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La col­lec­tion archi­tec­tu­rale de Takeo Kamiya

Takeo Kamiya est un architecte qui pendant des années a bourlingué en Inde et dans nombre d'autres pays. Il a collecté et commenté ses photos sur son site et malgré le fait que tout soit documenté en japonais donne à voir de très belles images d'une rare qualité. Via...

Cro­queurs urbains

Ils sont disséminés aux quatre coins du monde et ils ont la particularité de s'arrêter quelques instants avec leurs outils, parfois simplement une feuille et un stylo, et ils croquent la vie telle qu'ils la voient, avec talent, avec passion, pour mon plus grand...

Where the wild things are

Il en fallait du talent pour transformer l'œuvre de Maurice Sendak en film. Le livre qui a servi de point de départ au film — on ne peut pas vraiment dire que le film soit l'adaptation du livre mais plutôt le fil conducteur — est un classique de la littérature...

Une autre année

L'année se referme doucement. L'année 2009 se replie comme une feuille, un in duodecimo infini et disparait au fur et à mesure que les heures frappent sur le cadran. Il est encore un peu tôt pour dire ses vœux mais je prends les devants, en ne vous la souhaitant pas...

Topo­li­no

Née en 1936 pour révolutionner le marché de l'automobile italien, la Topolino n'est plus ni moins que l'ancêtre de la Fiat 500 A. Son arrivée devait s'imposer au même titre que la Morris 8 au Royaume-Uni et la Volkswagen en Allemagne et même si elle a été produite à...

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 7

Godard vint le trou­ver le sur­len­de­main, à l’aube. Bah­ram était dans le jar­din, comme chaque matin depuis qu’il avait trou­vé la minia­ture, car il ne dor­mait plus guère, car les nuits étaient peu­plées de rêves étranges où Mos­tow­fi lui par­lait dans une langue qu’il ne com­pre­nait pas.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 6

« Vous êtes trem­pé, Naha­van­di. » La voix venait de l’ombre des arcades, et Bah­ram se figea, la minia­ture ser­rée contre sa poi­trine, l’eau du bas­sin ruis­se­lant de ses vête­ments sur les dalles de pierre. André Godard sor­tit de l’obscurité.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 5

Le cri vint de l’aile est. C’était un cri de femme, aigu, déchi­rant, un cri qui tra­ver­sa les murs épais de l’Abbasi et fit lever les têtes sur la ter­rasse du thé, où les clients pre­naient leur petit-déjeu­ner dans la lumière dorée du matin, et Bah­ram, qui était assis seul à sa table avec un verre de thé et un mor­ceau de pain, sen­tit quelque chose se gla­cer dans sa poitrine.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 4

Le len­de­main matin, Bah­ram déci­da de quit­ter l’hôtel. Non pas de par­tir, non pas de faire ses valises et de reprendre la route vers Per­sé­po­lis ou Téhé­ran, mais sim­ple­ment de sor­tir, de mar­cher dans la ville, de retrou­ver Ispa­han au-delà des murs de l’Abbasi, car il sen­tait qu’il avait besoin de res­pi­rer un autre air, de voir d’autres visages.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 3

Arthur Upham Pope arri­va sur la ter­rasse du thé à cinq heures pré­cises, comme s’il avait atten­du der­rière une porte que l’horloge son­nât, et son entrée fut remar­quée de tous, car Pope ne savait pas entrer quelque part sans être remar­qué, c’était au-des­sus de ses forces, c’était contraire à sa nature même, et d’ailleurs il n’aurait pas vou­lu entrer autrement.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 2

Le len­de­main matin, Bah­ram se réveilla avec l’ap­pel à la prière. Ce n’é­tait pas le muez­zin de la mos­quée voi­sine qui l’a­vait tiré du som­meil — celui-là chan­tait trop loin, sa voix arri­vait assour­die, fil­trée par les murs épais de l’Ab­ba­si — mais un autre, plus proche, dont le chant mon­tait d’une petite mos­quée de quar­tier que Bah­ram ne connais­sait pas.

Tra­ver­ser Ispa­han — Cha­pitre 1

L’hô­tel Abba­si avait été bâti pour accueillir les cara­vanes. C’é­tait au temps de Shah Abbas le Grand, au début du dix-sep­tième siècle, quand Ispa­han était la capi­tale du monde et que les mar­chands de la route de la soie avaient besoin d’un lieu où dépo­ser leurs bal­lots de tis­sus précieux.

Le déluge au Baron d’A­lep — Par­tie 3

Thi­rion res­ta incons­cient pen­dant deux heures. On l’avait trans­por­té dans sa chambre, et le méde­cin appe­lé par Maz­lou­mian avait diag­nos­ti­qué une com­mo­tion sans gra­vi­té. Il se réveille­rait avec un mal de crâne et un trou dans la mémoire, mais rien de plus.

Le déluge au Baron d’A­lep — Par­tie 2

L’inscription ara­méenne disait : « Ceci appar­tient à la mai­son de Nabû-kudur­ri-usur, que nul ne le prenne. » Nabû-kudur­ri-usur. Nabu­cho­do­no­sor, en grec. Le roi de Baby­lone, celui qui avait détruit Jéru­sa­lem et dépor­té les Juifs, celui dont le nom réson­nait encore dans les malé­dic­tions bibliques. Mathilde avait relu ses notes trois fois pour être certaine.

Le déluge au Baron d’A­lep — Par­tie 1

Le train de Tau­rus entra en gare d’Alep avec trois heures de retard, ce qui n’étonna per­sonne. Mathilde Ver­dier des­cen­dit sur le quai dans la lumière décli­nante de novembre, sa valise à la main, son sac de tra­vail en ban­dou­lière. Elle por­tait un tailleur gris qui avait été élé­gant au départ de Bey­routh et qui ne l’était plus.