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Dernières nouvelles du mondeSaison humide — Cinquième partie
Il avait plu toute la nuit. Une pluie régulière, obstinée, sans colère — pas un orage, pas un déluge, juste la mousson dans sa version la plus pure, la plus constante : un rideau d’eau continu qui tombait du ciel comme si le ciel avait décidé de se vider et n’avait fixé aucune date limite.
Saison humide — Quatrième partie
L’homme s’appelait Delvaux. Ou Devaux. Ou quelque chose comme ça — il marmonnait son nom dans sa barbe comme s’il n’y tenait plus, comme si le nom n’était qu’un vêtement usé qu’on porte encore par habitude.
Saison humide — Troisième partie
Ils prirent l’habitude des temples à midi. C’était l’heure morte de Luang Prabang, l’heure où la chaleur atteignait son paroxysme et où la ville entière se repliait sur elle-même comme un animal qui cherche l’ombre.
Saison humide — Deuxième partie
La pluie avait un vocabulaire. Il leur fallut quelques jours pour l’apprendre, mais ils l’apprirent — non pas avec la tête, mais avec le corps, les oreilles, la peau.
Saison humide — Première partie
ls avaient couru. Pendant des mois ils avaient couru et c’était devenu si naturel, cette course, que leurs corps ne savaient plus distinguer la fatigue de la vie elle-même.
Casino Thermal — Chapitres 9 à 12
Le plan était simple. Les plans simples sont les meilleurs et les plus dangereux, parce qu’ils laissent moins de place à l’erreur et aucune à l’excuse.
Casino Thermal — Chapitres 5 à 8
Il appela Voronov le lendemain matin, depuis le lobby, sur son propre téléphone. Un appel professionnel, transparent, traçable. Un interprète qui rend service à une collègue anglaise.
Casino Thermal — Chapitres 1 à 4
Le câble courait sur le marbre comme un serpent mort. Un gros câble noir, gainé de ruban adhésif gris, qui traversait le lobby du Grand Hotel Pupp en diagonale, passait sous le tapis persan que six générations de Pupp avaient foulé.
Au-dessus de mes cendres — Chapitres 9 à 12
Le treizième jour, il retourna au mausolée de Pahlavon Mahmud. De nuit. Il ne l’avait pas prévu.
Au-dessus de mes cendres — Chapitres 5 à 8
Orzou-bibi ne regardait pas le métier. Ses yeux — presque fermés, deux fentes sombres dans un réseau de rides — étaient tournés vers la fenêtre haute de la cellule, vers la lumière qui n’entrait pas vraiment, ou pas assez pour voir quoi que ce soit.
Au-dessus de mes cendres — Chapitres 1 à 4
Le taxi sentait la pomme. Pas une vraie pomme — une de ces petites cartes en carton suspendues au rétroviseur, vert fluo, qui dégagent un parfum chimique de verger synthétique.
Le dernier pays libre — Chapitres 9 à 13
L’invitation arriva par un billet manuscrit, glissé sous la porte de la chambre 214. Papier crème, écriture élégante, encre noire.
Le dernier pays libre — Chapitres 5 à 8
Le ministère de la Culture afghan occupait un bâtiment sans grâce dans le quartier de Shahr‑e Naw, à dix minutes à pied du Kabul Grand Hotel.
Le dernier pays libre — Chapitres 1 à 4
Le taxi s’arrêta devant le Kabul Grand Hotel à quatre heures de l’après-midi, quand la lumière de Kaboul atteint cette qualité particulière qu’on ne trouve nulle part ailleurs.
Le bar du Coquart — Chapitres 9 à 13
Il est entré un vendredi soir de la troisième semaine d’août, et j’ai su tout de suite que ce n’était pas un client ordinaire.




