Blog
Dernières nouvelles du mondeAu-dessus de mes cendres — Chapitres 5 à 8
Orzou-bibi ne regardait pas le métier. Ses yeux — presque fermés, deux fentes sombres dans un réseau de rides — étaient tournés vers la fenêtre haute de la cellule, vers la lumière qui n’entrait pas vraiment, ou pas assez pour voir quoi que ce soit.
Au-dessus de mes cendres — Chapitres 1 à 4
Le taxi sentait la pomme. Pas une vraie pomme — une de ces petites cartes en carton suspendues au rétroviseur, vert fluo, qui dégagent un parfum chimique de verger synthétique.
Le dernier pays libre — Chapitres 9 à 13
L’invitation arriva par un billet manuscrit, glissé sous la porte de la chambre 214. Papier crème, écriture élégante, encre noire.
Le dernier pays libre — Chapitres 5 à 8
Le ministère de la Culture afghan occupait un bâtiment sans grâce dans le quartier de Shahr‑e Naw, à dix minutes à pied du Kabul Grand Hotel.
Le dernier pays libre — Chapitres 1 à 4
Le taxi s’arrêta devant le Kabul Grand Hotel à quatre heures de l’après-midi, quand la lumière de Kaboul atteint cette qualité particulière qu’on ne trouve nulle part ailleurs.
Le bar du Coquart — Chapitres 9 à 13
Il est entré un vendredi soir de la troisième semaine d’août, et j’ai su tout de suite que ce n’était pas un client ordinaire.
Le bar du Coquart — Chapitres 5 à 8
Juillet était arrivé d’un coup, comme il arrive toujours à Tadoussac — sans transition, sans printemps véritable, en sautant directement du froid au chaud avec l’impatience d’un pays qui n’a que quatre mois pour vivre.
Le bar du Coquart — Chapitres 1 à 4
En l’an 1535, remontant le grand fleuve, Jacques Cartier nota dans son journal : « Nous aperçûmes une espèce de poissons, desquels il n’y a mémoire d’homme avoir vu ni ouï. »
Le cahier d’al-Wangari — Troisième partie
Janvier est arrivé comme un coup de poing. Pas le mois lui-même — janvier à Tombouctou est un mois doux, frais même, les nuits descendent vers dix degrés et le vent du Sahara se calme, comme si le désert reprenait son souffle.
Le cahier d’al-Wangari — Deuxième partie
En septembre, l’ordre est venu de Bamako. Pas un ordre écrit — plus personne n’écrivait rien, les papiers étaient des preuves et les preuves étaient des condamnations.
Le cahier d’al-Wangari — Première partie
La dernière cliente de l’Hôtel La Colombe était une Allemande aux cheveux couleur de paille qui photographiait les mosquées.
Samejima — Chapitres 11 à 15
L’automne avait repris ses droits sur Tokyo. Les ginkgos du quartier de Hibiya jaunissaient d’un coup, comme si quelqu’un avait retourné un sablier..
Samejima — Chapitres 6 à 10
Le Tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient siégeait dans l’ancien bâtiment du ministère de la Guerre, à Ichigaya, à quelques kilomètres de l’Imperial.
Samejima — Chapitres 1 à 5
Il y avait une heure entre trois et quatre heures du matin où l’Imperial Hotel cessait de respirer.
Blanc sur blanc — Troisième mouvement
Le shahi tukda est un mensonge magnifique.





