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Fecal NYC

Fecal NYC, un blog de Fecal Face dot com, le site avec un drôle de nom qui ne justifie même pas car on n'y parle pas de coprophilie. C'est un drôle de site qui parle en photos d'art et de gens qui ont l'air heureux, de jolies filles et d'événements en tout genre en...

Múm

Une conversation à laquelle j'ai participé il y a peu de temps m'a mis la puce à l'oreille. Les musiques d'aujourd'hui seraient elles mortes ? Brel aurait-il emporté avec lui dans la tombe les derniers arias de musique populaire ? Björk ne serait qu'une imposteuse...

50 ans d’ex­plo­ra­tion spatiale

Sean McNaughton est l'auteur d'une superbe carte stylisée symbolisant les 50 dernières années en terme d'exploration spatiale. Visible en très grand sur le site du National Geographic. A découvrir en rêvassant et en écoutant de la musique sur Motel de Moka.

Voir et dire

Voici venu le temps du retour des projets que l'on fait seul ou à plusieurs... L'élan collectif a parfois le goût de l'émulation et permet de soutenir ce qu'on n'arrive pas toujours à porter seul. You see what I mean est un projet que l'on a commencé à 2 avec Fabienne...

Bara­ka, le souffle de vie

Baraka (1992) est un film de Ron Fricke dont on a dit que ce n'était qu'une pâle imitation d'un autre grand film sans parole, Koyaanisqatsi, de Godfrey Reggio, produit par Francis Ford Coppola, sur une musique de Philip Glass et des images de... Ron Fricke. Pourtant,...

Le chant des planètes

Comme une révélation pour moi, je me suis réveillé un soir avec le chant des planètes. Le compositeur anglais Gustav Holst, à l'origine de cette œuvre sublime qu'est Les Planètes, réveille dans cet opus un sensationnel sentiment de légèreté et de joie. Composée entre...

Bro­chures Auto Union (1939)

Auto Union regroupait autrefois quatre constructeurs d'automobiles allemands, dans un consortium destiné à contrer l'opulence de Mercedes en pleine expansion, pendant les années 30. Ainsi Audi, DKW, Horch et Wanderer se retrouvent sous la même coupe. Des années après,...

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 7

Godard vint le trou­ver le sur­len­de­main, à l’aube. Bah­ram était dans le jar­din, comme chaque matin depuis qu’il avait trou­vé la minia­ture, car il ne dor­mait plus guère, car les nuits étaient peu­plées de rêves étranges où Mos­tow­fi lui par­lait dans une langue qu’il ne com­pre­nait pas.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 6

« Vous êtes trem­pé, Naha­van­di. » La voix venait de l’ombre des arcades, et Bah­ram se figea, la minia­ture ser­rée contre sa poi­trine, l’eau du bas­sin ruis­se­lant de ses vête­ments sur les dalles de pierre. André Godard sor­tit de l’obscurité.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 5

Le cri vint de l’aile est. C’était un cri de femme, aigu, déchi­rant, un cri qui tra­ver­sa les murs épais de l’Abbasi et fit lever les têtes sur la ter­rasse du thé, où les clients pre­naient leur petit-déjeu­ner dans la lumière dorée du matin, et Bah­ram, qui était assis seul à sa table avec un verre de thé et un mor­ceau de pain, sen­tit quelque chose se gla­cer dans sa poitrine.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 4

Le len­de­main matin, Bah­ram déci­da de quit­ter l’hôtel. Non pas de par­tir, non pas de faire ses valises et de reprendre la route vers Per­sé­po­lis ou Téhé­ran, mais sim­ple­ment de sor­tir, de mar­cher dans la ville, de retrou­ver Ispa­han au-delà des murs de l’Abbasi, car il sen­tait qu’il avait besoin de res­pi­rer un autre air, de voir d’autres visages.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 3

Arthur Upham Pope arri­va sur la ter­rasse du thé à cinq heures pré­cises, comme s’il avait atten­du der­rière une porte que l’horloge son­nât, et son entrée fut remar­quée de tous, car Pope ne savait pas entrer quelque part sans être remar­qué, c’était au-des­sus de ses forces, c’était contraire à sa nature même, et d’ailleurs il n’aurait pas vou­lu entrer autrement.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 2

Le len­de­main matin, Bah­ram se réveilla avec l’ap­pel à la prière. Ce n’é­tait pas le muez­zin de la mos­quée voi­sine qui l’a­vait tiré du som­meil — celui-là chan­tait trop loin, sa voix arri­vait assour­die, fil­trée par les murs épais de l’Ab­ba­si — mais un autre, plus proche, dont le chant mon­tait d’une petite mos­quée de quar­tier que Bah­ram ne connais­sait pas.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 1

L’hô­tel Abba­si avait été bâti pour accueillir les cara­vanes. C’é­tait au temps de Shah Abbas le Grand, au début du dix-sep­tième siècle, quand Ispa­han était la capi­tale du monde et que les mar­chands de la route de la soie avaient besoin d’un lieu où dépo­ser leurs bal­lots de tis­sus précieux.

Le déluge au Baron d’A­lep — Par­tie 3

Thi­rion res­ta incons­cient pen­dant deux heures. On l’avait trans­por­té dans sa chambre, et le méde­cin appe­lé par Maz­lou­mian avait diag­nos­ti­qué une com­mo­tion sans gra­vi­té. Il se réveille­rait avec un mal de crâne et un trou dans la mémoire, mais rien de plus.

Le déluge au Baron d’A­lep — Par­tie 2

L’inscription ara­méenne disait : « Ceci appar­tient à la mai­son de Nabû-kudur­ri-usur, que nul ne le prenne. » Nabû-kudur­ri-usur. Nabu­cho­do­no­sor, en grec. Le roi de Baby­lone, celui qui avait détruit Jéru­sa­lem et dépor­té les Juifs, celui dont le nom réson­nait encore dans les malé­dic­tions bibliques. Mathilde avait relu ses notes trois fois pour être certaine.

Le déluge au Baron d’A­lep — Par­tie 1

Le train de Tau­rus entra en gare d’Alep avec trois heures de retard, ce qui n’étonna per­sonne. Mathilde Ver­dier des­cen­dit sur le quai dans la lumière décli­nante de novembre, sa valise à la main, son sac de tra­vail en ban­dou­lière. Elle por­tait un tailleur gris qui avait été élé­gant au départ de Bey­routh et qui ne l’était plus.