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Dernières nouvelles du mondeLa fosse aux cobras — Chapitres 9 à 12
Elle arriva un vendredi de février, par la porte vitrée, avec un sac à dos trop gros pour son corps et un carnet Moleskine serré contre sa poitrine comme un bouclier.
La fosse aux cobras — Chapitres 5 à 8
Il arriva un jeudi de décembre, par le vol de Francfort, avec deux valises, un sac en bandoulière bourré de cahiers et une barbe de trois jours qui lui donnait l’air d’un homme qui a cessé de se soucier de son apparence depuis suffisamment longtemps pour que cette négligence soit devenue un style.
La fosse aux cobras — Chapitres 1 à 4
Le plateau n’était pas en argent. Étain, peut-être, ou un alliage que personne n’avait jamais su nommer, mais Nong l’appelait le plateau d’argent parce que c’était ainsi que le Dr. Henn l’avait appelé la première fois, en 1974, quand elle avait dix-huit ans et ne comprenait pas un mot d’anglais.
L’odeur de l’orange — Chapitres 7 à 10
Le mercredi, ils firent l’amour. Ce ne fut pas brutal, ce ne fut pas lent — ce fut quelque chose entre les deux, quelque chose qui avait la précision d’un geste répété mille fois en pensée et la maladresse d’un geste accompli pour la première fois.
L’odeur de l’orange — Chapitres 4 à 6
Il faut remonter. Il faut quitter janvier 2011, quitter la poussière du Majestic et les sirènes et les vidéos tremblantes sur les écrans de téléphone, il faut remonter le temps comme on remonte un escalier
L’odeur de l’orange — Chapitres 1 à 3
La pluie de janvier à Tunis n’est pas une vraie pluie. C’est autre chose — un voile gris, tiède encore, qui tombe sans conviction sur les façades de l’avenue de Paris et donne aux trottoirs cet éclat trouble.
Saison humide — Cinquième partie
Il avait plu toute la nuit. Une pluie régulière, obstinée, sans colère — pas un orage, pas un déluge, juste la mousson dans sa version la plus pure, la plus constante : un rideau d’eau continu qui tombait du ciel comme si le ciel avait décidé de se vider et n’avait fixé aucune date limite.
Saison humide — Quatrième partie
L’homme s’appelait Delvaux. Ou Devaux. Ou quelque chose comme ça — il marmonnait son nom dans sa barbe comme s’il n’y tenait plus, comme si le nom n’était qu’un vêtement usé qu’on porte encore par habitude.
Saison humide — Troisième partie
Ils prirent l’habitude des temples à midi. C’était l’heure morte de Luang Prabang, l’heure où la chaleur atteignait son paroxysme et où la ville entière se repliait sur elle-même comme un animal qui cherche l’ombre.
Saison humide — Deuxième partie
La pluie avait un vocabulaire. Il leur fallut quelques jours pour l’apprendre, mais ils l’apprirent — non pas avec la tête, mais avec le corps, les oreilles, la peau.
Saison humide — Première partie
ls avaient couru. Pendant des mois ils avaient couru et c’était devenu si naturel, cette course, que leurs corps ne savaient plus distinguer la fatigue de la vie elle-même.
Casino Thermal — Chapitres 9 à 12
Le plan était simple. Les plans simples sont les meilleurs et les plus dangereux, parce qu’ils laissent moins de place à l’erreur et aucune à l’excuse.
Casino Thermal — Chapitres 5 à 8
Il appela Voronov le lendemain matin, depuis le lobby, sur son propre téléphone. Un appel professionnel, transparent, traçable. Un interprète qui rend service à une collègue anglaise.
Casino Thermal — Chapitres 1 à 4
Le câble courait sur le marbre comme un serpent mort. Un gros câble noir, gainé de ruban adhésif gris, qui traversait le lobby du Grand Hotel Pupp en diagonale, passait sous le tapis persan que six générations de Pupp avaient foulé.
Au-dessus de mes cendres — Chapitres 9 à 12
Le treizième jour, il retourna au mausolée de Pahlavon Mahmud. De nuit. Il ne l’avait pas prévu.




