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Dernières nouvelles du mondeSaison humide — Deuxième partie
La pluie avait un vocabulaire. Il leur fallut quelques jours pour l’apprendre, mais ils l’apprirent — non pas avec la tête, mais avec le corps, les oreilles, la peau.
Saison humide — Première partie
ls avaient couru. Pendant des mois ils avaient couru et c’était devenu si naturel, cette course, que leurs corps ne savaient plus distinguer la fatigue de la vie elle-même.
Casino Thermal — Chapitres 9 à 12
Le plan était simple. Les plans simples sont les meilleurs et les plus dangereux, parce qu’ils laissent moins de place à l’erreur et aucune à l’excuse.
Casino Thermal — Chapitres 5 à 8
Il appela Voronov le lendemain matin, depuis le lobby, sur son propre téléphone. Un appel professionnel, transparent, traçable. Un interprète qui rend service à une collègue anglaise.
Casino Thermal — Chapitres 1 à 4
Le câble courait sur le marbre comme un serpent mort. Un gros câble noir, gainé de ruban adhésif gris, qui traversait le lobby du Grand Hotel Pupp en diagonale, passait sous le tapis persan que six générations de Pupp avaient foulé.
Au-dessus de mes cendres — Chapitres 9 à 12
Le treizième jour, il retourna au mausolée de Pahlavon Mahmud. De nuit. Il ne l’avait pas prévu.
Au-dessus de mes cendres — Chapitres 5 à 8
Orzou-bibi ne regardait pas le métier. Ses yeux — presque fermés, deux fentes sombres dans un réseau de rides — étaient tournés vers la fenêtre haute de la cellule, vers la lumière qui n’entrait pas vraiment, ou pas assez pour voir quoi que ce soit.
Au-dessus de mes cendres — Chapitres 1 à 4
Le taxi sentait la pomme. Pas une vraie pomme — une de ces petites cartes en carton suspendues au rétroviseur, vert fluo, qui dégagent un parfum chimique de verger synthétique.
Le dernier pays libre — Chapitres 9 à 13
L’invitation arriva par un billet manuscrit, glissé sous la porte de la chambre 214. Papier crème, écriture élégante, encre noire.
Le dernier pays libre — Chapitres 5 à 8
Le ministère de la Culture afghan occupait un bâtiment sans grâce dans le quartier de Shahr‑e Naw, à dix minutes à pied du Kabul Grand Hotel.
Le dernier pays libre — Chapitres 1 à 4
Le taxi s’arrêta devant le Kabul Grand Hotel à quatre heures de l’après-midi, quand la lumière de Kaboul atteint cette qualité particulière qu’on ne trouve nulle part ailleurs.
Le bar du Coquart — Chapitres 9 à 13
Il est entré un vendredi soir de la troisième semaine d’août, et j’ai su tout de suite que ce n’était pas un client ordinaire.
Le bar du Coquart — Chapitres 5 à 8
Juillet était arrivé d’un coup, comme il arrive toujours à Tadoussac — sans transition, sans printemps véritable, en sautant directement du froid au chaud avec l’impatience d’un pays qui n’a que quatre mois pour vivre.
Le bar du Coquart — Chapitres 1 à 4
En l’an 1535, remontant le grand fleuve, Jacques Cartier nota dans son journal : « Nous aperçûmes une espèce de poissons, desquels il n’y a mémoire d’homme avoir vu ni ouï. »
Le cahier d’al-Wangari — Troisième partie
Janvier est arrivé comme un coup de poing. Pas le mois lui-même — janvier à Tombouctou est un mois doux, frais même, les nuits descendent vers dix degrés et le vent du Sahara se calme, comme si le désert reprenait son souffle.





