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Vierge froide et racon­tars arctiques

On a le droit de ne jamais avoir lu Jørn Riel, et on a le droit de n’a­voir jamais plon­gé tout entier dans ses pages cha­leu­reuses d’é­cri­vain explo­ra­teur per­du sur les côtes orien­tales de cette terre gelée qu’on appelle Groen­land (/gʁɔɛn.lɑ̃d/, Kalaal­lit Nunaat en groen­lan­dais) — il me sem­blait bien avoir déjà lu le mot ortho­gra­phié Groën­land, mais c’é­tait avant 1850 — et sur­tout, on a le droit de ne jamais avoir goû­té à cette expé­rience, mais c’est cer­tain, si on ne le fait pas, on risque de pas­ser à côté d’une for­mi­dable épo­pée aux allures de saga islan­daise car on consi­dère cette homme, d’o­ri­gine nor­mande et danoise, comme le plus grand témoin de la culture des inuits du Groen­land et des his­toires des pêcheurs et des chas­seurs ins­tal­lés sur cette terre sté­rile et gla­ciale. (more…)

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Où en étions nous ?

Vivre n’est pas si facile pour moi et si on me demande sou­vent pour­quoi je lis, pour­quoi je papillonne, pour­quoi je m’in­té­resse et pour­quoi je suis curieux, pour­quoi je suis tou­jours occu­pé à quelque chose et pour­quoi je ne m’en­nuie jamais, pour­quoi j’ai constam­ment l’air de pen­ser à quelque chose, pour­quoi je parle tant quand je m’y mets, pour­quoi il y a de la pas­sion dans mes yeux, pour­quoi je ne dors plus, pour­quoi je n’ar­rive pas à renon­cer à tout ce que je m’é­tais pro­mis de renon­cer, pour­quoi je suis si mal­heu­reux en fin de compte et pour­quoi je n’ar­ri­ve­rai jamais à rien qui puisse me satis­faire com­plè­te­ment, et pour­quoi je m’in­té­resse tou­jours à des choses qui a prio­ri n’in­té­ressent per­sonne et pour­quoi je ne fais jamais rien comme tout le monde et pour­quoi je ne laisse jamais tom­ber, et pour­quoi j’ai par­fois les yeux rou­gis par le sang et les larmes et pour­quoi j’aime tant les femmes et pour­quoi j’aime tant être avec elle et pour­quoi je déteste les aimer alors que je pour­rais aimer les haïr de toutes mes forces, et pour­quoi elles m’ont tant fait souf­frir quand moi j’a­vais tant besoin qu’on ne m’offre que de l’a­mour, pour­quoi je crie sou­vent entre mes oreilles pour faire taire le bruit de la nuit, pour­quoi je deviens dingue et pour­quoi je m’en veux trop, alors je répon­drais qu’il faut que je reste en acti­vi­té car si le néant m’en­va­hit, si le rien arrive à se sai­sir de moi, si le vent souffle sur la plaine, si la pous­sière me brule les yeux, peut-être alors — je ne sais pas, je n’ai jamais essayé — peut-être vais-je ne pas sup­por­ter ça. Et je ne sais pas ce qu’il y a après.

[audio:tremblante.xol]

Bande ori­gi­nale du film In the elec­tric mist,
chan­té et joué par Court­ney Gran­ger, artiste amé­ri­cain cajun d’ex­pres­sion française

Sooke - from Gordon's Beach

Geißstraße

commerce building, san antonio, texas

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Dans les lumières de Fer­nand-Marie Legout-Gerard

Ses sujets me sont fami­liers autant que son uni­vers, ses huiles res­pirent l’air iodé et les algues tendres et ses lumières sont autant de cieux qui ont un jour illu­mi­né les rivages de l’At­lan­tique. Fami­lier de l’école de Pont-Aven, il en fut un de ses plus dis­crets repré­sen­tants et un des moins carac­té­ris­tiques, un peu oublié certes, mais il est de ceux dont on aime retrou­ver la cha­leur lors­qu’au hasard des routes, on retrouve ses toiles accro­chées aux cimaises des gale­ries sur les ports ou dans les grandes villes humides, les jour où on ferait mieux de res­ter chez soi à boire du cho­co­lat chaud…

Sur les quais d’Audierne

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