Le train de Taurus entra en gare d’Alep avec trois heures de retard, ce qui n’étonna personne. Mathilde Verdier descendit sur le quai dans la lumière déclinante de novembre, sa valise à la main, son sac de travail en bandoulière. Elle portait un tailleur gris qui avait été élégant au départ de Beyrouth et qui ne l’était plus.

