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Vénus et autres Vénus

Moins connues que leurs consœurs, elles sont néanmoins représentatives de leur époque et d'un art hautement avancé, capable d'invention et d'une stylisation très poussée. Revue de détail de ces femmes venues de la préhistoire, qu'on a souvent appelé "Vénus" pour...

Sept femmes (Vénus du gravettien)

De mémoire d'humain, les premières représentations humaines retrouvées parmi les fouilles archéologiques du paléolithique supérieur ne sont pas des représentations masculines, mais bel et bien féminines. On pourrait être amené à croire que l'être humain, dans le...

Haydn, sonate 28

Parfois, au détour d'une écoute hasardeuse dans la lumière ténébreuse d'un jour pluvieux de décembre, un petit bijou, au clavecin. Pour une fois, je trouve le jeu peu agressif et le son du clavecin clair, un peu étouffé, sensuel. Une des nombreuses sonates de Franz...

Pré­mices du style (l’a­ni­mal aurignacien)

L'histoire de l'art commence avec ce moment très particulier où l'être humain ne fait plus simplement des images de sa perception une représentation, mais à partir du moment où il le représente en en simplifiant les formes ou en les rendant plus belles dans un but...

Karl Bar­tos — Live cinema

Bartos est un nom qu'on n'oublie pas, surtout lorsqu'il vient se produire à deux pas de chez vous, au centre des arts d'Enghien-les-bains. Il ne fait pas partie du noyau fondateur de Kraftwerk, le groupe pionnier en matière de musique électronique créé par Ralf Hütter...

Mots d’un voca­bu­laire oublié IX

Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet 10ème volet Grecquage Le grecquage est une des étapes du processus de la reliure. Elle...

La Ménade de Scopas

Elle vient de la terre, des profondeurs sacrées de la terre de Grèce et des arcanes du IVè siècle avant Jésus-Christ. Nées des orgies de Dionysos, les Ménades sont des femmes possédées personnifiant les esprits sauvages de la nature. Vêtues de peaux de bêtes, d'un...

La pre­mière femme nue

On dit de l'Aphrodite de Cnide qu'elle est la première représentation nue d'une femme en Occident. Plus qu'une statue en particulier, c'est un modèle de statues posant dans un style à part, défini par le sculpteur Praxitèle dans un mouvement de modernisation des...

La fosse aux cobras — Cha­pitres 9 à 12

Elle arri­va un ven­dre­di de février, par la porte vitrée, avec un sac à dos trop gros pour son corps et un car­net Moles­kine ser­ré contre sa poi­trine comme un bouclier.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 5 à 8

Il arri­va un jeu­di de décembre, par le vol de Franc­fort, avec deux valises, un sac en ban­dou­lière bour­ré de cahiers et une barbe de trois jours qui lui don­nait l’air d’un homme qui a ces­sé de se sou­cier de son appa­rence depuis suf­fi­sam­ment long­temps pour que cette négli­gence soit deve­nue un style.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 1 à 4

Le pla­teau n’é­tait pas en argent. Étain, peut-être, ou un alliage que per­sonne n’a­vait jamais su nom­mer, mais Nong l’ap­pe­lait le pla­teau d’argent parce que c’é­tait ain­si que le Dr. Henn l’a­vait appe­lé la pre­mière fois, en 1974, quand elle avait dix-huit ans et ne com­pre­nait pas un mot d’anglais.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 7 à 10

Le mer­cre­di, ils firent l’a­mour. Ce ne fut pas bru­tal, ce ne fut pas lent — ce fut quelque chose entre les deux, quelque chose qui avait la pré­ci­sion d’un geste répé­té mille fois en pen­sée et la mal­adresse d’un geste accom­pli pour la pre­mière fois.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 4 à 6

Il faut remon­ter. Il faut quit­ter jan­vier 2011, quit­ter la pous­sière du Majes­tic et les sirènes et les vidéos trem­blantes sur les écrans de télé­phone, il faut remon­ter le temps comme on remonte un escalier

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 1 à 3

La pluie de jan­vier à Tunis n’est pas une vraie pluie. C’est autre chose — un voile gris, tiède encore, qui tombe sans convic­tion sur les façades de l’a­ve­nue de Paris et donne aux trot­toirs cet éclat trouble.

Sai­son humide — Cin­quième partie

Il avait plu toute la nuit. Une pluie régu­lière, obs­ti­née, sans colère — pas un orage, pas un déluge, juste la mous­son dans sa ver­sion la plus pure, la plus constante : un rideau d’eau conti­nu qui tom­bait du ciel comme si le ciel avait déci­dé de se vider et n’a­vait fixé aucune date limite.

Sai­son humide — Qua­trième partie

L’homme s’ap­pe­lait Del­vaux. Ou Devaux. Ou quelque chose comme ça — il mar­mon­nait son nom dans sa barbe comme s’il n’y tenait plus, comme si le nom n’é­tait qu’un vête­ment usé qu’on porte encore par habitude.

Sai­son humide — Troi­sième partie

Ils prirent l’ha­bi­tude des temples à midi. C’é­tait l’heure morte de Luang Pra­bang, l’heure où la cha­leur attei­gnait son paroxysme et où la ville entière se repliait sur elle-même comme un ani­mal qui cherche l’ombre.

Sai­son humide — Deuxième partie

La pluie avait un voca­bu­laire. Il leur fal­lut quelques jours pour l’ap­prendre, mais ils l’ap­prirent — non pas avec la tête, mais avec le corps, les oreilles, la peau.