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Le masque tao­tie (tao tie wen)

Le masque taotie a cette particularité de se confondre avec la décoration de certains types de récipients, notamment les ding, des tripodes massifs originellement en céramique mais généralement en bronze censés recueillir les offrandes et placés à l'entrée des...

La tigresse (vase You de la dynas­tie Shang)

De la dynastie des Shang 商朝 (ou Yin) s'étendant du XVIIIè au XIè siècle avant Jésus-Christ nous est parvenue cette tigresse, caractéristique de l'âge du bronze chinois ; elle mesure 32 cm de haut et représente une féline postée sur ses pattes arrière et sa queue,...

Le car­net de Vil­lard de Honnecourt

Villard de Honnecourt nous vient tout droit du début du XIIIè siècle, de sa Picardie natale. Sa profession était magister latomus, c'est-à-dire maître d'œuvre, profession dans laquelle on reconnaît le titre de dessinateur, architecte, chef de chantier et compagnon du...

Cabal­le­ros de otro mundo

Un peu de musique médiévale de bonne qualité... [audio:caballeros.xol] Caballeros de otro mundo (Os que boa morte morren) Extrait de l'album Caballeros, par Eduardo Paniagua, grand spécialiste de musique médiévale espagnole et andalouse en particulier, d'après le...

Lisa Ger­rard, l’enchanteresse

On connaît l'Australienne Lisa Gerrard au travers du groupe à qui elle donna sa voix avec Brendan Perry, Dead can dance, mais c'est en solo depuis quelques années qu'elle trouve son chemin, notamment avec l'album The Mirror Pool en 1995, point culminant de sa...

Les Dieux qui entendent

Cette plaque tout à fait étonnante en marbre blanc retrouvée au Sérapeion de Thessalonique et datant du Ier siècle av. J.-C. est en réalité une plaque votive ou ex-voto, donnée en remerciement d'un acte miraculeux ou d'une bénédiction. Une oreille gauche et deux...

La dou­ceur de vivre de Carl Larsson

Peintre connu pour ses aquarelles, le Suédois Carl Larsson s'est également illustré dans la décoration d'intérieur, passion qu'il fit partager en peignant des scènes de sa propre maison, la célèbre maison rouge de Sundborn. Sensuel et chaleureux, d'origine modeste, il...

Tamer­la­no (HWV 18)

Tamerlano est un des plus beaux opéras de Haendel composé en moins de vingt jours en 1724. L'histoire s'inspire de l'Historiae Byzantinae du chroniqueur Michel Doukas et raconte l'histoire de Tamerlan (Timur Lang, le boiteux, تیمور Timūr) et du sultan ottoman Bajazet...

La table de Peu­tin­ger et l’i­dée romaine de la distance

Dépliez-la sur une table trop courte et elle déborde de par­tout : six mètres quatre-vingt-deux de long pour trente-quatre cen­ti­mètres de haut, un ruban de par­che­min qui ne res­semble à aucune carte que l’œil moderne ait appris à lire. Aucun conti­nent n’y a la forme qu’on lui connaît.

Tim­gad, ville neuve plan­tée dans les Aurès

On ne fonde pas une ville comme on fonde un vil­lage. On la trace. Tim­gad est née d’un coup de style, un jour de l’an 100, sur un pla­teau caillou­teux où rien, avant elle, ne por­tait de nom latin — et il a fal­lu près de dix-huit siècles de sable pour que ce coup de style s’ef­face, puis un siècle et demi de pioches fran­çaises pour qu’on le redessine.

Utique avant Car­thage : la doyenne oubliée des colo­nies phéniciennes

Le vent qui tra­verse les oli­viers d’U­tique n’a plus l’o­deur du sel. Douze kilo­mètres séparent aujourd’­hui l’é­pe­ron cal­caire où s’ac­crochent les ruines de la ligne bleue de la Médi­ter­ra­née, et il faut un effort d’i­ma­gi­na­tion assez violent pour repla­cer, sous les labours et les serres agri­coles, le golfe où mouillaient les navires tyriens.

Gji­ro­kastër, la Médi­ter­ra­née vue de dos

Il y a des villes qui regardent la mer et des villes qui lui tournent le dos. Gji­ro­kastër fait les deux à la fois. Accro­chée au flanc du Mali i Gjerë, à trois cents mètres au-des­sus d’une val­lée qui file vers le sud, elle est sépa­rée de l’A­dria­tique par une seule chaîne de montagnes.

Cyrène et Car­thage aux confins de la Grande Syrte

Entre les ruines blondes de Cyrène et les ves­tiges puniques de Car­thage s’é­tendent aujourd’­hui près de mille kilo­mètres de côte libyenne : une bande de sable, de seb­khas et de vent où plus rien ne signale la fron­tière qui sépa­ra pen­dant trois siècles deux mondes méditerranéens.

Motyé, la cité punique englou­tie et retrou­vée en Sicile

Le bateau glisse sur une eau qui ne dépasse jamais l’é­paule. De part et d’autre, des rec­tangles d’eau rose et blanche s’é­tendent jus­qu’à l’ho­ri­zon, cou­pés par les ailes immo­biles de mou­lins à toits rouges. Sous la coque, par endroits, on devine une ligne plus sombre, rec­ti­ligne, qui file vers le large avant de se perdre dans le miroi­te­ment de la lagune : une route.

Pal­myre romaine avant Zéno­bie : cara­vanes, taxes et dieux locaux

On ne pense à Pal­myre qu’à tra­vers une femme et une ruine. La reine qui défia Rome, les colon­nades qui gisent aujourd’­hui dis­per­sées dans le sable et les com­mu­ni­qués de guerre. Mais avant Zéno­bie, avant même que qui­conque songe à défier Rome, il y eut deux siècles d’une tout autre histoire.

Vingt-deux signes, l’al­pha­bet phénicien

Dans une salle du Musée natio­nal de Bey­routh, un cou­vercle de cal­caire porte, cou­rant le long de son rebord, une ligne de signes gra­vés d’une main sûre. Il faut se pen­cher pour la suivre : elle part sur la tranche, tourne l’angle, se pour­suit sur le plat. C’est une malédiction.

Cata­combes du pour­tour méditerranéen

On des­cend tou­jours de la même façon. Quelques marches taillées à même le banc de roche, une fraî­cheur qui monte à la ren­contre du visage avant même qu’on l’ait cher­chée, l’o­deur — cette odeur de cave, de pierre humide et de temps arrê­té, qui est la même à Rome, à Syra­cuse, à Sousse, à Milos.

Gadir, ou la Médi­ter­ra­née au bord de l’océan

Comp­toir tyrien avant d’être ville espa­gnole : his­toire longue d’une île qui ven­dit au monde le métal du bout du monde