Le Perroquet Suédois
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Saïgon Continental — Chapitres 7 à 10
Le reste de la journée passa dans une sorte de brouillard. Tùng travailla. Servit. S’effaça. Comme toujours. Mais son esprit était ailleurs — dans une chambre de 1923, sur une terrasse de 1952, quelque part entre les deux, dans cet espace flou où le temps n’existe plus vraiment.
Saïgon Continental — Chapitres 4 à 6
L’après-midi fut interminable. La chaleur. L’humidité. Ce ciel blanc qui pesait sur la ville comme un couvercle de marmite. Les clients qui se plaignaient de tout — du ventilateur trop lent, de la glace qui fondait trop vite, du bruit de la rue, du silence de la sieste, de la guerre qui n’en finissait pas de ne pas finir.
Saïgon Continental — Chapitres 1 à 3
La lumière de cinq heures avait cette qualité particulière que Tùng ne savait pas nommer — ni dorée ni blanche, quelque chose entre les deux, une lumière d’avant l’orage ou d’après la fièvre, une lumière qui n’appartenait qu’à Saïgon et à cette heure précise où la ville hésite entre le jour finissant et la nuit qui n’ose pas encore.
Un voyage hors du temps
Vous êtes donc dans un espace, perdu dans le nulle part, qui fête cette année ses quinze ans.
