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#occu­py­ge­zi

#occu­py­ge­zi

En soutien à la contestation qui secoue ces jours-ci la Turquie toute entière, le Perroquet Suédois revêt pendant quelques jours les couleurs de l'occupation, change de nom et n'hésite pas à crier à Erdoğan : "Her gün çapulcu değilim" (tous les jours, je suis un...

Le vin nocturne

Les boucles en désordre, tout en sueur, la lèvre riante et ivre, La robe déchirée, chantant un poème et le verre à la main, L’œil querelleur, la bouche enchanteresse, A minuit, hier, Il est venu s'asseoir à mon chevet. Il a penché la tête vers mon oreille pour, d'un...

ขอบคุณและอำลา

Je m'en vais à l'autre bout du monde, direction Ko Pha Ngan, dans le nord de l'île, loin du monde, loin du bruit, avec la jungle à portée de main, avec des livres et des carnets, et je reviendrai avec des mots et des images, des couleurs et des saveurs... But avoué :...

Pour en finir avec 2012

2012 reste derrière moi, sans regrets, sans amertume, mais je ne me retourne pas pour la regarder. Ce fut une bonne année, pour ses voyages, pour sa richesse, pour ses surprises, mais ce qui m'attend en 2013 risque d’être mieux encore. Je suis passé du côté de...

Se remettre à écrire

Pour ne pas se laisser gagner par l'ombre, pour ne pas sombrer dans la froidure de l'hiver, pour ne pas finir sec à l'intérieur, pour ne pas subir la mort de l'émotion, pour ne pas céder à la facilité, pour ne pas continuer à souffrir de la solitude, pour enterrer...

Bio­gra­phie d’A­ris­tote, in extenso

Martin Heidegger, en quelques mots règle son compte à Aristote... Il est né, il a vécu, il est mort. Entre temps, il a philosophé. Intéressons-nous donc à sa philosophie. En même temps, Heidegger n'est pas réputé pour être un grand bavard...

La fosse aux cobras — Cha­pitres 9 à 12

Elle arri­va un ven­dre­di de février, par la porte vitrée, avec un sac à dos trop gros pour son corps et un car­net Moles­kine ser­ré contre sa poi­trine comme un bouclier.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 5 à 8

Il arri­va un jeu­di de décembre, par le vol de Franc­fort, avec deux valises, un sac en ban­dou­lière bour­ré de cahiers et une barbe de trois jours qui lui don­nait l’air d’un homme qui a ces­sé de se sou­cier de son appa­rence depuis suf­fi­sam­ment long­temps pour que cette négli­gence soit deve­nue un style.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 1 à 4

Le pla­teau n’é­tait pas en argent. Étain, peut-être, ou un alliage que per­sonne n’a­vait jamais su nom­mer, mais Nong l’ap­pe­lait le pla­teau d’argent parce que c’é­tait ain­si que le Dr. Henn l’a­vait appe­lé la pre­mière fois, en 1974, quand elle avait dix-huit ans et ne com­pre­nait pas un mot d’anglais.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 7 à 10

Le mer­cre­di, ils firent l’a­mour. Ce ne fut pas bru­tal, ce ne fut pas lent — ce fut quelque chose entre les deux, quelque chose qui avait la pré­ci­sion d’un geste répé­té mille fois en pen­sée et la mal­adresse d’un geste accom­pli pour la pre­mière fois.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 4 à 6

Il faut remon­ter. Il faut quit­ter jan­vier 2011, quit­ter la pous­sière du Majes­tic et les sirènes et les vidéos trem­blantes sur les écrans de télé­phone, il faut remon­ter le temps comme on remonte un escalier

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 1 à 3

La pluie de jan­vier à Tunis n’est pas une vraie pluie. C’est autre chose — un voile gris, tiède encore, qui tombe sans convic­tion sur les façades de l’a­ve­nue de Paris et donne aux trot­toirs cet éclat trouble.

Sai­son humide — Cin­quième partie

Il avait plu toute la nuit. Une pluie régu­lière, obs­ti­née, sans colère — pas un orage, pas un déluge, juste la mous­son dans sa ver­sion la plus pure, la plus constante : un rideau d’eau conti­nu qui tom­bait du ciel comme si le ciel avait déci­dé de se vider et n’a­vait fixé aucune date limite.

Sai­son humide — Qua­trième partie

L’homme s’ap­pe­lait Del­vaux. Ou Devaux. Ou quelque chose comme ça — il mar­mon­nait son nom dans sa barbe comme s’il n’y tenait plus, comme si le nom n’é­tait qu’un vête­ment usé qu’on porte encore par habitude.

Sai­son humide — Troi­sième partie

Ils prirent l’ha­bi­tude des temples à midi. C’é­tait l’heure morte de Luang Pra­bang, l’heure où la cha­leur attei­gnait son paroxysme et où la ville entière se repliait sur elle-même comme un ani­mal qui cherche l’ombre.

Sai­son humide — Deuxième partie

La pluie avait un voca­bu­laire. Il leur fal­lut quelques jours pour l’ap­prendre, mais ils l’ap­prirent — non pas avec la tête, mais avec le corps, les oreilles, la peau.