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Dernières nouvelles du mondeTvøst — Lundi et mardi
Il y a un moment, juste avant cinq heures, où la cuisine n’appartient à personne. Les plans de travail sont froids. L’acier des hottes renvoie un reflet gris qui n’est pas encore de la lumière.
La nuit du jasmin — Partie 4
La tempête arriva sans prévenir, comme arrivent toutes les choses impossibles à Assouan. Il ne pleut pas à Assouan. C’est un fait climatique, une certitude géographique, une loi de la nature que les habitants de la ville répètent avec la fierté de ceux qui vivent dans un endroit où même le ciel a renoncé à ses droits.
La nuit du jasmin — Partie 3
La police arriva à huit heures dans une automobile noire qui toussait de la poussière et du mécontentement. L’inspecteur Mahmoud Safwan était un homme d’une quarantaine d’années, petit, trapu, avec une moustache si épaisse qu’elle semblait avoir été collée sur sa lèvre supérieure par un accessoiriste distrait.
La nuit du jasmin — Partie 2
Il arriva le surlendemain, par le bateau du matin. Cecily le vit depuis la terrasse — elle avait pris l’habitude d’y prendre son petit-déjeuner, non pas pour le pamplemousse découpé en étoile ni pour le thé tiède, mais parce que la terrasse était le poste d’observation le plus efficace de l’hôtel, le lieu où tout convergeait, où les lignes de force se croisaient, où les masques glissaient un instant avant d’être rajustés.
La nuit du jasmin — Partie 1
Le train crachait du sable. Pas de la fumée, non — du sable. Un sable fin, couleur d’os, qui s’infiltrait par les interstices des fenêtres et se déposait sur les banquettes en velours râpé comme une poussière de mort très douce. Cecily Graves n’avait pas dormi.
L’horloger de Moscou — Partie 4
Cinq jours. Caird les vécut comme on vit les derniers jours avant une opération chirurgicale — avec une lucidité excessive, une attention maniaque aux détails, et le sentiment que chaque geste, chaque conversation, chaque repas pouvait être le dernier d’une série dont on ne connaissait pas la longueur.
L’horloger de Moscou — Partie 3
Il le sentit avant de le voir. Ce n’était rien de tangible — pas un objet déplacé, pas une porte forcée, pas une empreinte de pas sur le tapis. C’était plus subtil que cela. Plus insidieux. Une altération de l’air.
L’horloger de Moscou — Partie 2
Guivi vint le chercher un soir sans prévenir. C’était un jeudi — Caird s’en souviendrait parce que c’était le soir où il avait décidé de ne pas sortir, de rester dans sa chambre, de relire le carnet de Fenn pour la quatrième fois en essayant d’en extraire un sens qui lui échappait encore.
L’horloger de Moscou — Partie 1
L’avion toussa deux fois avant de se poser, comme s’il hésitait lui aussi. Julian Caird regarda par le hublot et ne vit rien. Un ciel de cendre, une piste mouillée, des bâtiments bas qui auraient pu être n’importe où — une usine, une caserne, un purgatoire administratif.
La Nuit des revenants — Chapitres 13 à 16
Le Mercado de Sonora fermait à vingt heures. Mais Damian savait que certaines parties restaient ouvertes toute la nuit. Les parties qu’on ne montrait pas aux touristes.
La Nuit des revenants — Chapitres 9 à 12
Damian passa les trois jours suivants à chercher. Méthodiquement. Obstinément. Il retourna dans la rue où la Mercedes s’était arrêtée. Interrogea les voisins. Personne n’avait rien vu. Ou personne ne voulait parler.
La Nuit des revenants — Chapitres 5 à 8
Damian rentra au Gran Hotel vers dix-huit heures. Le soleil se couchait sur Mexico City, transformant les buildings en monolithes de cuivre. Les rues étaient encore pleines. Le deuxième jour du Día de los Muertos était parfois plus intense que le premier. Comme si personne ne voulait laisser partir les morts. Pas encore. Pas si vite.
La Nuit des revenants — Chapitres 1 à 4
Le Gran Hotel Ciudad de México ne dort jamais vraiment. Même la nuit, quand les derniers dîneurs quittent le restaurant et que les barmen essuient les verres en cristal, quelque chose continue de vibrer dans les murs. Une respiration souterraine.
Velours noir — Chapitres 11 à 15
Le palazzo Zorzi brûlait de mille feux.
Velours noir — Chapitres 6 à 10
C’était en 1929. Livia avait trente-trois ans.




