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Les Heures Claires

On a, je crois, certainement déjà tout dit sur Le Corbusier et la belle et immense maison qu'il a dessiné pour les époux Savoye à Poissy. On a, je crois, déjà expliqué en long, en large et en travers tout ce qui fait le génie de Corbu, ses fenêtres bandeaux, le fait...

Trous de boulin

Avec mon grand-père, on aimait bien partager toutes les choses nouvelles qu'on pouvait apprendre chacun de notre côté. Parfois, les discussions pouvaient se compléter et s'apporter elles-mêmes des informations qui enrichissaient le tronc commun. Une des dernières dont...

Flo­ra au Grand Hôtel — Par­tie 1

Elle des­cen­dit du train avec l’ap­pli­ca­tion de ceux qui ont appris leurs gestes pour les conve­nances. La main sur la rampe, le pied cher­chant le mar­che­pied, le regard déjà vers la sor­tie. Rien de natu­rel là-dedans. Tout était su, répé­té devant une glace, dans une chambre de la rue de Lis­bonne où les rideaux res­taient tirés l’après-midi.

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 19 et 20

Une semaine pas­sa. Grosz avait offi­ciel­le­ment quit­té Buda­pest pour des « rai­sons de san­té ». La vie au Gel­lért reprit son cours. Un soir, Osman des­cen­dit seul aux bains secrets.

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 16 à 18

Ce soir-là, Made­moi­selle Bren­ner l’invita à un concert à l’Académie Liszt. « Vous résis­tez encore, lui dit-elle pen­dant l’entracte. Vous n’avez pas encore accep­té ce que vous êtes. » « Parce que si je l’accepte, il ne reste rien d’autre. »

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 13 à 15

Une semaine pas­sa. Une semaine étran­ge­ment nor­male, après tout ce qui s’était pas­sé. Osman reprit ses habi­tudes — les bains le matin, le thé avec Madame Zorić l’après-midi, les dîners dans la grande salle où les mêmes per­son­nages jouaient les mêmes rôles.

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 10 à 12

De retour au Gel­lért, Osman trou­va l’hôtel en effer­ves­cence. Ferenc était réap­pa­ru. Le lift-boy avait repris son poste au pater­nos­ter comme si de rien n’était. Il por­tait son uni­forme impec­cable, action­nait les manettes avec sa pré­ci­sion habi­tuelle, et citait Witt­gen­stein aux clients interloqués.

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 7 à 9

Pamuk des­cen­dit l’escalier de ser­vice — pas le grand esca­lier de marbre, pas le pater­nos­ter, mais un esca­lier étroit, dis­si­mu­lé der­rière une porte de ser­vice que per­sonne n’utilisait jamais. Osman le sui­vit, de plus en plus intri­gué. Le chat sem­blait savoir exac­te­ment où il allait. Il des­cen­dait avec l’assurance d’un guide, s’arrêtant par­fois pour véri­fier que l’humain suivait.

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 4 à 6

« Vous devez abso­lu­ment venir », dit Nigel Ash­worth-Pen­ning­ton. C’était le troi­sième jour d’Osman au Gel­lért, et l’hydrologue bri­tan­nique avait adop­té l’Ottoman avec l’enthousiasme d’un gol­den retrie­ver décou­vrant un nou­veau maître. Il l’attendait chaque matin aux bains, le rejoi­gnait pour le déjeu­ner, et lui expo­sait ses théo­ries sur la plom­be­rie romaine avec une pas­sion qui ne fai­blis­sait jamais.

La confré­rie des eaux — Les Chro­niques du Gel­lért — Cha­pitres 1 à 3

Le train entra en gare de Buda­pest-Kele­ti avec cette len­teur majes­tueuse qu’affectent les express inter­na­tio­naux lorsqu’ils daignent enfin s’arrêter quelque part. Osman Fazıl Bey, debout dans le cou­loir du wagon-lit, regar­dait défi­ler les quais sans les voir. Il por­tait un cos­tume de Savile Row — cadeau d’un atta­ché bri­tan­nique en des temps meilleurs — et un fez bor­deaux qu’il n’avait aucune inten­tion d’ôter, quoi qu’en pen­sât la Répu­blique turque et ses décrets vestimentaires.

Une sai­son au She­pheard’s — Par­tie 5 (fin)

On lui don­na une heure pour récu­pé­rer ses affaires au She­pheard’s. Un offi­cier l’ac­com­pa­gna. Dans le taxi, Dor­lange regar­dait défi­ler les rues du Caire — les mêmes rues qu’il avait par­cou­rues avec Nehad, la nuit, il y avait si peu de temps. Tout lui sem­blait étran­ger main­te­nant, comme un décor qu’on aurait démon­té et remon­té à l’i­den­tique, mais dont quelque chose aurait changé.

Une sai­son au She­pheard’s — Par­tie 4

Août arri­va comme une fièvre. La cha­leur était deve­nue une chose solide, un mur qu’on tra­ver­sait pour aller d’un endroit à l’autre. Les gens ne mar­chaient plus — ils se traî­naient, s’ar­rê­taient à l’ombre, repar­taient. Au She­pheard’s, les ven­ti­la­teurs tour­naient jour et nuit mais ne ser­vaient à rien. Les draps étaient trem­pés dès le réveil. On buvait de l’eau tiède, du thé tiède, du whis­ky tiède. On atten­dait le soir.