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Les bronzes de Riace

Ils sont moins connus que leurs col­lègue, l’aurige de Delphes et le dieu du Cap Arté­mi­sion, mais ils font par­tie de la même famille (dont il ne reste que quatre membres) des grands bronzes arri­vés jus­qu’à nous dans leur inté­gra­li­té. Le guer­rier A et le B ont été retrou­vés au large de Riace, en Calabre, en 1972 par un plon­geur ama­teur, sur le lieu d’un appa­rent nau­frage, et sont conser­vés au Museo Nazio­nale del­la Magna Gre­cia (ou musée de Reg­gio di Cala­bria). (more…)

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Le cours du fleuve Mis­sis­sip­pi comme un ruban, et autres rubans…

On me rap­pelle à l’ordre en m’in­di­quant une autre carte du Mis­sis­sip­pi dont j’a­vais déjà par­lé sur un ancien blog, dis­po­nible sur le site Pru­ned, un blog à la gloire pas­sée. Cette carte est un rele­vé topo­gra­phique de la grande val­lée allu­viale datant de 1944. Dans cette ver­sion aux cou­leurs cha­toyantes, elle est éga­le­ment dis­po­nible super­po­sée à une image satel­lite et mise à l’é­chelle sur ce site.

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Le cours du fleuve Mis­sis­sip­pi comme un ruban

Datant de 1866, cette carte mesure 7 cm de large sur 3,30 m de long, et repré­sente le cours détaillé du fleuve Mis­sis­sip­pi (le père des eaux en algon­quin), depuis sa source à Saint-Louis jus­qu’au del­ta de la Nou­velle Orléans. Conser­vée à la Libra­ry of Congress, elle a été fabri­quée par Colo­ney, Fair­child & Co., une entre­prise de car­to­gra­phie qui s’est spé­cia­li­sée dans les cartes “ruban”.

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Les visages de San­xing­dui (三星堆)

Dans les années 20, un pay­san découvre un bel objet de jade en labou­rant son champ. Puis, plus rien. Ce n’est qu’en 1986 que deux fosses ont été décou­vertes dans la pro­vince de Sichuan à proxi­mi­té du champ, dans la ville de Guan­ghan, sur le site de San­xing­dui. Les objets qui y furent trou­vés ont per­mis de dater que cette culture remonte à une période allant de 2800 à 800 av. J.-C., soit une période de 2000 ans, mais sa pré­sence a posé énor­mé­ment de pro­blèmes aux archéo­logues dans le sens où, contem­po­raine de l’âge de bronze de la dynas­tie des Shang, elle pré­sen­tait une manière tout à fait dis­tan­ciée d’abs­trac­tion par rap­port à ce qui était connu alors. Ce fait est d’au­tant plus étrange que dans les textes, il n’est fait men­tion nulle part de cette culture qui en outre, a dis­pa­ru brus­que­ment en enfouis­sant tous ses bronzes et ses objets rituels en très peu de temps, et sur des lieux très concen­trés. Ce qui est d’au­tant plus trou­blant, c’est qu’ayant côtoyé pen­dant quelques siècles la culture de la dynas­tie Shang, dis­tante de quelques cen­taines de kilo­mètres, celle-ci ne soit pas nour­rie des tech­niques de la fonte du bronze, qu’ils maî­tri­saient par­fai­te­ment dans la finesse des détails, mais dans de moindres pro­por­tions que dans cette culture de San­xing­dui puisque les plus grosses pièces trou­vées font près de 180 kg, ce qui néces­site des quan­ti­tés consi­dé­rables de mine­rai. Les plus grands masques retrou­vés sont colos­saux et indiquent que la tech­nique de la fonte était hau­te­ment maî­tri­sée pour une époque aus­si loin­taine. En com­pa­rai­son avec l’oc­ci­dent, une telle tech­nique n’est maî­tri­sée que lors de l’âge clas­sique grec. Le site sur lequel furent décou­vert ces objets a fini par être déli­mi­té en 1996 lors­qu’on trou­va les restes d’une enceinte encer­clant une ville de 12km², ce qui en fait la plus grande ville de l’A­sie antique. (more…)

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