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Dernières nouvelles du mondeLa porte des heures (chapitres 6 à 8)
L’église Sveta Nedelya se dressait au cœur de Sofia comme un monument à la résilience bulgare — reconstruite, bombardée, reconstruite encore, témoin silencieux de l’histoire balkanique qui refusait obstinément de tomber dans l’oubli.
La porte des heures (chapitres 4 à 5)
Le Professeur Wolfgang Stein arriva au Pera Palace le soir même, sans avoir été invité, ce qui était devenu une tradition pour les visiteurs impliqués dans les mystères ottomans. Il descendit d’un fiacre poussiéreux avec une valise fatiguée, des lunettes à monture d’acier, et l’air hagard d’un homme ayant voyagé trois jours en train depuis Berlin pour atteindre Constantinople.
La porte des heures (chapitres 1 à 3)
Rupert Beauregard Whitcombe avait, au fil des six derniers mois, développé une routine qui aurait horrifié son ancien lui — celui qui cherchait frénétiquement des dés de backgammon prophétiques et ouvrait des chambres scellées contenant des squelettes d’une certaine valeur aristocratique.
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 23 à 25 — Épilogue)
Ce soir-là, Percival proposa une partie de backgammon. Pas une partie ordinaire — LA partie. Celle qu’ils n’avaient jamais jouée « Avec les dés du Sultan, précisa-t-il. » Rupert hésita. « Nous les avons gardés séparés pendant dix ans. »
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 20 à 22)
Rupert n’avait jamais écrit aussi vite de sa vie. Assis dans sa chambre, une bouteille de raki à portée de main (« pour l’inspiration », justifiait-il), il tapait frénétiquement sur sa machine à écrire Remington.
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 17 à 19)
Le lendemain de leur fuite spectaculaire de Sainte-Sophie, Rupert et ses compagnons se retrouvèrent confrontés à un problème pratique : où cacher six rouleaux de parchemin byzantin authentique quand une organisation secrète allemande et un baron traître vous poursuivent activement ?
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 13 à 16)
Il y a, dans l’existence, des moments où l’on réalise que toute prétention au contrôle de sa propre destinée n’est qu’une illusion confortable. Pour Rupert Beauregard Whitcombe, ce moment arriva précisément lorsque Herr Kraus pointa un revolver Luger dans sa direction avec le détachement clinique d’un fonctionnaire allemand remplissant un formulaire.
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 9 à 12)
Miss Agatha Penworthy était le genre de femme qui pouvait faire reculer un régiment de soldats turcs par la seule force de son regard désapprobateur. À soixante-deux ans, vêtue invariablement de robes grises boutonnées jusqu’au menton, elle incarnait la respectabilité britannique avec une détermination qui frisait le fanatisme.
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 6 à 8)
Il existe plusieurs manières appropriées de réagir à la découverte d’un squelette humain dans une chambre d’hôtel fermée depuis vingt-trois ans. Hurler, par exemple, est tout à fait acceptable. S’évanouir également. Fuir en courant pourrait même être considéré comme raisonnable et envisageable.
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 4 à 5)
Minuit au Pera Palace possédait une qualité particulière. Le silence n’était jamais tout à fait complet — il y avait toujours le grincement d’un parquet, le murmure d’une conversation fantôme dans les murs, le soupir d’un empire qui refusait de mourir tout à fait.
L’incroyable affaire du dé du Sultan (chapitres 1 à 3)
Il existe, dans la géographie morale de Constantinople, certains lieux où le temps ne s’écoule pas selon les lois ordinaires de la physique newtonienne. L’Hôtel Pera Palace était précisément l’un de ces endroits, et Rupert Beauregard Whitcombe allait bientôt le découvrir à ses dépens.
Les eaux immobiles de Bangkok (Les oubliés du pays doré #21)
Le long du khlong Saen Saep, l’eau boueuse charrie des débris de polystyrène et des fleurs de lotus fanées. Le long-tail boat glisse entre les passerelles branlantes, et je m’accroche à la barre de métal rouillé tandis que le conducteur accélère dans un rugissement qui me fait penser à celui d’un tracteur poussé à plein régime. Personne ne regarde le paysage. Les passagers se prennent en photo avec leurs téléphones, bousculés par les embardées du pilote qui évite les déchets flottants.
Bangkok, Blues de Guerre (Les oubliés du pays doré #20)
Bangkok. 1967. On arrive à Venise par la mer. On arrive à Bangkok par le fleuve. C’est une loi géographique autant que romanesque. La Chao Phraya charrie ses eaux brunes entre les temples dorés et les barges de riz, indifférente au siècle qui passe. Mais en ce mois de juillet 1967, quelque chose a changé dans l’air épais de la capitale siamoise. Une odeur de bourbon et de kérosène se mêle aux effluves de citronnelle et d’encens.
La dernière lumière (Les oubliés du pays doré #19)
Norman Lewis arrive à Bangkok en 1950 avec cette façon qu’ont les voyageurs anglais de ne jamais vraiment arriver nulle part. Il débarque comme on pousse une porte entrouverte, sans fracas, le carnet dans la poche gauche, l’œil déjà ouvert sur ce qui disparaît. C’est ce que Lewis est venu chercher : non pas le Siam éternel des cartes postales, mais son agonie précise, documentée, la fin d’un monde qu’on photographie avant l’incendie.
Le maréchal exilé (Les oubliés du pays doré #18)
Il aurait fallu commencer par Bangkok, novembre 1947, l’odeur du fleuve et des temples, mais les biographies ne commencent rarement comme cela. Plaek Phibunsongkhram – qu’on appellera bientôt Phibun, le Maréchal, le dictateur, le survivant – est assis dans son bureau du Ministère de la Défense, et il sait déjà que tout est fini avant même d’avoir vraiment commencé. Les hommes de pouvoir dans les tropiques sentent la fin avant le commencement, comme ces requins qui détectent une goutte de sang dans un océan.





