Impossible de dire quand ça s'arrête, ni quand ça reprend, ni quand ça ralentit ou que ça se termine, ni quand ça feint de repartir et que ça s'arrête. L'envie de voyage est comme certaines périodes de la vie, l'air de rien ; il est alors impossible de se poser pour...
Söylenmek #2
by Romuald Le Peru | Jul 1, 2014 | Söylenmek
Il s'est passé quelque chose hier soir. Christine, avec presque des sanglots dans la voix, les sanglots d'une dame fatiguée, m'embrasse et après la discussion que nous venons d'avoir, me dit à voix basse, sur le ton de la confidence : Donne-moi de tes petites...
Söylenmek #1
by Romuald Le Peru | Jun 29, 2014 | Söylenmek
J'entends l'inexploré... J'attends l'inexploré...
La fosse aux cobras — Chapitres 9 à 12
by Romuald Le Peru | 10/04/2026 | La fosse aux cobras, Les veilleurs de nuit | 0 Comments
Elle arriva un vendredi de février, par la porte vitrée, avec un sac à dos trop gros pour son corps et un carnet Moleskine serré contre sa poitrine comme un bouclier.
La fosse aux cobras — Chapitres 5 à 8
by Romuald Le Peru | 10/04/2026 | La fosse aux cobras, Les veilleurs de nuit | 0 Comments
Il arriva un jeudi de décembre, par le vol de Francfort, avec deux valises, un sac en bandoulière bourré de cahiers et une barbe de trois jours qui lui donnait l’air d’un homme qui a cessé de se soucier de son apparence depuis suffisamment longtemps pour que cette négligence soit devenue un style.
La fosse aux cobras — Chapitres 1 à 4
by Romuald Le Peru | 10/04/2026 | La fosse aux cobras, Les veilleurs de nuit | 0 Comments
Le plateau n’était pas en argent. Étain, peut-être, ou un alliage que personne n’avait jamais su nommer, mais Nong l’appelait le plateau d’argent parce que c’était ainsi que le Dr. Henn l’avait appelé la première fois, en 1974, quand elle avait dix-huit ans et ne comprenait pas un mot d’anglais.
L’odeur de l’orange — Chapitres 7 à 10
by Romuald Le Peru | 09/04/2026 | L'odeur de l'orange, Les veilleurs de nuit | 0 Comments
Le mercredi, ils firent l’amour. Ce ne fut pas brutal, ce ne fut pas lent — ce fut quelque chose entre les deux, quelque chose qui avait la précision d’un geste répété mille fois en pensée et la maladresse d’un geste accompli pour la première fois.
L’odeur de l’orange — Chapitres 4 à 6
by Romuald Le Peru | 09/04/2026 | L'odeur de l'orange, Les veilleurs de nuit | 0 Comments
Il faut remonter. Il faut quitter janvier 2011, quitter la poussière du Majestic et les sirènes et les vidéos tremblantes sur les écrans de téléphone, il faut remonter le temps comme on remonte un escalier
L’odeur de l’orange — Chapitres 1 à 3
by Romuald Le Peru | 09/04/2026 | L'odeur de l'orange, Les veilleurs de nuit | 0 Comments
La pluie de janvier à Tunis n’est pas une vraie pluie. C’est autre chose — un voile gris, tiède encore, qui tombe sans conviction sur les façades de l’avenue de Paris et donne aux trottoirs cet éclat trouble.
Saison humide — Cinquième partie
by Romuald Le Peru | 08/04/2026 | Les veilleurs de nuit, Saison humide | 0 Comments
Il avait plu toute la nuit. Une pluie régulière, obstinée, sans colère — pas un orage, pas un déluge, juste la mousson dans sa version la plus pure, la plus constante : un rideau d’eau continu qui tombait du ciel comme si le ciel avait décidé de se vider et n’avait fixé aucune date limite.
Saison humide — Quatrième partie
by Romuald Le Peru | 08/04/2026 | Les veilleurs de nuit, Saison humide | 0 Comments
L’homme s’appelait Delvaux. Ou Devaux. Ou quelque chose comme ça — il marmonnait son nom dans sa barbe comme s’il n’y tenait plus, comme si le nom n’était qu’un vêtement usé qu’on porte encore par habitude.
Saison humide — Troisième partie
by Romuald Le Peru | 08/04/2026 | Les veilleurs de nuit, Saison humide | 0 Comments
Ils prirent l’habitude des temples à midi. C’était l’heure morte de Luang Prabang, l’heure où la chaleur atteignait son paroxysme et où la ville entière se repliait sur elle-même comme un animal qui cherche l’ombre.
Saison humide — Deuxième partie
by Romuald Le Peru | 08/04/2026 | Les veilleurs de nuit, Saison humide | 0 Comments
La pluie avait un vocabulaire. Il leur fallut quelques jours pour l’apprendre, mais ils l’apprirent — non pas avec la tête, mais avec le corps, les oreilles, la peau.