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Valse triste

On connait Jean Sibe­lius (Johan Chris­tian Julius Sibe­lius) pour ses sept sym­pho­nies, mais éga­le­ment pour une pièce superbe, la Valse Triste, extraite de Kuo­le­ma (la Mort), un bal­let écrit par Arvid Jär­ne­felt. Sym­bole de l’i­den­ti­té fin­noise et de la résis­tance face à l’Em­pire Russe, Sibe­lius vivra mal l’ar­ri­vée du dodé­ca­pho­nisme et on le taxe­ra par­fois de réac­tion­naire ou même de « plus ennuyeux des musi­ciens sérieux » alors que sous ses dehors ascé­tiques, il est un des meilleurs sym­pho­nistes qui soit, une grande âme qui n’ex­prime rien des élans natio­na­listes qu’on lui prê­ta. Bru­lé par la dépres­sion, il détrui­ra sa hui­tième sym­pho­nie puis som­bre­ra dans l’al­coo­lisme avant de s’é­teindre à 92 ans.
Valse triste, une pièce sin­gu­liè­re­ment émou­vante et simple.

[audio:valse_triste.xol]

Valse triste, Op.44, diri­gé par Her­bert von Karajan

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Momies mons­trueuses

Sur Pink Ten­tacle, un article fas­ci­nant avec pho­tos à l’ap­pui sur toutes ces facé­ties pro­duites au Japon autour des momies. Entre les momies de sirènes, de démons à trois visages, de kap­pas ou encore de moines auto-momi­fiés, un large éven­tail de choses sur­pre­nantes (sur la capa­ci­té des êtres humains à créer des monstres).

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Jess Dou­glas

Elle a gran­di à Ibi­za et vit désor­mais à Ply­mouth. Son uni­vers est urbain, un urbain très typé anglais, aux accents amé­ri­cains dans sa représentation.
Un tra­vail rigou­reux et d’une rare qualité.

Et Jess Dou­glas illustre éga­le­ment son Moles­kine, sur son site.

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Ren­dile et Tur­ka­na, Wil­fred The­si­ger le nomade #1

Wil­fred The­si­ger, sage par­mi les sages, homme aux semelles de vent par­mi les hommes a par­cou­ru pen­dant des années le sable brû­lant du Kenya et de l’É­thio­pie et ses lieux inter­dits, à la ren­contre de ceux qui vivaient il y a encore quelques années sans avoir connu d’autres hommes que ceux de leur tri­bu — et ceux contre qui ils com­bat­taient. Sam­bu­ru, Kalen­jin, Kikuyu, Ren­dile et Tur­ka­na, des noms qui chantent les grands hommes de la val­lée du Rift et du Maa­sai Mara ou du Tan­ga­ny­ka, le lac le plus pois­son­neux du monde, des hommes lon­gi­lignes, agres­sifs, bel­li­queux et fins, beaux et rebelles comme des femmes dont les tra­di­tions veulent qu’ils s’ha­billent avec les attri­buts fémi­nins jus­qu’à l’âge sacré de leur cir­con­ci­sion et portent dans les che­veux les plumes des petits oiseaux qu’ils ont tué avec leurs traits et un arc tout ce qu’il y a de plus arti­sa­nal. Tous les qua­torze ans, un nou­veau cycle de la vie com­mence et se fête digne­ment dans le ber­ceau de l’hu­ma­ni­té, qui est une des régions les plus giboyeuses d’Afrique.

Pho­tos extraites de son livre Visions d’un nomade, chez Plon, 1987, coll. Terre humaine.

Billet sui­vant : Églises mono­li­thiques de Lali­be­la, Wil­fred The­si­ger le nomade #2

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