La nuit du 26 au 27 mai 1993, Léonce ne dormait pas.
La nuit du 26 au 27 mai 1993, Léonce ne dormait pas.
C’est le huitième jour que tout commença — ou plutôt c’est le huitième jour que Léonce cessa de pouvoir faire semblant que rien n’avait commencé.
Le train ralentit dans un soupir de ferraille et Léonce posa la main sur la vitre, comme on touche un front fiévreux. Dehors, les faubourgs de Florence glissaient sans grâce — entrepôts, garages, murs tagués d’inscriptions politiques que personne ne lisait plus, linge suspendu entre les immeubles comme des drapeaux de reddition.