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Dark side of the lens

Dark side of the lens est un micro-docu­men­taire sur un docu­men­ta­riste dont la voca­tion est de plon­ger pour “prendre” la mer au vrai sens du terme. Ici, ce n’est plus le domaine des pêcheurs ou des marins, mais des sur­feurs, dans un uni­vers sombre, bien loin des plages hawaïennes et des blon­di­nets mus­clés. Une ode à la mer sur une pel­li­cule par­fai­te­ment maî­tri­sée, dans ce qu’elle a de plus de plus ter­ri­fiant dans son mou­ve­ment immense, à cet art étrange que cer­tains appellent the fine art of sur­fa­cing…

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Kim Høl­ter­mand

Rares sont les pho­to­graphes qui s’ex­priment comme des poètes, dans un jeu de lumières et de ténèbres, dans une métrique simple et une dou­ceur presque lugubre. Il y a de l’é­cole de Düs­sel­dorf dans ces cli­chés d’une sobrié­té enva­his­sante, une âme per­sis­tante, dans un écrin luxueux. Kim Høl­ter­mand.

Via Hip­po­lyte Bayard

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Mark Ron­son & The Busi­ness Intl

Je ne dors pas alors voi­là, je livre ça, décou­vert tout à l’heure sur Canal +, Mark Ron­son, un Anglais inso­lem­ment beau et talen­tueux qui se teint les che­veux en blanc, auteur d’A­my Wine­house, qui nous sort un groupe très clas­sieux, The Busi­ness Intl, de son cha­peau, avec un Andrew Wyatt superbe, rayon­nant, frai­che­ment débar­qué de Miike Snow, un D’An­ge­lo sur­puis­sant, une Rose Eli­nor Dou­gall pim­pante et super­be­ment pro­vo­cante et sur­tout Boy George un peu bouf­fi mais avec une voix impec­cable, trente ans après… L’al­bum s’ap­pelle Record Col­lec­tion et vient de sortir.

[audio:love.xol]

Pop tein­tée élec­tro savam­ment aro­ma­ti­sée au 80’s, c’est une explo­sion de sons aci­du­lés inat­ten­dus qui secouent et res­tent dans la tête. A essayer les fenêtres ouvertes, Glass Moun­tain Trust entre autres et sur­tout Some­bo­dy to love me avec Wyatt et sa voix cris­tal­line, et le Boy tout en sub­ti­li­té. Ce Mark Ron­son s’im­pose comme un incon­tour­nable d’une pop rétro fas­ci­nante… (enten­dez-vous les steel-drums ?)

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Archéo­lo­gie du renoncement

La jalou­sie est un sen­ti­ment atroce. Atroce parce que dévas­ta­teur et sur­tout parce qu’il est incon­trô­lable et qu’il mène à la vacui­té la plus pro­fonde. Je parle de la vraie jalou­sie, pas ce truc mala­dif d’a­do­les­cent qu’é­prouvent cer­taines per­sonnes qui ne sup­portent pas qu’on s’ap­proche de trop près de l’être aimé, mais cette vague de néant qui nous sub­merge quand l’être aimé en aime un autre. C’est une construc­tion com­plexe qui impose de s’af­fran­chir du réel pour se réfu­gier dans une par­celle incon­nue de l’ac­ti­vi­té habi­tuelle, dans laquelle plus rien n’a de jus­ti­fi­ca­tion et où l’on peut fomen­ter les plans les plus hor­ribles. Là où la jalou­sie prend la forme la plus laide, c’est lors­qu’on s’ac­croche à une espé­rance qui dis­pa­raît de manière défi­ni­tive, de telle sorte qu’on doive faire son deuil de l’être aimé.

C’est éga­le­ment une incroyable bles­sure à l’a­mour propre. C’est sur­tout l’é­go qui en prend un coup. Un coup de poing dans le dia­phragme qui coupe net la res­pi­ra­tion. Rien de moins. Et ensuite il faut apprendre à arrê­ter les nau­sées, sen­tir ses doigts bou­ger, se faire une rai­son (se faire un shoot ?), rete­nir les larmes, recom­men­cer depuis le début, se tordre les doigts, se dire que c’est fini, ne pas trop s’u­ser, reprendre un peu de cette joyeuse souf­france qui gratte sous les os, se dire qu’il faut avan­cer, s’at­te­ler à l’ar­chi­tec­ture du néant mais pour aller où, pour s’en­fer­mer dans l’in­con­sis­tance, les nour­ri­tures ter­restres n’y suf­fi­ront pas, toutes les lec­tures du monde ne vous ramè­ne­ront pas cette femme. Et pour reprendre une expres­sion que je lis tous les jours, il faut in fine se résoudre à vali­der encore et encore cette forme de renoncement.

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