Sorting by

×
Ubud sto­ries #7 : Pura Taman Kemu­da Saras­wa­ti — Des monstres, des lotus et le Barong

Ubud sto­ries #7 : Pura Taman Kemu­da Saras­wa­ti — Des monstres, des lotus et le Barong

Ma déam­bu­la­tion dans la petite ville d’U­bud se pour­suit, pour cette pre­mière jour­née dans la touf­feur et la fatigue, sous un soleil qui hésite par­fois à se frayer un pas­sage au tra­vers d’une épaisse couche de nuages. Je dois d’a­bord pas­ser par le mar­ché pour m’a­che­ter un sarong (mot d’o­ri­gine malaise qui signi­fie “étui”), une pièce de tis­su qu’il suf­fit d’at­ta­cher sur elle-même par un nœud autour de la taille. 

Ko Pha Ngan sto­ries #2 : Baan Cha­lok Lam

Ko Pha Ngan sto­ries #2 : Baan Cha­lok Lam

Baan Cha­lok Lam. On dit aus­si Cha­lok­lum. Voi­ci le finis­tère de Koh Pha Ngan, un finis­tère en forme de crois­sant de lune s’enfonçant dans une val­lée au pied d’un des points culmi­nants, une mon­tagne où les nuages char­gés d’eau s’accrochent et finissent par se vider au-des­sus du vil­lage de pécheurs.

Ubud sto­ries #3 : L’en­fer émeraude

Ubud sto­ries #3 : L’en­fer émeraude

Plu­tôt que des car­nets de voyages, une pho­to, quelques mots, une ambiance, un moment pri­vi­lé­gié… Comme par hasard, dès qu’on s’éloigne un peu de la foule mas­sée autour des singes, il n’y a plus per­sonne. Il n’y a plus rien, c’est comme si le monde avait ses fron­tières aux limites de ce qui est écrit dans les guides touristiques.

Le savon d’A­lep, ou la très longue mémoire d’un pain vert

Il y a des objets qui contiennent plus d’his­toire que bien des monu­ments. Un pain de savon brun, fen­du d’un cœur vert, en sait plus long sur la Médi­ter­ra­née que la plu­part des livres qui pré­tendent la raconter.

Le Bou­co­léon, palais des lions de mer

Il faut d’a­bord accep­ter de ne rien voir. C’est la condi­tion d’en­trée, le droit de pas­sage. Celui qui longe la rive sud de la vieille Istan­bul, sur cette ave­nue Ken­ne­dy où les voi­tures filent comme si la mer de Mar­ma­ra n’exis­tait pas, celui-là passe devant le Bou­co­léon sans le savoir.

Le tar­bouche, iti­né­raire d’un couvre-chef méditerranéen

Dans le souk Ech-Chaoua­chine de Tunis, entre la mos­quée Zitou­na et la Kas­bah, un vieil homme façonne encore, assis en tailleur sur un banc de bois poli par deux siècles de la même pos­ture, un bon­net de laine rouge qu’il appelle chéchia.

Umbi­li­cus Urbis Romae

Il est onze heures et la pierre com­mence à rendre ce qu’elle a pris. On entre au Forum par la via Sacra, on des­cend, et la pre­mière chose que le corps apprend, avant l’œil, c’est que ce creux entre les col­lines est un four.

Baal et les dieux cana­néens avant que la Bible ne les efface

Tout com­mence, comme sou­vent dans l’ar­chéo­lo­gie du Levant, par un acci­dent agri­cole. Au prin­temps 1928, un pay­san alaouite nom­mé Mah­moud Mel­la az-Zir laboure son champ près de la baie de Minet el-Bei­da, la « rade blanche », à une dou­zaine de kilo­mètres au nord de Lat­ta­quié, sur la côte syrienne.

Via Egna­tia : de l’A­dria­tique au Bos­phore, la longue route des empires

Il faut com­men­cer par la mer, puisque la route com­mence par elle. À Durrës, sur la côte alba­naise, l’A­dria­tique vient mou­rir contre une digue de béton où des pêcheurs à la ligne attendent sans convic­tion, entre deux immeubles inache­vés dont les fers à béton rouillent au som­met comme des antennes inutiles.

Lep­tis Magna, ville natale d’un empe­reur africain

« Omnia fui, et nihil expe­dit. » — J’ai été tout, et rien ne sert. — His­toire Auguste, Vie de Sévère

Han­ni­bal après Zama. La deuxième vie d’un vaincu

De Car­thage à la côte de Bithy­nie, en pas­sant par Tyr, Antioche et Éphèse : l’i­ti­né­raire d’un homme que Rome n’a jamais ces­sé de craindre, même désarmé.

Aux car­rières de la Méditerranée

On visite les monu­ments par l’en­droit, jamais par l’en­vers. On arrive au Par­thé­non par les Pro­py­lées, on entre dans la Grande Pyra­mide par le boyau que les pillards ont creu­sé, on lève la tête vers l’en­ta­ble­ment du temple de Bac­chus à Baal­bek en se deman­dant com­ment des hommes ont pu poser là-haut des blocs de cette taille.

Les îles des Princes, l’ar­chi­pel des disgrâces

Le fer­ry part de Kaba­taş et met une heure et demie à tra­ver­ser la mer de Mar­ma­ra, ce qui est peu pour chan­ger de monde. On laisse der­rière soi le tumulte d’Is­tan­bul, ses klaxons, ses seize mil­lions d’ha­bi­tants agglu­ti­nés sur deux conti­nents, et l’on avance vers un cha­pe­let de neuf îles cou­chées dans l’eau grise, dont quatre seule­ment se visitent.