé la pre­mière fois, en 1974, quand elle avait dix-huit ans et ne com­pre­nait pas un mot d’anglais.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 7 à 10

Le mer­cre­di, ils firent l’a­mour. Ce ne fut pas bru­tal, ce ne fut pas lent — ce fut quelque chose entre les deux, quelque chose qui avait la pré­ci­sion d’un geste répé­té mille fois en pen­sée et la mal­adresse d’un geste accom­pli pour la pre­mière fois.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 4 à 6

Il faut remon­ter. Il faut quit­ter jan­vier 2011, quit­ter la pous­sière du Majes­tic et les sirènes et les vidéos trem­blantes sur les écrans de télé­phone, il faut remon­ter le temps comme on remonte un escalier

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 1 à 3

La pluie de jan­vier à Tunis n’est pas une vraie pluie. C’est autre chose — un voile gris, tiède encore, qui tombe sans convic­tion sur les façades de l’a­ve­nue de Paris et donne aux trot­toirs cet éclat trouble.

Sai­son humide — Cin­quième partie

Il avait plu toute la nuit. Une pluie régu­lière, obs­ti­née, sans colère — pas un orage, pas un déluge, juste la mous­son dans sa ver­sion la plus pure, la plus constante : un rideau d’eau conti­nu qui tom­bait du ciel comme si le ciel avait déci­dé de se vider et n’a­vait fixé aucune date limite.

Sai­son humide — Qua­trième partie

L’homme s’ap­pe­lait Del­vaux. Ou Devaux. Ou quelque chose comme ça — il mar­mon­nait son nom dans sa barbe comme s’il n’y tenait plus, comme si le nom n’é­tait qu’un vête­ment usé qu’on porte encore par habitude.

Sai­son humide — Troi­sième partie

Ils prirent l’ha­bi­tude des temples à midi. C’é­tait l’heure morte de Luang Pra­bang, l’heure où la cha­leur attei­gnait son paroxysme et où la ville entière se repliait sur elle-même comme un ani­mal qui cherche l’ombre.

Sai­son humide — Deuxième partie

La pluie avait un voca­bu­laire. Il leur fal­lut quelques jours pour l’ap­prendre, mais ils l’ap­prirent — non pas avec la tête, mais avec le corps, les oreilles, la peau.