Oct 9, 2010 | Arts, L'oeil de la caméra |





Dark side of the lens est un micro-documentaire sur un documentariste dont la vocation est de plonger pour “prendre” la mer au vrai sens du terme. Ici, ce n’est plus le domaine des pêcheurs ou des marins, mais des surfeurs, dans un univers sombre, bien loin des plages hawaïennes et des blondinets musclés. Une ode à la mer sur une pellicule parfaitement maîtrisée, dans ce qu’elle a de plus de plus terrifiant dans son mouvement immense, à cet art étrange que certains appellent the fine art of surfacing…
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Oct 8, 2010 | Arts, Photo |
Wang Yuangling

Emily Shur

Céline Clanet

Michael Corridore

Christian Houge

Robin Friend

Juliane Eirich

Aleix Plademunt

Maximilian Haidacher

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Oct 7, 2010 | Arts, Photo |
Rares sont les photographes qui s’expriment comme des poètes, dans un jeu de lumières et de ténèbres, dans une métrique simple et une douceur presque lugubre. Il y a de l’école de Düsseldorf dans ces clichés d’une sobriété envahissante, une âme persistante, dans un écrin luxueux. Kim Høltermand.


Via Hippolyte Bayard
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Oct 7, 2010 | Arts, Chambre acoustique |
Je ne dors pas alors voilà, je livre ça, découvert tout à l’heure sur Canal +, Mark Ronson, un Anglais insolemment beau et talentueux qui se teint les cheveux en blanc, auteur d’Amy Winehouse, qui nous sort un groupe très classieux, The Business Intl, de son chapeau, avec un Andrew Wyatt superbe, rayonnant, fraichement débarqué de Miike Snow, un D’Angelo surpuissant, une Rose Elinor Dougall pimpante et superbement provocante et surtout Boy George un peu bouffi mais avec une voix impeccable, trente ans après… L’album s’appelle Record Collection et vient de sortir.

[audio:love.xol]
Pop teintée électro savamment aromatisée au 80’s, c’est une explosion de sons acidulés inattendus qui secouent et restent dans la tête. A essayer les fenêtres ouvertes, Glass Mountain Trust entre autres et surtout Somebody to love me avec Wyatt et sa voix cristalline, et le Boy tout en subtilité. Ce Mark Ronson s’impose comme un incontournable d’une pop rétro fascinante… (entendez-vous les steel-drums ?)
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Oct 6, 2010 | Passerelle |
La jalousie est un sentiment atroce. Atroce parce que dévastateur et surtout parce qu’il est incontrôlable et qu’il mène à la vacuité la plus profonde. Je parle de la vraie jalousie, pas ce truc maladif d’adolescent qu’éprouvent certaines personnes qui ne supportent pas qu’on s’approche de trop près de l’être aimé, mais cette vague de néant qui nous submerge quand l’être aimé en aime un autre. C’est une construction complexe qui impose de s’affranchir du réel pour se réfugier dans une parcelle inconnue de l’activité habituelle, dans laquelle plus rien n’a de justification et où l’on peut fomenter les plans les plus horribles. Là où la jalousie prend la forme la plus laide, c’est lorsqu’on s’accroche à une espérance qui disparaît de manière définitive, de telle sorte qu’on doive faire son deuil de l’être aimé.

C’est également une incroyable blessure à l’amour propre. C’est surtout l’égo qui en prend un coup. Un coup de poing dans le diaphragme qui coupe net la respiration. Rien de moins. Et ensuite il faut apprendre à arrêter les nausées, sentir ses doigts bouger, se faire une raison (se faire un shoot ?), retenir les larmes, recommencer depuis le début, se tordre les doigts, se dire que c’est fini, ne pas trop s’user, reprendre un peu de cette joyeuse souffrance qui gratte sous les os, se dire qu’il faut avancer, s’atteler à l’architecture du néant mais pour aller où, pour s’enfermer dans l’inconsistance, les nourritures terrestres n’y suffiront pas, toutes les lectures du monde ne vous ramèneront pas cette femme. Et pour reprendre une expression que je lis tous les jours, il faut in fine se résoudre à valider encore et encore cette forme de renoncement.
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