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Phâl­gu­not­sa­va

C'est la fête qui marque l'équinoxe de printemps chez les Hindous. En Inde, on participe activement à Holî en se barbouillant de pigments, dans une débauche de couleurs démesurée. Chaque couleur a  une signification: le vert pour l'harmonie, l'orange pour l'optimisme,...

Estuaire de Jade

Il existe en Allemagne un endroit qui s'appelle Jadebusen, l'estuaire de Jade ou Jahde, une baie apparue après l'érosion des barrières côtières après les tempêtes entre le XIIIè et le XVIè siècle et au bord de laquelle se trouve la ville de Wilhelmshaven. Plus de...

Kom ash-Shu­q­qa­fa

Imaginez-vous marcher dans les rues d'Alexandrie en 1900 derrière un âne. L'âne marche d'un air débonnaire et soudain disparait de l'horizon, englouti par un trou béant qui s'est ouvert sous son poids. C'est apparemment le scénario qui s'est déroulé le jour où ont été...

Deät Lun

Photo © Stephan Ohlsen Dans la langue vernaculaire, le Héligolandais (Halunder), on l'appelle simplement la terre, deät Lun. Helgoland est un tout petit archipel composé de deux îles dont la superficie totale est de 4,2Km² et abrite quelques 1650 habitants. L'île,...

Xuan Kong Si

Sur la route de Datong en Chine, dans la province du Shanxi se trouve le monastère bouddhiste de Xuan Kong Si ou Heng Shang (localisation). Datant du VIIè siècle, il a été élevé sur la paroi à cinquante mètres du sol pour éviter les crues de la rivière qui se trouve...

Nivose entre ombre et lumière

Quelques jours à la montagne sur la commune de Bellevaux (Haute-Savoie), des jours pleins d'une saine fatigue et parfois d'instants de panique dans la neige tombant par paquets entiers, battue par le vent. Sur les versants de ces contreforts des Alpes avec en toile de...

Codex Dres­den­sis

Le très excellent blog Bibliodyssey, spécialisé dans l'art de l'illustration et les documents anciens et qui a pour habitude d'alimenter abondamment d'images chacun de ses billets, vient de publier un très bel article sur le Codex de Dresde qui a fait coulé tant...

La fosse aux cobras — Cha­pitres 9 à 12

Elle arri­va un ven­dre­di de février, par la porte vitrée, avec un sac à dos trop gros pour son corps et un car­net Moles­kine ser­ré contre sa poi­trine comme un bouclier.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 5 à 8

Il arri­va un jeu­di de décembre, par le vol de Franc­fort, avec deux valises, un sac en ban­dou­lière bour­ré de cahiers et une barbe de trois jours qui lui don­nait l’air d’un homme qui a ces­sé de se sou­cier de son appa­rence depuis suf­fi­sam­ment long­temps pour que cette négli­gence soit deve­nue un style.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 1 à 4

Le pla­teau n’é­tait pas en argent. Étain, peut-être, ou un alliage que per­sonne n’a­vait jamais su nom­mer, mais Nong l’ap­pe­lait le pla­teau d’argent parce que c’é­tait ain­si que le Dr. Henn l’a­vait appe­lé la pre­mière fois, en 1974, quand elle avait dix-huit ans et ne com­pre­nait pas un mot d’anglais.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 7 à 10

Le mer­cre­di, ils firent l’a­mour. Ce ne fut pas bru­tal, ce ne fut pas lent — ce fut quelque chose entre les deux, quelque chose qui avait la pré­ci­sion d’un geste répé­té mille fois en pen­sée et la mal­adresse d’un geste accom­pli pour la pre­mière fois.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 4 à 6

Il faut remon­ter. Il faut quit­ter jan­vier 2011, quit­ter la pous­sière du Majes­tic et les sirènes et les vidéos trem­blantes sur les écrans de télé­phone, il faut remon­ter le temps comme on remonte un escalier

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 1 à 3

La pluie de jan­vier à Tunis n’est pas une vraie pluie. C’est autre chose — un voile gris, tiède encore, qui tombe sans convic­tion sur les façades de l’a­ve­nue de Paris et donne aux trot­toirs cet éclat trouble.

Sai­son humide — Cin­quième partie

Il avait plu toute la nuit. Une pluie régu­lière, obs­ti­née, sans colère — pas un orage, pas un déluge, juste la mous­son dans sa ver­sion la plus pure, la plus constante : un rideau d’eau conti­nu qui tom­bait du ciel comme si le ciel avait déci­dé de se vider et n’a­vait fixé aucune date limite.

Sai­son humide — Qua­trième partie

L’homme s’ap­pe­lait Del­vaux. Ou Devaux. Ou quelque chose comme ça — il mar­mon­nait son nom dans sa barbe comme s’il n’y tenait plus, comme si le nom n’é­tait qu’un vête­ment usé qu’on porte encore par habitude.

Sai­son humide — Troi­sième partie

Ils prirent l’ha­bi­tude des temples à midi. C’é­tait l’heure morte de Luang Pra­bang, l’heure où la cha­leur attei­gnait son paroxysme et où la ville entière se repliait sur elle-même comme un ani­mal qui cherche l’ombre.

Sai­son humide — Deuxième partie

La pluie avait un voca­bu­laire. Il leur fal­lut quelques jours pour l’ap­prendre, mais ils l’ap­prirent — non pas avec la tête, mais avec le corps, les oreilles, la peau.