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Nécro­lo­gie architecturale

Cette petite vidéo n'est ni plus ni moins qu'une nécrologie architecturale de bâtiments modernes de la côte ouest des États-Unis, du milieu du siècle dernier et qui n'existent plus aujourd'hui, avec une petite musique qui évoque parfaitement la gloire des temps passés...

L’u­ni­vers des formes

Apprendre l'art nécessite plus que des descriptions. Son histoire est pétrie de toutes les diversités des peuples du monde et de mystères qui resteront peut-être à jamais scellés derrière le mortier des temples les plus anciens, et c'est précisément cela qui le rend...

Nus­rat Fateh Ali Khan

Véritable dieu vivant dans son pays et par delà les frontières, dans le monde islamique, une étoile à la hauteur de Oum Kalsoum en Égypte, Nusrat Fateh Ali Khan (urdu : نصرت فتح علی خان) a ouvert la voie du qawwalî et du khyal en occident avec 125 albums enregistrés,...

Kom ash-Shu­q­qa­fa

Imaginez-vous marcher dans les rues d'Alexandrie en 1900 derrière un âne. L'âne marche d'un air débonnaire et soudain disparait de l'horizon, englouti par un trou béant qui s'est ouvert sous son poids. C'est apparemment le scénario qui s'est déroulé le jour où ont été...

Valse triste

On connait Jean Sibelius (Johan Christian Julius Sibelius) pour ses sept symphonies, mais également pour une pièce superbe, la Valse Triste, extraite de Kuolema (la Mort), un ballet écrit par Arvid Järnefelt. Symbole de l'identité finnoise et de la résistance face à...

Kol Nidrei

Pendant ma retraite de ces derniers jours, dans un souci délibéré de ne pas laisser le silence m'envahir, j'ai redécouvert le bonheur simple d'écouter la radio du service public — quelle qualité comparée aux radios privées ! — et notamment des plages d'écoute...

Bal­la­ké Sissoko

[audio:tomora.xol] Ballaké Sissoko est un musicien malien, joueur de kora, instrument traditionnel composé d'une énorme demi-calebasse surmontée d'un manche sur lequel sont tendues 21 cordes. Instrument à la sonorité profonde et franche, c'est l'instrument de...

La fosse aux cobras — Cha­pitres 9 à 12

Elle arri­va un ven­dre­di de février, par la porte vitrée, avec un sac à dos trop gros pour son corps et un car­net Moles­kine ser­ré contre sa poi­trine comme un bouclier.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 5 à 8

Il arri­va un jeu­di de décembre, par le vol de Franc­fort, avec deux valises, un sac en ban­dou­lière bour­ré de cahiers et une barbe de trois jours qui lui don­nait l’air d’un homme qui a ces­sé de se sou­cier de son appa­rence depuis suf­fi­sam­ment long­temps pour que cette négli­gence soit deve­nue un style.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 1 à 4

Le pla­teau n’é­tait pas en argent. Étain, peut-être, ou un alliage que per­sonne n’a­vait jamais su nom­mer, mais Nong l’ap­pe­lait le pla­teau d’argent parce que c’é­tait ain­si que le Dr. Henn l’a­vait appe­lé la pre­mière fois, en 1974, quand elle avait dix-huit ans et ne com­pre­nait pas un mot d’anglais.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 7 à 10

Le mer­cre­di, ils firent l’a­mour. Ce ne fut pas bru­tal, ce ne fut pas lent — ce fut quelque chose entre les deux, quelque chose qui avait la pré­ci­sion d’un geste répé­té mille fois en pen­sée et la mal­adresse d’un geste accom­pli pour la pre­mière fois.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 4 à 6

Il faut remon­ter. Il faut quit­ter jan­vier 2011, quit­ter la pous­sière du Majes­tic et les sirènes et les vidéos trem­blantes sur les écrans de télé­phone, il faut remon­ter le temps comme on remonte un escalier

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 1 à 3

La pluie de jan­vier à Tunis n’est pas une vraie pluie. C’est autre chose — un voile gris, tiède encore, qui tombe sans convic­tion sur les façades de l’a­ve­nue de Paris et donne aux trot­toirs cet éclat trouble.

Sai­son humide — Cin­quième partie

Il avait plu toute la nuit. Une pluie régu­lière, obs­ti­née, sans colère — pas un orage, pas un déluge, juste la mous­son dans sa ver­sion la plus pure, la plus constante : un rideau d’eau conti­nu qui tom­bait du ciel comme si le ciel avait déci­dé de se vider et n’a­vait fixé aucune date limite.

Sai­son humide — Qua­trième partie

L’homme s’ap­pe­lait Del­vaux. Ou Devaux. Ou quelque chose comme ça — il mar­mon­nait son nom dans sa barbe comme s’il n’y tenait plus, comme si le nom n’é­tait qu’un vête­ment usé qu’on porte encore par habitude.

Sai­son humide — Troi­sième partie

Ils prirent l’ha­bi­tude des temples à midi. C’é­tait l’heure morte de Luang Pra­bang, l’heure où la cha­leur attei­gnait son paroxysme et où la ville entière se repliait sur elle-même comme un ani­mal qui cherche l’ombre.

Sai­son humide — Deuxième partie

La pluie avait un voca­bu­laire. Il leur fal­lut quelques jours pour l’ap­prendre, mais ils l’ap­prirent — non pas avec la tête, mais avec le corps, les oreilles, la peau.