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Eclats de ralentis

Enfermé dans une chambre d'hôtel à Las Vegas avec une caméra débitant 2500 images par seconde, il ne fallait pas laisser Tom Guilmette tout seul avec ses jouets... A regarder en plein écran avec un peu de son. Locked in a Vegas Hotel Room with a Phantom Flex from Tom...

Desi­gn et croquis

PERSPECTIVAS E SKETCHES, Portifólio de ilustrações arquitetônicas e desenhos pessoais. Un vrai beau blog avec du croquis et de l'architecture appliquée. Passées les choses un peu criardes, on trouve vite de petits bijoux de sensualité.

Les batailles d’A­lexandre le Grand

Datant de la fin du XVè siècle, le manuscrit enluminé Peniarth MS 481D relate les grandes batailles d'Alexandre le Grand et contient une trentaine de miniatures peintes dans le plus pur style flamand. C'est un des plus beaux livres conservés à la National Library of...

Val­kean jänik­sen jäljillä

Même si je trouve le finnois d'une beauté presque irréelle, impossible d'y reconnaître quoi que ce soit. En revanche, pas besoin de connaître la langue pour se rendre compte que Valkean jäniksen jäljillä, un blog apparemment tout neuf a quelque chose qui le...

Blo­glines revient

Après une annonce comme quoi le service était maintenu pour deux semaines supplémentaires, Bloglines révèle qu'après la signature d'un partenariat avec le réseau MerchantCircle, le grand agrégateur existera encore pour quelques temps. Difficile de savoir si la...

Fan­ny Hill, une fille de joie

Fanny Hill, or Memoirs of a Woman of Pleasure, ou Mémoires d’une fille de joie est considéré comme le premier roman érotique. Écrit en 1749 par John Cleland tandis qu'il purgeait une peine de prison pour dettes, il renvoya son auteur en prison pour incitation à la...

Indian Goods — Deuxième partie

Novembre 1948. L’ap­par­te­ment de Chen occu­pait le deuxième étage d’un immeuble de la rue Joffre, dans la Conces­sion fran­çaise. Deux pièces — un salon qui ser­vait aus­si de bureau, une chambre à cou­cher — sépa­rées par un cou­loir étroit où s’a­li­gnaient des éta­gères de livres.

Indian Goods — Pre­mière partie

Octobre 1948. La brume mon­tait du Huang­pu comme une haleine de malade. Chen Wei­ming tra­ver­sa le lob­by du Cathay Hotel en rajus­tant le col de son man­teau, les semelles de ses chaus­sures cla­quant sur le marbre dans un silence inhabituel.

Tvøst — Dimanche

Il plut. Pour la pre­mière fois de la semaine, il plut. Pas la bruine féroïenne habi­tuelle — ce cra­chin hori­zon­tal que le vent trans­forme en aiguilles et qui n’est ni de la pluie ni du brouillard mais quelque chose entre les deux, une humi­di­té guer­rière — non, une vraie pluie.

Tvøst — Ven­dre­di et samedi

Il n’eut pas besoin du SMS. Il le sut en se réveillant. Quelque chose dans l’air — pas le vent, pas le silence, quelque chose d’autre, une vibra­tion, une fré­quence que son corps cap­tait avant son esprit, comme les chiens sentent l’orage une heure avant qu’il n’éclate.

Tvøst — Mer­cre­di et jeudi

Le vent chan­gea pen­dant la nuit. Bárður le sut avant de le sen­tir — il le sut parce que l’hô­tel chan­gea de voix. Les bâti­ments, aux Féroé, sont des instruments.

Tvøst — Lun­di et mardi

Il y a un moment, juste avant cinq heures, où la cui­sine n’ap­par­tient à per­sonne. Les plans de tra­vail sont froids. L’a­cier des hottes ren­voie un reflet gris qui n’est pas encore de la lumière.

La nuit du jas­min — Par­tie 4

La tem­pête arri­va sans pré­ve­nir, comme arrivent toutes les choses impos­sibles à Assouan. Il ne pleut pas à Assouan. C’est un fait cli­ma­tique, une cer­ti­tude géo­gra­phique, une loi de la nature que les habi­tants de la ville répètent avec la fier­té de ceux qui vivent dans un endroit où même le ciel a renon­cé à ses droits.

La nuit du jas­min — Par­tie 3

La police arri­va à huit heures dans une auto­mo­bile noire qui tous­sait de la pous­sière et du mécon­ten­te­ment. L’ins­pec­teur Mah­moud Saf­wan était un homme d’une qua­ran­taine d’an­nées, petit, tra­pu, avec une mous­tache si épaisse qu’elle sem­blait avoir été col­lée sur sa lèvre supé­rieure par un acces­soi­riste distrait.

La nuit du jas­min — Par­tie 2

Il arri­va le sur­len­de­main, par le bateau du matin. Ceci­ly le vit depuis la ter­rasse — elle avait pris l’ha­bi­tude d’y prendre son petit-déjeu­ner, non pas pour le pam­ple­mousse décou­pé en étoile ni pour le thé tiède, mais parce que la ter­rasse était le poste d’ob­ser­va­tion le plus effi­cace de l’hô­tel, le lieu où tout conver­geait, où les lignes de force se croi­saient, où les masques glis­saient un ins­tant avant d’être rajustés.

La nuit du jas­min — Par­tie 1

Le train cra­chait du sable. Pas de la fumée, non — du sable. Un sable fin, cou­leur d’os, qui s’in­fil­trait par les inter­stices des fenêtres et se dépo­sait sur les ban­quettes en velours râpé comme une pous­sière de mort très douce. Ceci­ly Graves n’a­vait pas dormi.