Mar 5, 2010 | Arts, Chambre acoustique |
On connait Jean Sibelius (Johan Christian Julius Sibelius) pour ses sept symphonies, mais également pour une pièce superbe, la Valse Triste, extraite de Kuolema (la Mort), un ballet écrit par Arvid Järnefelt. Symbole de l’identité finnoise et de la résistance face à l’Empire Russe, Sibelius vivra mal l’arrivée du dodécaphonisme et on le taxera parfois de réactionnaire ou même de « plus ennuyeux des musiciens sérieux » alors que sous ses dehors ascétiques, il est un des meilleurs symphonistes qui soit, une grande âme qui n’exprime rien des élans nationalistes qu’on lui prêta. Brulé par la dépression, il détruira sa huitième symphonie puis sombrera dans l’alcoolisme avant de s’éteindre à 92 ans.
Valse triste, une pièce singulièrement émouvante et simple.

[audio:valse_triste.xol]
Valse triste, Op.44, dirigé par Herbert von Karajan
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Mar 4, 2010 | Eclairs de génie |
Sur Pink Tentacle, un article fascinant avec photos à l’appui sur toutes ces facéties produites au Japon autour des momies. Entre les momies de sirènes, de démons à trois visages, de kappas ou encore de moines auto-momifiés, un large éventail de choses surprenantes (sur la capacité des êtres humains à créer des monstres).
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Mar 4, 2010 | Eclairs de génie |
Une très belle série de posters sur les planètes par Ross Berens.

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Mar 3, 2010 | Livres et carnets |
Elle a grandi à Ibiza et vit désormais à Plymouth. Son univers est urbain, un urbain très typé anglais, aux accents américains dans sa représentation.
Un travail rigoureux et d’une rare qualité.


Et Jess Douglas illustre également son Moleskine, sur son site.

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Mar 1, 2010 | Histoires de gens, Sur les portulans |
Wilfred Thesiger, sage parmi les sages, homme aux semelles de vent parmi les hommes a parcouru pendant des années le sable brûlant du Kenya et de l’Éthiopie et ses lieux interdits, à la rencontre de ceux qui vivaient il y a encore quelques années sans avoir connu d’autres hommes que ceux de leur tribu — et ceux contre qui ils combattaient. Samburu, Kalenjin, Kikuyu, Rendile et Turkana, des noms qui chantent les grands hommes de la vallée du Rift et du Maasai Mara ou du Tanganyka, le lac le plus poissonneux du monde, des hommes longilignes, agressifs, belliqueux et fins, beaux et rebelles comme des femmes dont les traditions veulent qu’ils s’habillent avec les attributs féminins jusqu’à l’âge sacré de leur circoncision et portent dans les cheveux les plumes des petits oiseaux qu’ils ont tué avec leurs traits et un arc tout ce qu’il y a de plus artisanal. Tous les quatorze ans, un nouveau cycle de la vie commence et se fête dignement dans le berceau de l’humanité, qui est une des régions les plus giboyeuses d’Afrique.


Photos extraites de son livre Visions d’un nomade, chez Plon, 1987, coll. Terre humaine.
Billet suivant : Églises monolithiques de Lalibela, Wilfred Thesiger le nomade #2
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