Jul 2, 2010 | Arts, Photo |
Il fait une chaleur assourdissante, mais qui s’en plaindrait. C’est le moment de naviguer un peu parmi ce photographes peintres de la lumière au son d’un bon morceau de soul légendaire par un des plus grands chanteurs du genre, Gil Scott-Heron. Allez, profitons-en avant que l’hiver revienne.
Luke Andrew Cassady-Dorion

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Jul 1, 2010 | Photo, Sur les portulans |
Sur le site du Brooklyn Museum, une superbe collection de diapositives datant du début du XXème siècle, colorisées à la main, décrivant aussi bien les fouilles archéologiques de l’époque que des lieux ou des personnages. Des paysages fantomatiques et une impression de grandiloquence édifiante.



Via BLDGBLOG.
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Jun 26, 2010 | Passerelle |
C’est moi ou alors je commence à ressentir la douceur de vivre ? Finalement, ce n’est pas grand chose, ou alors, ce n’est qu’illusion. Il fait chaud ce matin, j’ai fermé les stores à moitié. En tenue de nuit en train d’écrire. Le petit prend son petit déjeuner dans le silence du matin qui flambe. Pas un son à part le chant des oiseaux. Oui, là, pour l’instant, il fait bon vivre.
[audio:kumomi.xol]

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Jun 23, 2010 | Arts, Chambre acoustique |
Il est tout à fait possible que vous n’aimiez pas le funk. Mais le vrai funk, celui qu’on joue avec des instruments hors d’âge dont le vernis s’écaille et qu’on chante dans des micros à la membrane délicate, qu’on enregistre uniquement sur des vinyles, ça c’est impossible que vous n’aimiez pas. Il y a le funk et ce funk, qu’on entend en accompagnement de Marva Whitney, celui des Dap Kings et consorts. Osaka Monaurail font partie de ces doux dingues que ne pensent que funk, boivent et mangent funk. Et surtout, ils sont… Japonais. Ce qui peut paraître étonnant ne l’est pas tant que ça. Les Japonais sont des fous de son pur et la plupart des introuvables d’artistes en tout genre, les fameux « imports Japon » viennent du pays du soleil levant, ce sont les seuls à aimer se plonger des heures et des heures pour graver des titres improbables avec un son proche de la perfection.
C’est parti avec cette introduction.
[audio:introduction.xol]
Le chanteur s’appelle Ryo Nakata, il est Japonais, chante en japonais (même quand il chante en anglais, on dirait du japonais), et c’est un pur funkyman qui ne jure que par le « one », le principe de base du funk qui veut que c’est le premier temps du tempo qui prend toute l’intensité. Écoutez cette voix qui vous rappellera quelqu’un, écoutez ces instruments fiévreux… Après ça, vous aimerez forcément le funk. Second acte.
[audio:osaka.xol]
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Jun 21, 2010 | Photo, Sur les portulans |
En étudiant les visages de Paris à travers l’histoire, depuis les prémisses de son existence, avant même que Paris ne soit Lutèce(1), lorsque le Parisis, bassin limoneux fertile de la vallée séquanienne était exploité par les Parisii(2) pour sa pierre, son calcaire blanc que l’on trouve jusque dans les murs du château de Versailles, et cela jusqu’à nos jours, on voit tout à coup se dessiner l’organisation d’une ville autour de son centre, établi autour des anciens thermes de Cluny et de l’île de la Cité. Il en aura fallu de l’audace pour s’installer sur cette grande île au milieu du fleuve, à une époque où le génie civil n’était pas vraiment au faîte de sa gloire et où le fleuve était régulièrement pris dans les glaces qui en fondant détruisaient avec une impressionnante constance les ponts de bois, et cela jusqu’au XVIè siècle. Mais le lieu revêtait un caractère stratégique particulier et bien vite l’endroit fut construit, fortifié et placé au centre de la vie de cette nouvelle ville. Son emplacement sur le fleuve en fit vite un lieu de passage privilégié tout d’abord pour le commerce fluvial. De riches marchands trouvent leur compte dans cette activité et les industriels tirent parti du flux de la Bièvre pour établir mégisseries, tanneries et autres activités textiles. Les ponts sont mis à profit pour la construction de moulins qui fourniront la farine nécessaire à la cuisson du pain au four banal (le four est à l’époque centralisé pour des questions d’imposition, et le plus connu se trouvait alors… rue du Four). Également, la présence des ponts permet de renforcer les échanges entre le nord et le sud et hostelleries et auberges font leur beurre avec les commerçants et les voyageurs de passage. La vie prend forme et très vite Paris devient la plus grande ville du monde occidental.

Île de la Cité — Frères Limbourg — Mois de Juin — Les Très Riches Heures du Duc de Berry
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