Oct 21, 2011 | Arts, Histoires de gens |

C’est un triste coup du coup du sort que de penser que celui qui fut le plus grand bâtisseur, c’est-à-dire celui qui fit bâtir la plus grande et la plus haute des pyramides du monde égyptien, connu sous le nom de Chéops (Khufu), dont on pense, sans certitude, que le sphinx allongé au pied de sa pyramide a été exécutée avec son visage pour médèle, c’est un triste coup du sort que de penser que sa pyramide a été pillée dès la période de l’Ancien Empire et qu’il ne reste plus de lui que cette statue, son seul portrait connu, exposé au British Museum, et aussi l’une des représentations les plus petites de pharaon de cette période, puisqu’elle mesure exactement… 7,5cm.
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Oct 17, 2011 | Arts |

Un des plus beaux objets qui nous soient arrivés depuis l’époque romaine est un tout petit vase sombre, nommé vase Portland. 24 centimètres de hauteur pour 56 de circonférence pour ses dimensions, il a ceci de particulier qu’il a été fabriqué en verre et selon la technique du camée (et donc de la pâte de verre). La finesse du travail dont il a été l’objet est exceptionnelle et montre la parfaite maîtrise d’une technique compliquée puisqu’il faut travailler deux couches de verre successives. La première sert de support, tandis que la seconde est appliquée et taillé en retrait progressif jusqu’à la première couche (qui n’est pas noire, mais d’un beau bleu violet).
L’interprétation des scènes qu’il représente n’a toujours pas été clairement définie et prête le flanc à des querelles de chapelles aujourd’hui encore, mais ce qui apparait certain c’est que sa fonction première semble avoir été celle d’un cadeau de mariage. Trouvé dans les collections archéologiques de la famille Barberini (dont faisait également partie le faune), il arrivé jusqu’aux salle du British Museum où il a été cassé par un vandale :
Le 7 février 1845, un vandale projeta sur le vase une sculpture qui se trouvait à proximité, brisant les deux pièces en de multiples fragments.
Le vase fut immédiatement reconstitué, mis à part 37 petits éclats dont on ne sut que faire dans l’immédiat et dont on finit par perdre la trace. En 1948, ces éclats furent remis à un gardien par une personne qui les avait retrouvés sans les identifier. Lors d’une nouvelle restauration, la même année, trois d’entre eux purent être remis en place.
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Oct 15, 2011 | Livres et carnets, Sur les portulans |

Quand j’étais gamin, se trouvait dans la bibliothèque de ma mère un livre à la couverture noire, un épais livre à l’aspect mystérieux, qui portait ce nom étrange : le procès des étoiles. J’ai commencé à le lire et à découvrir ce qu’était un essai. Le livre raconte l’expédition de quatre scientifiques en Amérique centrale pour mesurer la terre, un arc de méridien plus précisément. Ils s’appelaient Jussieu, Bourger, Godin et La Condamine. Ce livre de Florence Trystram est un best-seller parmi les livres didactiques. Il y a trois semaines de cela, je suis tombé sur un autre livre d’elle : Terre ! Terre ! De l’Olympe à la NASA, une histoire des géographes et de la géographie. Un titre qui dit bien son programme et invite au voyage, en commençant par les premiers hommes qui ont parcouru la terre, en forme d’allégorie. (more…)
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Oct 14, 2011 | Arts |

Le British Museum expose depuis peu les fresques de la tombe de Nebamon. En parallèle, le musée a fait réaliser un module interactif permettant de visiter la tombe et de découvrir ces fresques peintes. La réalisation agréable et ludique appuie un discours informatif sur la technique de réalisation, le sujet des scènes et le contexte historique. À voir en ligne à cette adresse : A 3D interactive animation of the tomb-chapel of Nebamun. (source Egyptopedia)
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Oct 9, 2011 | Arts, Chambre acoustique |

J’ai connu Yma Sumac par un heureux hasard, en lisant un article sur Bernard Lavilliers (que je n’apprécie que moyennement). J’ai appris également que Vanessa Paradis en parlait dans son tube interplanétaire Jo le Taxi (et dire que j’ai manqué ça ! ).
Yma Sumac, de son vrai nom Zoila Augusta Emperatriz Chávarri del Castillo était une femme hors du commun. Descendante directe d’Atahualpa, dernier empereur inca assassiné garrotté par les Espagnols en 1553, elle chantait de sa voix de mezzo-soprano sur plus de quatre octaves, ce qui est incroyablement rare. Personnalité exubérante, véritable diva, elle mettait sa voix au service de chants traditionnels inca, mais aussi du mambo, qu’elle contribua à faire connaître à partir des années 50. Véritable porte-parole de son peuple, elle était adulée au Pérou, mais a vite conquis une renommée internationale lorsqu’elle arriva sur New-York pour s’y produire. En véritable diva, elle a longtemps refusé qu’on filme ses prestations vocales, préférant la scène.
Aujourd’hui encore, on entend quelques uns de ses plus grands tubes dans les jingles télé ou radio. Deux exemples de ce qu’elle faisait :
Chuncho (The Forest Creatures) : le morceau sur lequel elle étend sa voix sur 4 octaves 1/8
[audio:chuncho.xol]
Bo mambo
[audio:bomambo.xol]

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