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La route vers l’Orient

Le célèbre missionnaire basque Saint François-Xavier (dont le vrai nom est tout de même Francisco de Jasso y Azpilicueta) a débarqué sur les côtés du Japon, en août 1549, à Kagoshima dans le but de convertir ces terres extrêmes au culte du Dieu unique (et...

Rada­mis­to

Delphine Galou ("Radamisto" (Xenobia) - Händelfestspiele Karlsruhe - 2009) Je poursuis ma quête des œuvres baroques les plus belles, les plus spectaculaires, et je trouve dans l'acte I de l'opéra de Haendel (dans l'acte II se trouve le très fameux Lascia ch'io pianga...

“Evvi­va il coltellino !!”

Depuis que les paroles de l'apôtre Paul dans l'épitre aux Corinthiens, dans leur interprétation la plus orthodoxe, avaient condamné les femmes à ne pas parler, à ne pas s'exprimer au sein des églises, les enfants et les hautes-contres étaient les seuls à pouvoir...

Musique en douze parties

J'aime bien les petites histoires comme celle de cette œuvre en douze parties qui fonctionne en version intégrale sur trois heures et trente minutes et qui lorsque dans sa première version fut jouée sur une vingtaine de minutes, et fut mal interprétée par son public....

Agnes Obél

Voix cristalline légèrement abimée par les blocs de glace charriés par la rivière au retour du printemps, tendre regard bleuté comme l'acier de l'hameçon d'un pêcheur des Lofoten, des allures de jeune fille de bonne famille scandinave, Agnes Obél est Danoise, vit à...

Mark Ron­son & The Busi­ness Intl

Je ne dors pas alors voilà, je livre ça, découvert tout à l'heure sur Canal +, Mark Ronson, un Anglais insolemment beau et talentueux qui se teint les cheveux en blanc, auteur d'Amy Winehouse, qui nous sort un groupe très classieux, The Business Intl, de son chapeau,...

The modern sound of Nico­la Conte

[audio:take_five.xol] Nicola Conte est un DJ italien, guitariste de jazz, grand amateur de bossa nova et de rythmes indiens, toujours élégant... Il nous sert un double album de ses remixes autour de thèmes connus du jazz des années 60 dans un luxueux coffret de 2 CD...

Osa­ka Monau­rail, funk authentique

Il est tout à fait possible que vous n'aimiez pas le funk. Mais le vrai funk, celui qu'on joue avec des instruments hors d'âge dont le vernis s'écaille et qu'on chante dans des micros à la membrane délicate, qu'on enregistre uniquement sur des vinyles, ça c'est...

La fosse aux cobras — Cha­pitres 9 à 12

Elle arri­va un ven­dre­di de février, par la porte vitrée, avec un sac à dos trop gros pour son corps et un car­net Moles­kine ser­ré contre sa poi­trine comme un bouclier.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 5 à 8

Il arri­va un jeu­di de décembre, par le vol de Franc­fort, avec deux valises, un sac en ban­dou­lière bour­ré de cahiers et une barbe de trois jours qui lui don­nait l’air d’un homme qui a ces­sé de se sou­cier de son appa­rence depuis suf­fi­sam­ment long­temps pour que cette négli­gence soit deve­nue un style.

La fosse aux cobras — Cha­pitres 1 à 4

Le pla­teau n’é­tait pas en argent. Étain, peut-être, ou un alliage que per­sonne n’a­vait jamais su nom­mer, mais Nong l’ap­pe­lait le pla­teau d’argent parce que c’é­tait ain­si que le Dr. Henn l’a­vait appe­lé la pre­mière fois, en 1974, quand elle avait dix-huit ans et ne com­pre­nait pas un mot d’anglais.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 7 à 10

Le mer­cre­di, ils firent l’a­mour. Ce ne fut pas bru­tal, ce ne fut pas lent — ce fut quelque chose entre les deux, quelque chose qui avait la pré­ci­sion d’un geste répé­té mille fois en pen­sée et la mal­adresse d’un geste accom­pli pour la pre­mière fois.

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 4 à 6

Il faut remon­ter. Il faut quit­ter jan­vier 2011, quit­ter la pous­sière du Majes­tic et les sirènes et les vidéos trem­blantes sur les écrans de télé­phone, il faut remon­ter le temps comme on remonte un escalier

L’o­deur de l’o­range — Cha­pitres 1 à 3

La pluie de jan­vier à Tunis n’est pas une vraie pluie. C’est autre chose — un voile gris, tiède encore, qui tombe sans convic­tion sur les façades de l’a­ve­nue de Paris et donne aux trot­toirs cet éclat trouble.

Sai­son humide — Cin­quième partie

Il avait plu toute la nuit. Une pluie régu­lière, obs­ti­née, sans colère — pas un orage, pas un déluge, juste la mous­son dans sa ver­sion la plus pure, la plus constante : un rideau d’eau conti­nu qui tom­bait du ciel comme si le ciel avait déci­dé de se vider et n’a­vait fixé aucune date limite.

Sai­son humide — Qua­trième partie

L’homme s’ap­pe­lait Del­vaux. Ou Devaux. Ou quelque chose comme ça — il mar­mon­nait son nom dans sa barbe comme s’il n’y tenait plus, comme si le nom n’é­tait qu’un vête­ment usé qu’on porte encore par habitude.

Sai­son humide — Troi­sième partie

Ils prirent l’ha­bi­tude des temples à midi. C’é­tait l’heure morte de Luang Pra­bang, l’heure où la cha­leur attei­gnait son paroxysme et où la ville entière se repliait sur elle-même comme un ani­mal qui cherche l’ombre.

Sai­son humide — Deuxième partie

La pluie avait un voca­bu­laire. Il leur fal­lut quelques jours pour l’ap­prendre, mais ils l’ap­prirent — non pas avec la tête, mais avec le corps, les oreilles, la peau.