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Ubud sto­ries #7 : Pura Taman Kemu­da Saras­wa­ti — Des monstres, des lotus et le Barong

Ubud sto­ries #7 : Pura Taman Kemu­da Saras­wa­ti — Des monstres, des lotus et le Barong

Ma déam­bu­la­tion dans la petite ville d’U­bud se pour­suit, pour cette pre­mière jour­née dans la touf­feur et la fatigue, sous un soleil qui hésite par­fois à se frayer un pas­sage au tra­vers d’une épaisse couche de nuages. Je dois d’a­bord pas­ser par le mar­ché pour m’a­che­ter un sarong (mot d’o­ri­gine malaise qui signi­fie “étui”), une pièce de tis­su qu’il suf­fit d’at­ta­cher sur elle-même par un nœud autour de la taille. 

Ko Pha Ngan sto­ries #2 : Baan Cha­lok Lam

Ko Pha Ngan sto­ries #2 : Baan Cha­lok Lam

Baan Cha­lok Lam. On dit aus­si Cha­lok­lum. Voi­ci le finis­tère de Koh Pha Ngan, un finis­tère en forme de crois­sant de lune s’enfonçant dans une val­lée au pied d’un des points culmi­nants, une mon­tagne où les nuages char­gés d’eau s’accrochent et finissent par se vider au-des­sus du vil­lage de pécheurs.

Ubud sto­ries #3 : L’en­fer émeraude

Ubud sto­ries #3 : L’en­fer émeraude

Plu­tôt que des car­nets de voyages, une pho­to, quelques mots, une ambiance, un moment pri­vi­lé­gié… Comme par hasard, dès qu’on s’éloigne un peu de la foule mas­sée autour des singes, il n’y a plus per­sonne. Il n’y a plus rien, c’est comme si le monde avait ses fron­tières aux limites de ce qui est écrit dans les guides touristiques.

Les mines d’or de Nubie

Il faut se défaire tout de suite d’une idée : dans une mine d’or antique, il n’y a pas d’or. Ce qui reste, ce qui jonche le sol par tonnes et qu’on voit de loin, c’est la roche broyée. Des amon­cel­le­ments de quartz pilé, blanc, presque lumi­neux quand le soleil est bas, éta­lés en cônes et en langues sur des cen­taines de mètres au fond des ouadis.

Le Mont Athos : mille ans de répu­blique monastique

À Nea Roda, au fond du golfe, la route tra­verse une bande de terre si basse et si plate qu’on la fran­chit sans y pen­ser. Deux kilo­mètres de roseaux, de sel et de ter­rains vagues, des poteaux élec­triques, quelques serres.

Le som­meil de Phi­lippe — Hié­ra­po­lis, la ville sainte au-des­sus des enfers

On arrive à Hié­ra­po­lis par le blanc. C’est un blanc qui ne res­semble à rien de ce que l’on connaît, ni la neige, ni le sel, ni la chaux, un blanc miné­ral et tiède qui monte du fond de la val­lée du Lycos comme une lèpre magni­fique, et que les Turcs, avec ce génie qu’ils ont pour nom­mer les choses en les ren­dant domes­tiques, ont appe­lé Pamuk­kale, le châ­teau de coton.

Les citernes de Constan­ti­nople, une capi­tale sans fleuve

Tout le monde connaît la Citerne Basi­lique, ses colonnes noyées et ses Méduses ren­ver­sées. Mais Constan­ti­nople fut bâtie sur des dizaines de réser­voirs, dont la plu­part dorment encore sous les bou­tiques, sous les stades, sous les pota­gers de Fatih. Enquête dans une capi­tale qui a pas­sé seize siècles à rete­nir de l’eau qu’elle n’a­vait pas.

L’or du Pactole

Il y a des civi­li­sa­tions qui ont tout inven­té et qu’on a presque oubliées. La Lydie est de celles-là. Deman­dez autour de vous : on connaît Cré­sus, mais comme on connaît Pic­sou — un nom deve­nu adjec­tif, une richesse pro­ver­biale déta­chée de toute géo­gra­phie, de toute chair, de toute poussière.

Palerme aux trois langues

Il faut lever la tête, et il faut le faire long­temps, parce que la nuque pro­teste et que la lumière de la Cha­pelle Pala­tine est avare. On finit par dis­tin­guer, au-des­sus des mosaïques byzan­tines et de leur or immo­bile, un pla­fond de bois qui n’a rien à faire là.

Les jar­dins de thé d’Is­tan­bul, géo­gra­phie de l’heure suspendue

C’est d’a­bord un son. Une petite cuillère qui tourne dans un verre, quelque part sous les pla­tanes, et le tin­te­ment clair du métal contre la paroi mince. On l’en­tend avant de voir quoi que ce soit. Il tra­verse le feuillage, se mêle au cri des mouettes, au ron­fle­ment loin­tain d’un vapur qui accoste.

Les stèles du tophet de Carthage

Salamm­bô est une ban­lieue de Tunis comme il y en a par­tout sur cette côte : des vil­las basses aux volets déco­lo­rés, des bou­gain­vil­lées qui débordent des murets, la ligne du TGM qui file vers La Mar­sa avec un bruit de fer­raille patiente, et l’o­deur du sel qui monte dès qu’on tourne le dos à la rue.

Qala­wun, ou le tom­beau de l’es­clave aux mille dinars

Rue al-Mu’izz, Le Caire. Un sul­tan kipt­chak, un hôpi­tal pour les fous, un dôme qui a sur­vé­cu à sept siècles de trem­ble­ments de terre.

Un style à poulpes

Un motif tra­verse la Médi­ter­ra­née, 1500–400 avant notre ère