Sorting by

×
Le visage de Savor­gnan de Brazza

Le visage de Savor­gnan de Brazza

J'ai trouvé un jour un livre sur les explorateurs* sur la couverture duquel figurait un visage très beau, énigmatique, figé, le visage de quelqu'un qui m'était complètement inconnu. Cet argument aurait en fait suffi à ce que j'achète ce livre, la publicité en était...

Musique sou­fie

Musique sou­fie

Entraînante, enivrante à l'extrême, la musique soufie dont les rythmes lancinants parviennent à cheviller l'émotion au corps, est une musique variée, dont l'aire d'expansion s'étend de la Turquie au Pakistan. Du Qawwalî de la Chishtiyya (Inde et Pakistan) au Sama' des...

Cyrène et Car­thage aux confins de la Grande Syrte

Entre les ruines blondes de Cyrène et les ves­tiges puniques de Car­thage s’é­tendent aujourd’­hui près de mille kilo­mètres de côte libyenne : une bande de sable, de seb­khas et de vent où plus rien ne signale la fron­tière qui sépa­ra pen­dant trois siècles deux mondes méditerranéens.

Motyé, la cité punique englou­tie et retrou­vée en Sicile

Le bateau glisse sur une eau qui ne dépasse jamais l’é­paule. De part et d’autre, des rec­tangles d’eau rose et blanche s’é­tendent jus­qu’à l’ho­ri­zon, cou­pés par les ailes immo­biles de mou­lins à toits rouges. Sous la coque, par endroits, on devine une ligne plus sombre, rec­ti­ligne, qui file vers le large avant de se perdre dans le miroi­te­ment de la lagune : une route.

Pal­myre romaine avant Zéno­bie : cara­vanes, taxes et dieux locaux

On ne pense à Pal­myre qu’à tra­vers une femme et une ruine. La reine qui défia Rome, les colon­nades qui gisent aujourd’­hui dis­per­sées dans le sable et les com­mu­ni­qués de guerre. Mais avant Zéno­bie, avant même que qui­conque songe à défier Rome, il y eut deux siècles d’une tout autre histoire.

Vingt-deux signes, l’al­pha­bet phénicien

Dans une salle du Musée natio­nal de Bey­routh, un cou­vercle de cal­caire porte, cou­rant le long de son rebord, une ligne de signes gra­vés d’une main sûre. Il faut se pen­cher pour la suivre : elle part sur la tranche, tourne l’angle, se pour­suit sur le plat. C’est une malédiction.

Cata­combes du pour­tour méditerranéen

On des­cend tou­jours de la même façon. Quelques marches taillées à même le banc de roche, une fraî­cheur qui monte à la ren­contre du visage avant même qu’on l’ait cher­chée, l’o­deur — cette odeur de cave, de pierre humide et de temps arrê­té, qui est la même à Rome, à Syra­cuse, à Sousse, à Milos.

Gadir, ou la Médi­ter­ra­née au bord de l’océan

Comp­toir tyrien avant d’être ville espa­gnole : his­toire longue d’une île qui ven­dit au monde le métal du bout du monde

Ibn Bat­tû­ta : le bas­sin médi­ter­ra­néen d’un voya­geur de Tanger

Le vent de Tan­ger sent l’iode et la pous­sière de cal­caire. En juin, la lumière tombe droit sur les ter­rasses blanches et la mer, en contre­bas, n’a pas encore la cou­leur qu’elle pren­dra en août : elle est d’un bleu plat, presque gris, tra­ver­sé de cou­rants que les pêcheurs lisent comme des routes.

Alexan­drie englou­tie : archéo­lo­gie d’une capi­tale par le fond

En 331 avant notre ère, Alexandre trace sur le sable le plan d’une ville qu’il ne ver­ra jamais ache­vée, et la mer, qui devait faire sa for­tune, finit par en prendre la meilleure part.

Felouques et daha­biehs : les voiles d’Assouan

Au soir, quand la cha­leur se retire de la pierre, une felouque se détache de la rive d’As­souan et prend le large entre les îles. Le reïs, debout à l’ar­rière, tient l’é­coute d’une main et la barre d’un pied nu ; il attend, sans hâte, ce moment pré­cis où la voile cesse de battre et se rem­plit d’un coup.

Byzance fémi­nin : impé­ra­trices, abbesses, courtisanes

On monte à la gale­rie de Sainte-Sophie par une rampe, pas par un esca­lier. C’est le pre­mier ren­sei­gne­ment que donne le bâti­ment, et il est d’ordre social : les marches sup­posent qu’on grimpe avec ses jambes, la rampe sup­pose qu’on est porté.