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Bro­chures Auto Union (1939)

Auto Union regrou­pait autre­fois quatre construc­teurs d’au­to­mo­biles alle­mands, dans un consor­tium des­ti­né à contrer l’o­pu­lence de Mer­cedes en pleine expan­sion, pen­dant les années 30. Ain­si Audi, DKW, Horch et Wan­de­rer se retrouvent sous la même coupe. Des années après, il n’en reste plus qu’un qui repren­dra d’ailleurs le logo d’o­ri­gine du consortium.
Sur Autounion1939, on trou­ve­ra des repro­duc­tions des superbes bro­chures com­mer­ciales de l’époque.

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Sous la terre de Rouffignac

A envi­ron 7 kilo­mètres de la dépar­te­men­tale qui relie Péri­gueux aux Eyzies-de-Tayac en Dor­dogne, après avoir sillon­né une route ser­pen­tant au tra­vers de petits hameaux et de forêts épaisses, après avoir des­cen­du des pentes et mon­té des côtes sans fin, on finit par arri­ver au som­met d’une col­line ver­doyante au som­met de laquelle se lance une ultime route, après un champ gavé d’oies grises apeu­rées. On finit par arri­ver devant une bouche large béante trans­per­çant la col­line ; une ouver­ture inquié­tante et sombre dans laquelle on ne s’i­ma­gine pas trou­ver ce qui s’y cache. Nous sommes sur la com­mune de Rouf­fi­gnac-Saint-Cer­nin-de-Reil­hac.

Mammouth_Rouffignac

Dehors, la tem­pé­ra­ture est étouf­fante, avoi­si­nant les 36°C ; au fur et à mesure que l’on approche de l’ou­ver­ture, un voile de fraî­cheur vient cares­ser la peau et emplir les narines d’un odeur âcre de terre humide. Les murs ont une tex­ture étrange, bar­dés de ron­deurs sor­tant de parois à l’as­pect argi­leux. Après l’en­trée, der­rière un mur de béton incon­gru, une exca­va­tion en forme de puits, déli­mi­tée par une mar­gelle est indi­quée comme étant une nécro­pole gau­loise. Le trou est rond mais n’a pas de fond ; on n’y voit guère que de l’obs­cu­ri­té du dedans.

On s’as­soit sur les petits bancs d’un train élec­trique sans âge qui démarre en caho­tant ; une simple lumière accro­ché à l’ar­rière du train sur une perche et une autre à l’a­vant suf­fisent à éclai­rer la gale­rie dans laquelle on s’en­fonce sans autre forme de pro­cès ; une sorte de ter­reur incon­nue me par­court l’é­chine face à ce lieu qui m’ab­sorbe dans toute sa noir­ceur. La tem­pé­ra­ture me glace ; 13°C, tem­pé­ra­ture constante, moyenne arith­mé­tique des tem­pé­ra­tures annuelles exté­rieures. Le train s’en­fonce dans l’obs­cu­ri­té pro­fonde. Ici on a pris le par­ti de pré­ser­ver les lieux, aucun fil élec­trique ne court sur le sol, aucun spot accro­ché au mur, tout est lais­sé tel quel à part ces rails qui nous emmènent dans l’in­con­nu. Les murs et leurs ron­deurs, ce sont des accu­mu­la­tions de moel­lons de silex pris dans une roche très friable, argi­leuse, molle comme de la craie mouillée ; en d’autres temps ici, tan­dis que plus de la moi­tié de la France n’é­tait qu’o­céans, l’eau cou­lait sous pres­sion, creu­sant à l’en­vi d’im­menses gale­ries, des cir­con­vo­lu­tions étranges et fan­tai­sistes. Le niveau de l’eau a bais­sé et ces gale­ries sont res­tées pour être visi­tées par les pre­miers hommes que la terre a por­té. On arrive dans une pre­mière gale­rie sur les murs de laquelle sont des­si­nés par de simples traits fins des mam­mouths se fai­sant face ou se sui­vant, un peu plus loin, on peut voir des striures ver­ti­cales, ser­rées et nom­breuses ; ce sont les traces des griffes des ours qui sont venus jus­qu’i­ci pour se réfugier.

Au pla­fond, des graf­fi­tis qu’on pour­rait croire récents, mais ils datent du XVè ou du XVIè siècle, pein­tur­lu­rés mal­pro­pre­ment dans ce lieu de mémoire.

On fait demi-tour ; la décep­tion me happe, je n’ai pas envie que le voyage se ter­mine déjà, mais on ne fait que se faire aiguiller dans une autre direc­tion pour repar­tir de plus belle par une pente impres­sion­nante, à toute vitesse, dans le noir le plus total, c’est un vrai dédale, plus de deux kilo­mètres séparent le lieu où nous nous ren­dons de l’ou­ver­ture ; on se dit qu’au­cun homme sen­sé ne se ren­drait dans un endroit aus­si recu­lé, quel que soit sa moti­va­tion ou son ins­pi­ra­tion du moment. Un coude part sur la droite et nous des­cen­dons encore. L’at­mo­sphère oppres­sante me grise, une étrange sen­sa­tion d’i­vresse m’en­va­hit ; l’air semble pour­tant sain mal­gré une hygro­mé­trie constante de 98%.
Le sol est mar­ron, fait d’une ocre com­pacte comme de la terre bat­tue, boueuse. De chaque côté de notre sillon, des niches creu­sées dans ce sol friable (des bauges), des sortes d’im­menses paniers à chien… qui sont en réa­li­té les litières des ours qui se sont frayés un che­min jus­qu’i­ci pour hiber­ner tran­quille­ment. De chaque côté le sol semble mon­ter tan­dis que le petit train conti­nue son che­min ; on a en fait creu­sé le sol qui se rap­proche du pla­fond, jus­qu’à ne plus en être dis­tant que de 75cm… Nous nous enfon­çons, le train ralen­tit, le moteur est cou­pé et on nous demande de des­cendre. Légère pro­tes­ta­tion, mais si vous venez, vous allez voir…
Nous sommes sous le grand plafond.

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J’ai le souffle cou­pé… Au-des­sus de ma tête, des dizaines d’a­ni­maux ont été des­si­nés, enche­vê­trés, au char­bon ou au dioxyde de man­ga­nèse, sous un pla­fond que les hommes de l’é­poque ne pou­vait tou­cher qu’en étant allon­gés sur le dos. Une image me frappe immé­dia­te­ment ; un che­val est repro­duit gran­deur nature ; celui qui a mis tout son cœur et son savoir-faire d’ar­tiste n’a jamais pu voir son œuvre comme je la vois aujourd’­hui, avec un tel recul. L’é­mo­tion me trans­porte littéralement.
Au-des­sus de moi, ce sont des dizaines d’a­ni­maux aux contours noirs, enche­vê­trés, cer­tains grands comme une lar­geur d’empan, d’autres gran­deur nature.
Cet endroit, aus­si pro­fond soit-il a été maintes et maintes fois visi­tés par des per­sonnes plus ou moins bien inten­tion­nées. Les des­sins ont été recou­verts de graf­fi­tis, d’ins­crip­tion diverses, témoi­gnages ridi­cules de pas­sages suc­ces­sifs comme autant de défis ridi­cules envers soi-même et le res­pect du temps pas­sé. Tout ici a été net­toyé, res­tau­ré reli­gieu­se­ment pour offrir ce spec­tacle sur­gi de l’autre côté de la nais­sance du Christ, excep­tée cette ins­crip­tion repré­sen­tant une croix sous laquelle ont été ins­crites les trois lettres IHS, signi­fiant que le lieu a été exor­ci­sé ; ces des­sins d’a­ni­maux ne pou­vaient être que l’ex­pres­sion d’un culte hor­rible dédié à Satan et à Vénus (sic) — pour­quoi Vénus ? va comprendre…
Ceux qui viennent ici voir du spec­ta­cu­laire, du gran­diose, des cou­leurs et du fan­tas­tique seront for­cé­ment déçus. Ici est le règne de la plus belle des œuvres humaines.
Ici se ter­mine le tun­nel, mais sur la gauche, au fond, un puits, pro­fond d’une dou­zaine de mètres, au fond duquel parait-il — ce n’est pas moi qui irait véri­fier — se trouve des­si­née la tête d’un homme. C’est tou­jours le même rituel ; sur les parois et les pla­fonds des grottes — trans­ver­sa­le­ment donc — , des ani­maux, les repré­sen­ta­tions des humains dans les puits. Un mys­tère total. Je reste éba­hi devant ces des­sins d’une sim­pli­ci­té enfan­tine, mais d’une grande pré­ci­sion — on y voit même avec une par­faite net­te­té sur un des mam­mouths, la pré­sence claire de ce petit cla­pet anal en cuir des­ti­né à les pro­té­ger du froid — et au-delà de toutes les ques­tions qui se posent inévi­ta­ble­ment, que sont-ils venus faire au fond de cette gale­rie, à deux kilo­mètres de l’en­trée, et sur­tout pour­quoi ont-ils des­si­né ces ani­maux ?, on est sai­si par l’im­men­si­té de ce qui se trouve sous nos yeux ; le spec­tacle n’est pas gran­diose, il est tout sim­ple­ment émou­vant et nous rap­pelle com­bien nous venons de loin et com­bien éga­le­ment notre connais­sance a à s’en­ri­chir avec humi­li­té de ces œuvres dont nous maî­tri­sons si peu les significations.
Mal­gré tout, la grotte est rela­ti­ve­ment récente, l’or­ne­ment est daté à — 13000 ans, en plein Mag­da­lé­nien.

Pour en savoir un peu plus : Jour­ney to Ancient Civi­li­za­tions.
Loca­li­sa­tion Google Maps.

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Of a fire on the moon

Racon­ter une mis­sion aus­si spec­ta­cu­laire que celle qui a emme­né trois hommes sur la lune par une très chaude jour­née de l’é­té 1969 n’é­tait pas à la por­tée de n’im­porte qui et il fal­lait a mini­ma l’ex­pé­rience d’un ingé­nieur en aéro­nau­tique, la plume d’un double Prix Pulit­zer et l’in­so­lence d’un des plus grands écri­vains amé­ri­cains, décé­dé en 2007, Nor­man Mai­ler. L’in­tel­li­gence de Mai­ler réside à mon sens sur­tout dans cette façon qu’il a de subli­mer un évé­ne­ment dont on connait peu les des­sous. En effet, l’ex­ploit final a quelque peu mas­qué toute l’éner­gie qu’il a fal­lu dépen­ser, dans une course folle — pour ne pas dire schi­zo­phrène —, à coups de mil­liards de dol­lars et après un tra­vail de sape pro­fond sur les men­ta­li­tés américaines.

Ce qui repo­sait sur le suc­cès du vol, c’é­tait rien de moins que de voir dimi­nuer la crainte chez les tech­ni­ciens dont les libi­dos étaient pri­son­nières de tout le réseau ser­ré des chiffres.

Saturn V

Tout l’in­té­rêt du récit de Mai­ler se trouve conden­sé dans ce qu’il nous apprend du réseau d’éner­gies ; éner­gie ciné­tique lors­qu’il nous décrit avec pré­ci­sion de poids de cha­cun des modules et la psy­cho­lo­gie des machines, le poids d’une fusée abso­lu­ment énorme — j’ai appris avec une cer­taine joie que la pous­sée n’est pas la pous­sée sur la terre, mais une force qui va à l’en­contre du poids des pro­pul­seurs — , éner­gies sociales lors­qu’un demi-mil­lion d’A­mé­ri­cains se retrouvent aux abords de Hous­ton pour suivre le lan­ce­ment de Saturn V en direct, éner­gies ther­miques lors­qu’il nous dit pour­quoi la cap­sule est recou­verte de tuiles réfrac­taires, et les com­bi­nai­sons de maté­riau des­ti­nés à évi­ter les col­li­sions avec des micro-météo­rites, éner­gies sexuelles lors­qu’il com­pare la fusée au phal­lus de l’A­mé­ri­cain moyen et la cap­sule à sa semence…

lune

La phy­sique était une étude de l’ordre, du raf­fi­ne­ment, de la splen­deur et du stu­pé­fiant mys­tère des lois qui régis­saient la nature, une contem­pla­tion des forces qui l’a­ni­maient ; la construc­tion méca­nique c’é­tait l’im­mer­sion dans le coef­fi­cient de glis­se­ment de l’adhé­sif appli­qué à l’é­crou qui main­te­nait le bou­lon d’un dix mil­lio­nième de la concep­tion totale incar­née dans une machine, cette concep­tion tra­cée tout d’a­bord au tableau noir par un phy­si­cien. D’un coup de craie ! « Ici, nous aurons l’in­ter­face. Les étages se sépa­re­ront. »  La phy­sique était donc l’a­mour et la construc­tion méca­nique le mariage. La phy­sique, c’é­tait le sexe, la concep­tion et la com­mu­nion de la famille ; la construc­tion méca­nique c’é­tait faire sor­tir les œufs à temps. La phy­sique c’é­tait remar­quer tran­quille­ment : « Don­nez à un objet une vitesse de onze kilo­mètres par seconde et il par­vien­dra à échap­per au champ d’at­trac­tion de la Terre. » La construc­tion méca­nique, c’é­tait les cin­quante ans de fusées creu­sant des sillons dans les champs de maïs et pre­nant feu sur leur aire de lan­ce­ment à cause des sou­papes qui n’é­taient pas étanches. La construc­tion méca­nique, c’é­tait les cinq cent mille hommes qui avaient brû­lé leur libi­do et tri­mé pen­dant des années comme des esclaves pour ras­sem­bler un effort col­lec­tif suf­fi­sant pour ame­ner un vais­seau spa­tial pesant deux mille neuf cents tonnes à se sou­le­ver et à acqué­rir une vitesse assez grande pour échap­per aux deux mille neuf cents tonnes d’at­trac­tion que le champ de gra­vi­ta­tion de la Terre fai­saient peser sur cet astronef.

Mais mieux que par­tout ailleurs, Mai­ler joue son rôle de gêneur, de tru­blion en jetant sur le pauvre Arm­strong son voile noir et pour­fend à coup de sar­casmes. Avec de longues phrases et cette sou­plesse dans les mots et leur arti­cu­la­tion, il démonte à l’é­poque déjà le rêve amé­ri­cain du ban­lieu­sard classe moyenne dans son sou­hait de stan­dar­di­sa­tion. Un grand moment.

La mai­son des Arm­strong était modeste, avec un toit poin­tu de bar­deaux bruns. C’é­tait une mai­son comme on en trou­vait un demi-mil­lion d’autres dans les ban­lieues, com­bi­nant le style moderne et le style tra­di­tion­nel tout neuf. On y per­ce­vait des traces de l’au­berge de cam­pagne anglaise, avec de petites fenêtres et de longues avan­cées. La mai­son pour­tant était située dans une rue dont la courbe ne devait rien aux déam­bu­la­tions d’une vache mais aux indices favo­rables sur des tableaux mon­trant le rap­port entre le reve­nu et le prix de revient pour des lotis­se­ments à rues droites. El Lago — c’é­tait le nom de cette ban­lieue, comme d’autres s’ap­pe­laient King­ston, Tim­ber Cove et Nas­sau Bay — était un tran­quille échi­quier de petites ave­nues aux virages soi­gneu­se­ment cal­cu­lés qui cou­paient sui­vant des angles droits rai­son­na­ble­ment approxi­ma­tifs d’autres ave­nues pavées, une impasse par-ci par là, une rue qui décri­vait un cercle com­plet. L’or­di­na­teur de l’a­gence immo­bi­lière qui avait four­ni le plan, dans sa sage façon de dis­tri­buer sui­vant un savant hasard la cour­bure des allées, avait conçu la logique de cet ensemble avec un tel sou­ci de prendre en consi­dé­ra­tion la varié­té des sou­haits expri­més par les groupes de clients-rési­dents situés à ce niveau pré­cis de reve­nus-pou­voir d’a­chat, que l’ef­fet géné­ral — quel coup pour la bonne volon­té de l’ar­chi­tecte qui avait déci­dé sans doute pour une fois : fai­sons quelque chose de mieux ! — était aus­si agréable et sté­rile pour l’œil qu’un living-room modèle de grand maga­sin pour jeunes mariés ache­tant à cré­dit avec un bud­get moyen­ne­ment élevé.

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Pho­to © Chris Gul­ker

Main­te­nant, je me demande sim­ple­ment ce que je vais lire…

Bivouac sur la lune, Nor­man Mailer,
Edi­tion Robert Laf­font, col­lec­tion Pavillons poche.

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Retour­ner à Cabourg et lire Proust

C’est une petite ville comme ça posée sur une plage au bord de la France, dans l’hi­ver sombre d’un automne fati­gué. C’est une petite ville à la splen­deur pas­sée où l’on sent le flot­te­ment d’une cer­taine noblesse déca­tie, et qui, dans un inter­valle de temps révo­lu a dû connaître la déser­tion, l’a­ban­don, période désor­mais terminée.
Cabourg, c’est une longue pro­me­nade sur des briques posées en quin­conce, les planches, c’est bon pour Deau­ville et ses cabines de bain. Un peu plus loin c’est Trou­ville, avec son drôle de nom et ses petites rues dis­crètes, l’hô­tel Saint-James, Rue de la Plage, avec ses des­sus de lit bro­dés et ses bai­gnoires aux pieds de lion. Au bout de la Rue des Bains, Houl­gate et son mini-golf sur lequel je lor­gnais depuis les larges baies vitrées de la location.
Cabourg c’est une ville un peu désuète mais qui a le charme et le carac­tère de ces endroits qu’on aime à tous les coups, sans réel­le­ment savoir pour­quoi. La café Has­tings, les jar­dins du Casi­no, la pro­me­nade Mar­cel Proust évi­dem­ment et le Grand Hôtel de Balbec.
Avant tout, ce que j’ai en moi de Cabourg, ce n’est même pas Cabourg, mais le long de ces plages immenses au sable fin, bat­tues par l’eau froide de la Manche un peu plus vers l’ouest, au bout de la rue Mal­hène, et face à Brigh­ton, la petite plage du Home ; un nom anglais au bord de la Nor­man­die, le sou­ve­nir des soi­rées pas­sées à arpen­ter le che­min où l’on sent l’o­deur des plantes des dunes et sur­tout la plage à perte de vue vers le Havre, la baie de Seine et le Cotentin.
La dou­ceur de vivre, les années douces, Mar­cel Proust dans son ensemble assis sur le bord de l’é­ta­gère me regarde effron­té­ment, je te lorgne mon petit avec ta mous­tache tom­bante et tes joues roses.
Lais­sez-moi retour­ner à Cabourg et lire Proust n’im­porte où.

Pho­to © Ol.v!er [H2vPk] et Mateoone

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