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Les Quatre Livres de l’Ar­chi­tec­ture d’An­drea Palladio

L’art ita­lien de la Renais­sance prend son envol à par­tir des ver­ge­tures du pas­sé exhu­mé de la terre, là où les Antiques ont pros­pé­ré jus­qu’à la chute de l’empire romain. On a presque ten­dance à oublier que Rome a décli­né bien avant la chute de l’empire romain et que la capi­tale de l’empire change deux fois avant que la civi­li­sa­tion romaine soit rasée de près par les hordes de bar­bares qui ravagent l’oc­ci­dent connu en quelques années. Rome est aban­don­née comme rési­dence impé­riale et le pou­voir éclate entre plu­sieurs villes comme Milan, Nico­mé­die ou Trèves. Constan­tin dépla­ce­ra la capi­tale de l’empire à Byzance et ain­si Rome fini­ra secouée par les trem­ble­ment de terre, enfouie sous la terre, la végé­ta­tion et les détri­tus, déman­te­lée pierre après pierre, sac­ca­gée, pro­fa­née jus­qu’à sa redé­cou­verte. Les cours ita­liennes par­ti­ront à la recherche de ce pas­sé pres­ti­gieux oublié en amor­çant les pre­mières fouilles archéo­lo­giques in situ. C’est d’ailleurs à la fin du XVème siècle qu’on retrouve les ves­tiges de la Mai­son Dorée (domus aurea) de Néron dans des cir­cons­tances rocambolesques.

Un jeune Romain tom­ba dans un trou sur les pentes de l’Oppius et se retrou­va dans une sorte de grotte cou­verte de pein­tures sur­pre­nantes. D’autres jeunes artistes explo­rèrent à leur tour ces salles éton­nantes. Les fresques ain­si décou­vertes ins­pi­rèrent un nou­veau style de déco­ra­tion plein de fan­tai­sie, que l’on bap­ti­sa «gro­tesques». Les célèbres artistes Dome­ni­co Ghir­lan­daio, Raphaël et Michel-Ange des­cen­dus à leur tour eurent la révé­la­tion de ce qu’était l’art antique oublié. On pense que Raphaël en tira une par­tie de son ins­pi­ra­tion pour la déco­ra­tion des fameuses Loges du Vati­can. (Wiki­pe­dia)

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Archi­tek­tôn

Archi­tek­tôn, lit­té­ra­le­ment « maître char­pen­tier » : le mot est employé pour la pre­mière fois au Vè siècle, dans l’œuvre de l’his­to­rien Héro­dote, alors que les poèmes  homé­riques, au VIIiè siècle, ne connais­saient que le tek­tôn, « menui­sier » ou « char­pen­tier », soit l’ou­vrier par excel­lence. Tel quel, le terme suf­fit à faire com­prendre que dans le monde grec l’ar­chi­tecte est issu du milieu des artisans.

Marie-Chris­tine Hell­mann, L’ar­chi­tec­ture grecque
Livre de poche, col­lec­tion Références


La pre­mière men­tion connue du mot archi­tecte, αρχιτεκτων (αρχι-archi, chef de — et de τεκτων — tek­ton, char­pen­tier.), appa­raît au Ve siècle av. J.‑C. dans le livre d’Héro­dote, His­toires (3, 60) décri­vant le tun­nel de Samos: « l’ar­chi­tecte char­gé de ce tra­vail fut le Méga­rien Eupa­li­nos, fils de Naus­tro­phos ». Héro­dote uti­lise ce mot pour le construc­teur du pont de bateaux per­met­tant de fran­chir l’Hel­les­pont en ‑513 (His­toires 4,88): “Darius Ier fut très satis­fait de ce pont de bateaux et récom­pen­sa riche­ment son archi­tecte, Man­dro­clès de Samos”. Pour Héro­dote, le mot archi­tecte don­né à Eupa­li­nos qui est un des “auteurs des trois plus grands ouvrages que pos­sède la Grèce” ou à Man­dro­clès de Samos n’a pas pour lui le sens qu’il a pris aujourd’­hui, c’est plus un tech­ni­cien de la construc­tion ou un ingé­nieur. (source Wiki­pe­dia)

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Les piliers d’Ashoka

Pilier d’A­sho­ka de Lau­riya Nandangarh

Asho­ka (ou Aço­ka, अशोक en hin­di), troi­sième empe­reur de la dynas­tie Mau­rya qui s’est ins­tal­lée en Inde juste après le retrait des armées d’A­lexandre le Grand, est un des per­son­nages les plus impor­tants de l’his­toire de l’Inde car il est consi­dé­ré comme le pre­mier fédé­ra­teur de l’é­tat, autre­fois com­po­sé de petites prin­ci­pau­tés. Au IVème siècle av. J.-C., il réus­sit à ins­tau­rer une cer­taine sta­bi­li­té dans le royaume et fait gra­ver sur des rochers et des piliers dis­sé­mi­nés dans le pays les lois qui gou­vernent son pays, ain­si que des récits de conver­sion au boud­dhisme dont il est un des grands pro­sé­lytes. Asho­ka a lais­sé son empreinte dans le ter­ri­toire au point que son emblème se trouve aujourd’­hui au cœur du dra­peau du pays, dans le sym­bole du dhar­ma­ca­kra (धर्मचक्र en sans­krit), un des huit sym­boles aus­pi­cieux, repré­sen­té par une roue de cha­riot sym­bo­li­sant l’enseignement de Boud­dha sur le che­min de l’é­veil. Le plus célèbre des piliers d’A­sho­ka est celui de Sārnāth (hin­dî : सारनाथ), dont il ne reste plus aujourd’­hui que le cha­pi­teau, sur­mon­té d’une fleur de lotus ren­ver­sée (sym­bole de le vie nais­sante et fer­tile) sur lequel repose un abaque ornée de quatre dhar­ma­ca­kra espa­cés par des petits ani­maux repré­sen­tant les quatre points car­di­naux. Au-des­sus de cet abaque se trouvent quatre lions repré­sen­tant les quatre ver­tus du bouddhisme.
Tous les piliers ne sont pas déco­rés avec autant de détails et pour cer­tains, les (ou le) lions sont man­quants. Le plus étrange est assu­ré­ment celui de Meh­rau­li qui, mal­gré sa com­po­si­tion en fer, ne porte aucune trace de cor­ro­sion. (more…)

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Nova Pal­mae

Le 7 octobre 1593, est fon­dée une ville pour com­mé­mo­rer la vic­toire de la Répu­blique de Venise sur l’Em­pire Otto­man à la bataille de Lépante. Le 7 octobre est éga­le­ment le jour de la Sainte Jus­tine, sous le patro­nage de laquelle la ville de Pal­ma­no­va est placée .

Son plan en étoile à neuf branches, cal­qué sur le modèle bas­tion­né du tra­cé de for­ti­fi­ca­tions à l’i­ta­lienne, uti­lise les der­nières inno­va­tions en matière d’ar­chi­tec­ture mili­taire et ins­pi­re­ra bon nombre de construc­tions ulté­rieures, et nombre d’ar­chi­tectes, dont un cer­tain Vau­ban. L’au­teur de cette perle qui, vu du ciel, est un pur témoi­gnage d’har­mo­nie archi­tec­tu­rale est un cer­tain Vin­cen­zo Sca­moz­zi (por­trait d’une excep­tion­nelle beau­té peint par Vero­nese ci-des­sus), qui en plus de son acti­vi­té d’ar­chi­tecte était éga­le­ment scé­no­graphe pour le théâtre. Une de ses plus belles créa­tions est le Tea­tro all’An­ti­ca de Sab­bio­ne­ta.
Aujourd’­hui, la ville n’a qua­si­ment pas chan­gé de physionomie.


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Bâo­li

Cette curieuse struc­ture por­tant le nom étrange de bâo­li(1) est en réa­li­té un puits à degrés. Celui de Chand en est un exem­plaire assez sur­pre­nant car situé dans une région semi-déser­tique, arro­sée pen­dant trois mois de l’an­née par la mous­son, il est plan­té au milieu d’une ville de moyenne impor­tance, por­tant le nom de Abha­ne­ri. La construc­tion datant du IXème siècle, com­porte en tout 3500 marches sur 13 étages, pour une pro­fon­deur de 30 mètres et n’est pas qu’un simple puits des­ti­né à récol­ter les eaux de pluie ; il sert éga­le­ment de réser­voir pour l’ir­ri­ga­tion des plaines et cer­tai­ne­ment acces­soi­re­ment de lieu de repos rafraî­chis­sant. Ce qui est éton­nant, c’est qu’en plus d’a­voir une forme de pyra­mide inver­sée, sa struc­ture pré­sente des marches dis­po­sées de telle sorte à repro­duire le même motif géo­mé­trique mais à l’en­vers. La fonc­tion esthé­tique est très cer­tai­ne­ment sou­te­nue par une fonc­tion sym­bo­lique, voire reli­gieuse, mais il est dif­fi­cile de la déter­mi­ner de nos jours, même si on se doute que ces bâo­lis jouent un rôle dans les ablu­tions rituelles hindoues.

On trouve sur­tout ces monu­ments en forme de zig­gou­rats inver­sées dans l’ouest de l’Inde, là où le cli­mat est chaud et humide.

Bâo­li de Chand, Abhaneri

Bâo­li de Pan­na Mia

Bâo­li Ada­laj Vav

Loca­li­sa­tion du bâo­li de Chand sur Google Maps.

Notes :
(1) baw­di (Hin­di: बावड़ी), bao­li (Hin­di: बावली), vaav (Guja­ra­ti: વાવ)

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