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Peintres de la lumière au milieu des hommes n°9

Il fait une cha­leur assour­dis­sante, mais qui s’en plain­drait. C’est le moment de navi­guer un peu par­mi ce pho­to­graphes peintres de la lumière au son d’un bon mor­ceau de soul légen­daire par un des plus grands chan­teurs du genre, Gil Scott-Heron. Allez, pro­fi­tons-en avant que l’hi­ver revienne.

Luke Andrew Cassady-Dorion


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Mini­ma­liste du same­di matin #11

C’est moi ou alors je com­mence à res­sen­tir la dou­ceur de vivre ? Fina­le­ment, ce n’est pas grand chose, ou alors, ce n’est qu’illu­sion. Il fait chaud ce matin, j’ai fer­mé les stores à moi­tié. En tenue de nuit en train d’é­crire. Le petit prend son petit déjeu­ner dans le silence du matin qui flambe. Pas un son à part le chant des oiseaux. Oui, là, pour l’ins­tant, il fait bon vivre.

[audio:kumomi.xol]

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Osa­ka Monau­rail, funk authentique

Il est tout à fait pos­sible que vous n’ai­miez pas le funk. Mais le vrai funk, celui qu’on joue avec des ins­tru­ments hors d’âge dont le ver­nis s’é­caille et qu’on chante dans des micros à la mem­brane déli­cate, qu’on enre­gistre uni­que­ment sur des vinyles, ça c’est impos­sible que vous n’ai­miez pas. Il y a le funk et ce funk, qu’on entend en accom­pa­gne­ment de Mar­va Whit­ney, celui des Dap Kings et consorts. Osa­ka Monau­rail font par­tie de ces doux dingues que ne pensent que funk, boivent et mangent funk. Et sur­tout, ils sont… Japo­nais. Ce qui peut paraître éton­nant ne l’est pas tant que ça. Les Japo­nais sont des fous de son pur et la plu­part des introu­vables d’ar­tistes en tout genre, les fameux « imports Japon » viennent du pays du soleil levant, ce sont les seuls à aimer se plon­ger des heures et des heures pour gra­ver des titres impro­bables avec un son proche de la perfection.
C’est par­ti avec cette introduction.

[audio:introduction.xol]

Le chan­teur s’ap­pelle Ryo Naka­ta, il est Japo­nais, chante en japo­nais (même quand il chante en anglais, on dirait du japo­nais), et c’est un pur fun­ky­man qui ne jure que par le « one », le prin­cipe de base du funk qui veut que c’est le pre­mier temps du tem­po qui prend toute l’in­ten­si­té. Écou­tez cette voix qui vous rap­pel­le­ra quel­qu’un, écou­tez ces ins­tru­ments fié­vreux… Après ça, vous aime­rez for­cé­ment le funk. Second acte.

[audio:osaka.xol]

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Cette ville est un autre monde, dedans, un monde flo­ris­sant (4ème partie)

En étu­diant les visages de Paris à tra­vers l’his­toire, depuis les pré­misses de son exis­tence, avant même que Paris ne soit Lutèce(1), lorsque le Pari­sis, bas­sin limo­neux fer­tile de la val­lée séqua­nienne était exploi­té par les Pari­sii(2) pour sa pierre, son cal­caire blanc que l’on trouve jusque dans les murs du châ­teau de Ver­sailles, et cela jus­qu’à nos jours, on voit tout à coup se des­si­ner l’or­ga­ni­sa­tion d’une ville autour de son centre, éta­bli autour des anciens thermes de Clu­ny et de l’île de la Cité. Il en aura fal­lu de l’au­dace pour s’ins­tal­ler sur cette grande île au milieu du fleuve, à une époque où le génie civil n’é­tait pas vrai­ment au faîte de sa gloire et où le fleuve était régu­liè­re­ment pris dans les glaces qui en fon­dant détrui­saient avec une impres­sion­nante constance les ponts de bois, et cela jus­qu’au XVIè siècle. Mais le lieu revê­tait un carac­tère stra­té­gique par­ti­cu­lier et bien vite l’en­droit fut construit, for­ti­fié et pla­cé au centre de la vie de cette nou­velle ville. Son empla­ce­ment sur le fleuve en fit vite un lieu de pas­sage pri­vi­lé­gié tout d’a­bord pour le com­merce flu­vial. De riches mar­chands trouvent leur compte dans cette acti­vi­té et les indus­triels tirent par­ti du flux de la Bièvre pour éta­blir mégis­se­ries, tan­ne­ries et autres acti­vi­tés tex­tiles. Les ponts sont mis à pro­fit pour la construc­tion de mou­lins qui four­ni­ront la farine néces­saire à la cuis­son du pain au four banal (le four est à l’é­poque cen­tra­li­sé pour des ques­tions d’im­po­si­tion, et le plus connu se trou­vait alors… rue du Four). Éga­le­ment, la pré­sence des ponts per­met de ren­for­cer les échanges entre le nord et le sud et hos­tel­le­ries et auberges font leur beurre avec les com­mer­çants et les voya­geurs de pas­sage. La vie prend forme et très vite Paris devient la plus grande ville du monde occidental.

Île de la Cité — Frères Lim­bourg — Mois de Juin — Les Très Riches Heures du Duc de Berry

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