Impossible de dire quand ça s'arrête, ni quand ça reprend, ni quand ça ralentit ou que ça se termine, ni quand ça feint de repartir et que ça s'arrête. L'envie de voyage est comme certaines périodes de la vie, l'air de rien ; il est alors impossible de se poser pour...
Söylenmek #2
by Romuald Le Peru | Jul 1, 2014 | Söylenmek
Il s'est passé quelque chose hier soir. Christine, avec presque des sanglots dans la voix, les sanglots d'une dame fatiguée, m'embrasse et après la discussion que nous venons d'avoir, me dit à voix basse, sur le ton de la confidence : Donne-moi de tes petites...
Söylenmek #1
by Romuald Le Peru | Jun 29, 2014 | Söylenmek
J'entends l'inexploré... J'attends l'inexploré...
Le sommeil de Philippe — Hiérapolis, la ville sainte au-dessus des enfers
by Romuald Le Peru | 24/08/2026 | Un monde bleu | 0 Comments
On arrive à Hiérapolis par le blanc. C’est un blanc qui ne ressemble à rien de ce que l’on connaît, ni la neige, ni le sel, ni la chaux, un blanc minéral et tiède qui monte du fond de la vallée du Lycos comme une lèpre magnifique, et que les Turcs, avec ce génie qu’ils ont pour nommer les choses en les rendant domestiques, ont appelé Pamukkale, le château de coton.
Les citernes de Constantinople, une capitale sans fleuve
by Romuald Le Peru | 24/08/2026 | Un monde bleu | 0 Comments
Tout le monde connaît la Citerne Basilique, ses colonnes noyées et ses Méduses renversées. Mais Constantinople fut bâtie sur des dizaines de réservoirs, dont la plupart dorment encore sous les boutiques, sous les stades, sous les potagers de Fatih. Enquête dans une capitale qui a passé seize siècles à retenir de l’eau qu’elle n’avait pas.
L’or du Pactole
by Romuald Le Peru | 21/08/2026 | Un monde bleu | 0 Comments
Il y a des civilisations qui ont tout inventé et qu’on a presque oubliées. La Lydie est de celles-là. Demandez autour de vous : on connaît Crésus, mais comme on connaît Picsou — un nom devenu adjectif, une richesse proverbiale détachée de toute géographie, de toute chair, de toute poussière.
Palerme aux trois langues
by Romuald Le Peru | 20/08/2026 | Un monde bleu | 0 Comments
Il faut lever la tête, et il faut le faire longtemps, parce que la nuque proteste et que la lumière de la Chapelle Palatine est avare. On finit par distinguer, au-dessus des mosaïques byzantines et de leur or immobile, un plafond de bois qui n’a rien à faire là.
Les jardins de thé d’Istanbul, géographie de l’heure suspendue
by Romuald Le Peru | 20/08/2026 | Un monde bleu | 0 Comments
C’est d’abord un son. Une petite cuillère qui tourne dans un verre, quelque part sous les platanes, et le tintement clair du métal contre la paroi mince. On l’entend avant de voir quoi que ce soit. Il traverse le feuillage, se mêle au cri des mouettes, au ronflement lointain d’un vapur qui accoste.
Les stèles du tophet de Carthage
by Romuald Le Peru | 20/08/2026 | Un monde bleu | 0 Comments
Salammbô est une banlieue de Tunis comme il y en a partout sur cette côte : des villas basses aux volets décolorés, des bougainvillées qui débordent des murets, la ligne du TGM qui file vers La Marsa avec un bruit de ferraille patiente, et l’odeur du sel qui monte dès qu’on tourne le dos à la rue.
Qalawun, ou le tombeau de l’esclave aux mille dinars
by Romuald Le Peru | 19/08/2026 | Un monde bleu | 0 Comments
Rue al-Mu’izz, Le Caire. Un sultan kiptchak, un hôpital pour les fous, un dôme qui a survécu à sept siècles de tremblements de terre.
Un style à poulpes
by Romuald Le Peru | 19/08/2026 | Un monde bleu | 0 Comments
Un motif traverse la Méditerranée, 1500–400 avant notre ère
Le savon d’Alep, ou la très longue mémoire d’un pain vert
by Romuald Le Peru | 18/08/2026 | Un monde bleu | 0 Comments
Il y a des objets qui contiennent plus d’histoire que bien des monuments. Un pain de savon brun, fendu d’un cœur vert, en sait plus long sur la Méditerranée que la plupart des livres qui prétendent la raconter.
Le Boucoléon, palais des lions de mer
by Romuald Le Peru | 18/08/2026 | Un monde bleu | 0 Comments
Il faut d’abord accepter de ne rien voir. C’est la condition d’entrée, le droit de passage. Celui qui longe la rive sud de la vieille Istanbul, sur cette avenue Kennedy où les voitures filent comme si la mer de Marmara n’existait pas, celui-là passe devant le Boucoléon sans le savoir.