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Après la tempête

Après la tempête

Chaque nuit me fait peur. Je ne sais jamais ce que je vais trou­ver au petit matin, si je suis tou­jours en vie, je ne sais jamais si je vais trou­ver le monde tel qu’il était la veille, si un évé­ne­ment ne serait pas en train de chan­ger radi­ca­le­ment l’ordre du monde établi. 

Rase cam­pagne

Rase cam­pagne

Cris d’ex­tase… Quelle cam­pagne ! Avec ses plaines embla­vées et ses che­mins boueux où la pierre affleure. Voi­ci la cam­pagne la moins ennuyeuse qui soit. Celle qui ne bouge pas et qui ne pro­met pas grand chose, qui ne fait pas de bruit et ne sort jamais du bois. Une cam­pagne telle qu’elle devrait tou­jours être.

Íslenskt svæði (zone islandaise)

Íslenskt svæði (zone islandaise)

Je n’ai jamais eu l’opportunité de la voir de mes propres yeux, mais il paraît que l’étrange lumière venue d’Islande a quelque chose de magique qu’on ne peut, bien évi­dem­ment, voir qu’à des lati­tudes où la nuit dure long­temps, bien que plus que la valeur d’une nuit humaine. 

Moka au bar au café de la Résistance

Moka au bar au café de la Résistance

Retour des beaux jours lumi­neux de l’automne, des belles jour­nées encore douces au soleil bas et aux sen­teurs nou­velles qui annoncent la mort pro­chaine de l’année. Il y a quelques semaines que je n’ai rien écrit. Non pas parce que je n’avais plus rien à dire, plus rien à par­ta­ger, mais parce qu’il me man­quait quelque chose. 

Les car­nets égyptiens

Les car­nets égyptiens

Nous étions seuls et nus face à l’immensité d’un désert de sable jaune, ara­sé par la lumière crue d’un mois de février pas tout à fait comme les autres. Il n’y avait rien autour, tout le monde s’était éva­noui, et il ne res­tait plus que nos pauvres âmes esseu­lées mais rem­plies de bonheur.

Le palace du Tigre — Par­tie 1

Le ven­ti­la­teur tour­nait trop len­te­ment pour ser­vir à quoi que ce soit. Tariq Had­dad leva les yeux vers les pales qui bras­saient l’air épais du bureau, et se deman­da — pas pour la pre­mière fois — si les Anglais com­pre­naient quelque chose à ce pays qu’ils pré­ten­daient gouverner.

Le bichon de l’Hô­tel Paříž — DIMANCHE

DIMANCHE — Où l’ins­pec­teur Pru­nelle fait ses adieux à Prague, reçoit des hom­mages qu’il n’at­ten­dait pas, et repart vers Paris avec la cer­ti­tude d’a­voir accom­pli son devoir — ce qui n’est pas entiè­re­ment faux, ni entiè­re­ment vrai

Le bichon de l’Hô­tel Paříž — SAMEDI

SAME­DI — Où l’ins­pec­teur Pru­nelle décide de jouer les tou­ristes, découvre les charmes de Prague, et tombe tout à fait par hasard sur l’homme qu’il avait ces­sé de chercher

Le bichon de l’Hô­tel Paříž — VENDREDI

VEN­DRE­DI — Où l’ins­pec­teur Pru­nelle apprend l’art dif­fi­cile de l’ob­ser­va­tion, découvre les secrets de la com­tesse, et voit l’af­faire du chien se résoudre d’une manière qu’il n’a­vait pas prévue

Le bichon de l’Hô­tel Paříž — JEUDI

JEU­DI — Où l’ins­pec­teur Pru­nelle croit tenir son homme, com­met une erreur aux consé­quences fâcheuses, et reçoit de la part d’un chas­seur lou­cheur un conseil qui pour­rait tout changer

Le bichon de l’Hô­tel Paříž — MERCREDI

MER­CRE­DI — Où l’ins­pec­teur Pru­nelle fait la connais­sance de son homo­logue tchèque, déve­loppe une théo­rie auda­cieuse impli­quant le tra­fic inter­na­tio­nal de bichons, et assiste à un concert qui tourne mal

Le bichon de l’Hô­tel Paříž — MARDI

MAR­DI — Où l’ins­pec­teur Pru­nelle mène l’en­quête avec une méthode toute per­son­nelle, inter­roge des témoins qui n’ont rien vu, et découvre que les deux affaires dont il s’oc­cupe n’en font peut-être qu’une seule.

Le bichon de l’Hô­tel Paříž — LUNDI

LUN­DI — Où l’ins­pec­teur Pru­nelle arrive à Prague, découvre l’Ho­tel Paris, et se trouve mêlé bien mal­gré lui à une affaire de la plus haute importance.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 7

Godard vint le trou­ver le sur­len­de­main, à l’aube. Bah­ram était dans le jar­din, comme chaque matin depuis qu’il avait trou­vé la minia­ture, car il ne dor­mait plus guère, car les nuits étaient peu­plées de rêves étranges où Mos­tow­fi lui par­lait dans une langue qu’il ne com­pre­nait pas.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 6

« Vous êtes trem­pé, Naha­van­di. » La voix venait de l’ombre des arcades, et Bah­ram se figea, la minia­ture ser­rée contre sa poi­trine, l’eau du bas­sin ruis­se­lant de ses vête­ments sur les dalles de pierre. André Godard sor­tit de l’obscurité.