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Nova Pal­mae

Le 7 octobre 1593, est fondée une ville pour commémorer la victoire de la République de Venise sur l'Empire Ottoman à la bataille de Lépante. Le 7 octobre est également le jour de la Sainte Justine, sous le patronage de laquelle la ville de Palmanova est placée . Son...

Le pre­mier géographe

Quand j'étais gamin, se trouvait dans la bibliothèque de ma mère un livre à la couverture noire, un épais livre à l'aspect mystérieux, qui portait ce nom étrange : le procès des étoiles. J'ai commencé à le lire et à découvrir ce qu'était un essai. Le livre raconte...

L’art nou­veau de la frégate

Au XVIIIè siècle, la marine sort de sa vision empirique de la construction des navires et les chantiers navals perfectionnent leurs méthodes, en optant pour des bateaux moins décorés (les proues et ornements en tout genre alourdissants la coque, les parements des...

Vas­si­li Verechtchaguine

Vassili Verechtchaguine est un peintre russe qui a souvent peint les aspects les plus rebutants de la guerre. Étonnamment, il n'était pas spécialement pacifiste, mais condamnait les horreurs et l'injustice de la guerre au travers de ses toiles qu'il peignait sur le...

Mots d’un voca­bu­laire oublié IV

Avertissement: billet à haute teneur en mots rares et précieux, sauvés de l’oubli. 1er volet 2nd volet 3ème volet 4ème volet 5ème volet 6ème volet 7ème volet 8ème volet 9ème volet 10ème volet Baliste (Scorpion) La baliste (du latin ballista et du grec βαλλίστρα, à...

La Veules à Veules-les-Roses

On appelle fleuve tout cours d'eau qui se jette dans la mer ou l'océan, or, en France, on est loin de n'avoir que cinq grands fleuves et on oublie souvent que la liste est plutôt longue... En examinant le tableau, on se rend compte avec stupéfaction que le plus petit...

Aux car­rières de la Méditerranée

On visite les monu­ments par l’en­droit, jamais par l’en­vers. On arrive au Par­thé­non par les Pro­py­lées, on entre dans la Grande Pyra­mide par le boyau que les pillards ont creu­sé, on lève la tête vers l’en­ta­ble­ment du temple de Bac­chus à Baal­bek en se deman­dant com­ment des hommes ont pu poser là-haut des blocs de cette taille.

Les îles des Princes, l’ar­chi­pel des disgrâces

Le fer­ry part de Kaba­taş et met une heure et demie à tra­ver­ser la mer de Mar­ma­ra, ce qui est peu pour chan­ger de monde. On laisse der­rière soi le tumulte d’Is­tan­bul, ses klaxons, ses seize mil­lions d’ha­bi­tants agglu­ti­nés sur deux conti­nents, et l’on avance vers un cha­pe­let de neuf îles cou­chées dans l’eau grise, dont quatre seule­ment se visitent.

Volu­bi­lis, Rome au bout du Maroc

La route de Mek­nès à Volu­bi­lis ne pré­vient pas. On roule une tren­taine de kilo­mètres au nord de la ville impé­riale, entre des champs d’orge et des oli­viers ali­gnés comme une troupe au repos, et rien n’an­nonce que l’on approche d’un bout du monde.

Nau­cra­tis, le comp­toir des Grecs dans le del­ta du Nil

Il y a des noms qui font plus de bruit que les lieux qu’ils dési­gnent. Nau­cra­tis en est un. On l’é­nonce et l’on croit entendre le grin­ce­ment des cor­dages, le heurt des amphores contre le flanc des barques, le grec ionien mêlé à l’é­gyp­tien sur un quai grouillant.

Byzance avant Constan­ti­nople : une modeste cité grecque du Bosphore

On oublie tou­jours qu’a­vant d’être le nom­bril du monde, Byzance a été un port de pêcheurs accro­ché à un pro­mon­toire, entre deux mers qui ne vou­laient pas se res­sem­bler. Le Bos­phore, à cet endroit, se res­serre comme une gorge : quelques enca­blures séparent l’Eu­rope de l’A­sie, et le cou­rant y des­cend de la mer Noire avec une vigueur qui a long­temps décou­ra­gé les marins peu aguerris.

Fer­nand Brau­del et l’in­ven­tion d’une his­toire au temps long de la Méditerranée

Il faut com­men­cer par un homme sans mer. Un bara­que­ment de la Bal­tique, un hiver alle­mand, des châ­lits super­po­sés, l’o­deur de laine mouillée et de tabac gris. L’O­flag X‑C de Lübeck est un camp de repré­sailles : on y regroupe les offi­ciers fran­çais jugés indo­ciles, les gaul­listes, les éva­dés repris.

Mis­tra, la der­nière capi­tale byzan­tine dans le Péloponnèse

On arrive à Mis­tra par le mau­vais côté, c’est-à-dire par le bon. La route qui monte de Sparte tra­verse d’a­bord une plaine que l’on n’at­ten­dait pas si verte : des oran­gers en rangs ser­rés, des oli­viers gris qui bougent à peine, des câpriers accro­chés aux murets, et sur tout cela une lumière de fin d’a­près-midi qui pose les ombres bien à plat.

Trois tom­beaux et pas un seul corps

Kath­leen Mar­ti­nez était avo­cate péna­liste à Saint-Domingue quand elle a déci­dé de trai­ter la dis­pa­ri­tion d’une femme morte depuis deux mille ans comme une affaire non réso­lue. Elle le dit elle-même, sans se for­cer : elle n’a jamais eu de pre­mière for­ma­tion d’ar­chéo­logue, sa dis­ci­pline c’est le droit cri­mi­nel, et elle a pris Cléo­pâtre comme on prend un dossier.

Une lampe aux ori­gines multiples

Un seau de perles posé par terre. Le pre­mier bruit de l’a­te­lier n’est pas celui du verre. C’est celui des perles. Un seau de plas­tique bleu, presque plein, posé contre le pied de l’é­ta­bli. Quand la main y plonge pour en tirer une poi­gnée, cela fait le son d’un res­sac très court, très sec — un chuin­te­ment miné­ral qui s’ar­rête net.

Trois objets dans la pyra­mide de Khéops

Un cro­chet de cuivre, une boule de pierre, un frag­ment de cèdre : le seul butin jamais tiré de l’in­té­rieur de la Grande Pyra­mide. Récit d’une dis­per­sion qui va d’une nuit de 1872, à la bou­gie, jus­qu’à une boîte à cigares oubliée dans les réserves d’un musée écossais.