Sorting by

×
Moka au bar dans les petites rues sombres de Hong-Kong, sous le regard tendre d’un homme triste. Une femme de Thong Sala perd son regard dans la foule (semaine #1)

Moka au bar dans les petites rues sombres de Hong-Kong, sous le regard tendre d’un homme triste. Une femme de Thong Sala perd son regard dans la foule (semaine #1)

Regarde le matin se lever... On dirait un matin d'Asie sous ses voiles de brumes, sous un ciel trempé. Tu retrouves tes marques dans ces matins savants où tu passes ton temps à dévorer les pages des écrivains voyageurs, où ton remplis ton carnet rouge de notes de...

Un chant d’hiver

Un chant d’hiver

Dernier jour de l'année, une nouvelle année qui se referme. Quoi de mieux qu'un prélude pour cela ? The Fairy Queen d'Henry Purcell... tiré bien évidemment du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare. Je marche à l'envers, décidément. Dans un certain sens, je suis...

Sidé­ra­tion #5

Sidé­ra­tion #5

Il est revenu le temps d'écouter les œuvres qui comptent ; d'un jour sans charme, au brouillard terrifiant, j'entends monter les notes fortissimo de la sonate "pathétique" n°13 de Beethoven, qui n'a rien de pathétique, sinon le nom... Je passe toutes mes matinées...

Sidé­ra­tion #4

Sidé­ra­tion #4

J'apprends avec une certaine sidération que Léonard de Vinci aurait laissé une de ses œuvres non signées et surtout errant dans les temps futurs sans possibilité, dans l'état actuel des connaissances de pouvoir lui attribuer avec certitude la parenté de cette...

Sidé­ra­tion #3

Sidé­ra­tion #3

Odeur de clémentine qui flotte dans l'air frais du matin. Filets de nuages qui s'étirent dans un ciel de cristal glacé. Un papier de Quality Street laissé à l'abandon sur le bord de la table. La tasse à café, vide, exhale encore son odeur âcre, sans sucre s'il vous...

Sidé­ra­tion #2

Sidé­ra­tion #2

Je commence à regarder en arrière pour voir à quoi a ressemblé cette année. Mais il est trop tôt pour faire des bilans, ce n'est pas début décembre qu'on peut s'amuser à faire ça. Tout ce que j'ai comme impression, c'est véritablement l'idée d'une densité incroyable....

Sidé­ra­tion #1

Sidé­ra­tion #1

Rythme de croisière repris, jamais vraiment arrêté en fait. Je travaille sur la frontière, une frontière polysémique et hétérogène, une frontière sur laquelle ça vibrionne, où ça bruisse du bruit du feu qui crépite. Je reprends du service, une formule...

Jour­nal de bord période #6

Jour­nal de bord période #6

Lundi 3 novembre Le dos contracté, le bassin qui commence à grignoter, à craquer dans tous les sens. Rendez-vous avec mon ostéopathe qui sait comment parler à mon corps, tout se remet en place doucement tandis qu'elle me demande doucement de contrarier les mouvements...

Le cahier d’al-Wan­ga­ri — Troi­sième partie

Jan­vier est arri­vé comme un coup de poing. Pas le mois lui-même — jan­vier à Tom­bouc­tou est un mois doux, frais même, les nuits des­cendent vers dix degrés et le vent du Saha­ra se calme, comme si le désert repre­nait son souffle.

Le cahier d’al-Wan­ga­ri — Deuxième partie

En sep­tembre, l’ordre est venu de Bama­ko. Pas un ordre écrit — plus per­sonne n’é­cri­vait rien, les papiers étaient des preuves et les preuves étaient des condamnations.

Le cahier d’al-Wan­ga­ri — Pre­mière partie

La der­nière cliente de l’Hô­tel La Colombe était une Alle­mande aux che­veux cou­leur de paille qui pho­to­gra­phiait les mosquées.

Same­ji­ma — Cha­pitres 11 à 15

L’au­tomne avait repris ses droits sur Tokyo. Les gink­gos du quar­tier de Hibiya jau­nis­saient d’un coup, comme si quel­qu’un avait retour­né un sablier..

Same­ji­ma — Cha­pitres 6 à 10

Le Tri­bu­nal mili­taire inter­na­tio­nal pour l’Ex­trême-Orient sié­geait dans l’an­cien bâti­ment du minis­tère de la Guerre, à Ichi­gaya, à quelques kilo­mètres de l’Imperial.

Same­ji­ma — Cha­pitres 1 à 5

Il y avait une heure entre trois et quatre heures du matin où l’Im­pe­rial Hotel ces­sait de respirer.

Blanc sur blanc — Troi­sième mouvement

Le sha­hi tuk­da est un men­songe magnifique.

Blanc sur blanc — Deuxième mouvement

Le mariage d’A­mi­na dura trois jours, et pen­dant trois jours le bun­ga­low ces­sa d’être un bun­ga­low pour deve­nir un animal.

Blanc sur blanc — Pre­mier mouvement

L’eau de véti­ver trem­blait dans la carafe, et Irfan se dit que c’é­tait la cha­leur, rien que la cha­leur, cette façon qu’a­vait juin de tout faire vibrer…

Dalc’h mad — Troi­sième partie

L’é­té bas­cu­lait. Auré­lien ne savait pas com­ment il le savait, mais il le savait. Quelque chose dans la lumière avait changé.